
Photo Patrice Laroche, Le Soleil
André Pratte
Le parolier Luc Plamondon a été reçu jeudi par l’Assemblée nationale qui lui a remis sa Médaille d’honneur.
En acceptant cette distinction, M. Plamondon a déploré que le français recule à Montréal et accusé les politiciens de «rester les bras croisés»: «Les politiciens ont peur, un peu, maintenant, de parler des dangers (qui guettent) la langue française. Mais la langue française, ici, elle est en danger tous les jours, de plus en plus, et moi ça m’inquiète beaucoup.»
L’auteur de Starmania a aussi dit que la qualité de la langue, notamment chez les jeunes, était en déclin. «Il faudrait peut-être enseigner Starmania un peu plus dans les écoles, parce que je trouve que la langue française au Québec dégringole un peu et que c’est très important. Il n’y a pas d’éducation, il n’y a pas de culture sans la connaissance de sa propre langue.»
Sur la première question. J’ai souvent écrit à ce sujet (je sais que beaucoup de gens ne sont pas d’accord avec moi…) mais il n’y a aucune indication sérieuse que le français soit en recul dans la grande région de Montréal. Certains, comme M. Plamondon, peuvent avoir des impressions, mais ces impressions ne sont pas corroborées par les études de Statistique Canada et de l’Office de la langue française.
Plusieurs blogueurs voudront sans doute discuter de ce que le parolier appelle l’«invasion» de l’anglais, mais j’aimerais bien que vous vous prononciez aussi sur l’autre volet de son propos, soit la qualité de la langue. Êtes-vous, comme lui, d’avis que les jeunes d’aujourd’hui s’expriment moins bien que ceux d’autrefois, que le «franglais» prend plus de place?






















