Photo Jacques Boissinot, Presse Canadienne
André Pratte
François Legault a confirmé ce matin son départ de la politique, qu’avait annoncé hier en primeur sur Cyberpresse mon collègue Denis Lessard. Il l’a fait en laissant une sorte de testament politique, un message fort sur l’état du Québec d’aujourd’hui.
Le Québec, a-t-il dit, vit un «déclin tranquille». Les réseaux de santé et d’éducation vivent de graves problèmes d’efficacité, le Québec n’a toujours pas comblé l’écart de richesse qui le sépare des autres états de l’Amérique du Nord, et il fait face à une grave crise des finances publiques. Mais les Québécois ne semblent pas s’en rendre compte, déplore-t-il, le déclin se passe dans la «résignation» et l’«apathie».
Cela ressemble beaucoup à ce que disaient les auteurs du manifeste «Pour un Québec lucide», dont j’ai eu l’honneur de faire partie. Je me réjouis donc du fait qu’un homme de cette envergure lance un pareil avertissement. Dommage qu’il soit seulement possible pour un politicien de dire ces choses-là quand il part ou n’est plus en politique active.
Les propos de M. Legault auront-ils plus d’effets concrets que ceux des «lucides», dirigés par Lucien Bouchard? Êtes-vous d’accord avec les constats faits par l’ancien ministre?






















