André Pratte
C’est aujourd’hui la fête de tous les Québécois. Nous avons beaucoup de choses à célébrer, à commencer bien sûr par la survie et le développement du fait français en Amérique. Il me semble que nous pouvons aussi être particulièrement fiers de notre sens démocratique, comme l’a démontré au cours de la dernière année le débat vigoureux mais respectueux au sujet des accommodements raisonnables. Peu d’endroits dans le monde auraient pu tenir un débat aussi serein sur un sujet aussi délicat.
Les organisateurs l’ont répété encore cette année, la Fête nationale est la fête de TOUS les Québécois. Dommage que certains participants ne comprennent pas le message. Chaque année, quelques-uns, des artistes notamment, profitent de la tribune qui leur est offerte pour livrer un plaidoyer en faveur de l’indépendance du Québec. Ils le font par conviction profonde. Cependant ce faisant, ils indisposent beaucoup de Québécois, tout aussi fiers qu’eux du peuple auxquels ils appartiennent mais qui ne partagent pas la même vision de son avenir. Ces derniers se sentent tout à coup mal à leur aise, comme si on les avait invités à une fête qui, finalement, n’était pas tout à fait la leur.
Il y a 363 autres jours pour faire la promotion de nos idées (le 1er juillet devrait aussi être exempt de politique, ce qu’il n’est pas toujours…). Pourquoi gâcher la fête de tant de gens? Croit-on vraiment convaincre quelqu’un un 24 juin?
De la part de l’équipe éditoriale, je souhaite bonne fête à tous les Québécois qui nous lisent, sur Cyberpresse et dans La Presse.























