Mario Roy
On peut affirmer que l’animatrice et femme d’affaires Oprah Winfrey est de loin la personnalité médiatique la plus puissante des États-Unis. Apparaître à
son «show» est, pour n’importe qui, une consécration. Lorsqu’elle encense un livre, il devient en 24 heures un best-seller aux États-Unis. Lorsqu’elle se met à la diète, ce qu’elle fait régulièrement, la moitié du pays se met à la diète avec elle, peut-on dire en blaguant à peine…
Elle est à la fois empathique et charismatique. J’ai toujours pensé qu’elle est la personnification même de la télé américaine dans ce qu’elle meilleur… et, hélas, de pire aussi en certaines occasions.
Or, le magazine Newsweek met en ligne un stupéfiant reportage sur Oprah, ses pompes et ses oeuvres, qui met précisément le doigt sur ce qui agaçant avec elle. Et même potentiellement un peu dangereux. Et il s’agit de son goût immodéré pour ce que j’ai déjà appelé dans des éditos l’«anti-science».
L’affaire m’avait frappé lors de son histoire d’amour avec le livre Le Secret , ce machin ésotéro-parapsycho-newago-penséepositivo-gnangnan qui affirme (je résume) qu’il suffit de souhaiter fort fort fort une chose pour l’obtenir.
Newsweek en déterre d’autres, de ces bizarreries d’Oprah, qui ne sont pas non plus piquées des vers -et horriblement dangereuses lorsqu’on connaît l’influence qu’elle a.
Je continue à bien l’aimer tout de même : elle a un drive (comme on dit en serbo-croate) tout bonnement incroyable. Mais elle devrait faire un tout petit peu attention, il me semble.
Lisez le truc de Newsweek (évidemment en anglais) et donnez-m’en des nouvelles…






















