Mario Roy
Peut-être n’y a-t-il rien de trop beau (ni de trop… haut) pour la classe ouvrière. Mais la portion
féminine de celle-ci se rebelle contre le port obligatoire de chaussures à talon haut apparemment prévu par le code vestimentaire en vigueur chez certains employeurs.
Au congrès des TUC (fédération regroupant 58 syndicats) tenu à Liverpool, les travailleuses britanniques ont en effet voté une résolution réclamant le libre choix du talon ! On ne spécifie pas le nombre de prolétaires assujetties à la dictature du talon haut, notant qu’elle opprimerait, par exemple, les hôtesses de l’air et des travailleuses du secteur de la mode. Des médecins ont témoigné à l’effet que le port prolongé du talon pouvait entraîner des problèmes sérieux, au dos notamment. De sorte que l’affaire est versée au dossier de la santé/sécurité au travail.
Une seule dissidente a fait remarquer que la résolution ferait voir le mouvement syndical comme une sorte de «police rabat-joie de la mode»… Peut-être. Mais, en matière de police du vêtement féminin, on a vu mieux (ou pire) dans certains endroits du globe !
Tout de même, je serais curieux de savoir : est-ce que les codes vestimentaires sont fréquents chez les employeurs québécois ?






















