Nathalie Collard
Elle a 34 ans et fait preuve de courage en publiant ce blogue en direct de Cuba.
Cette semaine, le président des États-Unis, Barack Obama, a rendu hommage à Yoani Sanchez et ses compatriotes qui osent défier le régime cubain en diffusant leurs opinions dans la blogosphère.
Sur le blogue Generation Y, Mme Sanchez nous raconte la vie quotidienne à Cuba. Son regard est critique, sa plume acérée. Elle écrit en espagnol mais ses posts sont traduits en plusieurs langues, dont le français.
Elle n’a pas froid aux yeux. Elle ne s’est pas gênée, récemment, pour dénoncer les agents civils qui la suivent et l’intimident. Elle a raconté avoir été arrêtée, frappée et détenue alors qu’elle s’apprêtait à participer à une manifestation pacifique. Elle se bat inlassablement pour que ses compatriotes et elle-même aient accès à internet sans restrictions.
Son combat en est un en faveur de la liberté d’expression, liberté que nous prenons tellement pour acquis ici.
La lire est une façon de l’appuyer dans sa lutte. Je vous invite donc à aller visiter son blogue.
























marc___
21 novembre 2009
15h57
Bof, il y a des pays ou la répression est beaucoup plus forte, comme par exemple aux États-Unis, grande terre de la liberté ou 2 millions de citoyens sont sous les verrous. À titre de comparaison la Chine, qui est 5 fois plus nombreuses, a 1.5 millions de détenus. D’autant plus que les États-Unis autorisent la torture et la peine de mort, ce qui lui fait beaucoup ressembler aux systèmes politiques qu’ils déplorent.
Au moins Cuba, eux, ne se targue pas d’être une démocratie.
felicio_de_parma
21 novembre 2009
16h02
Bien sur, il faut critiquer Cuba !
Cela dit, c’est drole que beaucoup s’en prennent tant a ce pays alors que si l’on compare Cuba avec les autres pays des Caraibes on en arrive vite a la conclusion que Cuba n’est pas si pire et concernant la situation sociale cubaine, le pays n’a pas trop a envier ses voisins !
l’erreur du regime cubain est de ne pas avoir progresser apres la chute de l’URSS ou de ne pas avoir tenter de copier un model semblable au model de communisme chinois !
bref, tout cela pour dire que meme si l’on est pas de gauche, on ne peut nier le fait que Cuba n’est pas si pire et est loin d’etre un Haiti !
laminabil
21 novembre 2009
21h39
Il y a comme une ironie et une contradiction quand on voit les États-Unis déplorer Cuba.
Ont-ils vraiment une leçon à donner aux cubais ? je crois pas, non.
kantz
21 novembre 2009
21h57
il faudrait peut être rappeler que les Américains ont apporté leur soutien à un certain Pinochet. Il serait donc juste de prendre la position américaine à la légère.
gringo39
22 novembre 2009
05h10
J’ai visité Cuba en 1979 et 2009. En général, j’ai constaté que ces gens là étaient pauvres mais en même temps heureux. Lorsque l’on connait l’histoire de ce pays et la politique américaine cette jeune femme est une idiote!
ririta10
22 novembre 2009
07h25
Il est aberrant de lire ces 2 premiers commentaires…comparer Cuba aux USA pour l’un et l’autre à Haiti…j’appuie madame Sanchez et considère que ses revendications sont fondéees et légitimes. Quand on visite Cuba autrement que dans les complexes hôtelliers, on s’aperçoit rapidement que le régime Castro en est un de dictature où le mot d’ordre est ” crois ou meurt “. Il est temps que les cubains puissent librement s’ouvrir sur le monde, que ce soit via internet ou par la possibilité de voyager librement et de s’exprimer tout aussi librement.
Je méprise ces touristes nord américains sans aucun scrupule, qui se rendent à Cuba et exploitent sexuellement les jeunes filles ou les jeunes garçons cubains parce qu’ils coûtent ” moins chers”. Profiter ainsi de leur détresse c’est de l’exploitation d’un peuple pauvre et dépendant de l’état. Et c’est sans parler de toutes les restrictions dont sont victimes les cubains.
yveslachance
22 novembre 2009
08h35
@marc_
Vous êtes de mauvaise foi. Les gens en prison aux USA ne sont pas là parce-qu’ils ont critiqué le régime, mais parce-qu’ils sont des criminels de droit commun. On peut très bien critiquer les USA, c’est tout à fait légitime, voire nécessaire, Noam Chomsky et Michael Moore ont fait carrière en critiquant le pouvoir et sont devenus riches et célèbres. Si ils avaient été cubains, ils auraient été déclaré “ennemis du peuple et de la révolution” et ils seraient en tôle. Et Cuba ne se targue pas d’être une démocratie? Non, seulement un paradis prolétarien…
@felicio_de_parma
Bien sûr il faut défendre Cuba!
C’est drôle comme avec Cuba, le verre est toujours à moitié plein. Si les USA mettaient en prison tous ceux qui critiquent le gouvernement publiquement où empêchaient ses ressortissants d’aller et venir à leur guise, vous seriez sans-doutes un des premiers à les dénoncer. Et vous proposez le modèle chinois comme source de progrès? Alors là, si pour vous allier capitalisme sauvage et régime totalitaire est source de progrès, on est pas sorti du bois!
La prochaine fois que j’entendrai ce genre de critique pour un autre pays, je dirai “bof, c’est pas grave, ce n’est pas si pire et loin d’être un Haïti, ou une Somalie, ou une Korée du Nord.
Facile, n’est-ce pas?
carbone-14
22 novembre 2009
08h52
Être libre en Haïti plutôt qu’à Cuba? Question intéressante quand même….
re3e
22 novembre 2009
09h27
j’en ai tellement marre du prosélytisme politique et morale du G7 , oser dire que nous sommes en démocratie est une démonstration de bêtise et de manque d’éducation, les citoyens de nos pays n’ont riens dire dans la gestion des affaires courantes de leurs pays , nous ne faisons qu’encadrer nos dictatures temporelles avec les droits universels et jouer au ping-pong avec deux partis qui s’échangent les sièges du pouvoir et de l’opposition aux 4 ans , mais au bout du compte on se retrouve toujours avec cette dictature bicéphale qui ne fait que défendre les intérêts du club politique et leur petits amis, le clivage droite gauche n’est qu’un miroir aux alouettes dont la seule fonction est de bien endormir le bon p’tit peuple qui préfère ne pas trop utiliser ses neurones et se vautrer dans le confort douillet de ne pas avoir a prendre de décisions trop difficile , mais bon nos dictateurs ne se cassent pas trop la tête non plus sur ce sujet , préférant se lancer de mièvres tirades vides de sens ou de substance d’un coté a l’autre de la chambre vautrés bien confortablement dans le velours vert de leur députation en attendant le vert de leur retraite de voleur institutionnel. alors critiquez les autres grand méchants du globe mon bon peuple , l’important n’est vraiment que vous ne remettiez pas en cause le système chez nous et que les privilèges des GO du club politique ne soient jamais abrogés , tant que la guillotine reste au musée le roi nouveau peu dormir sur son trône et vous pouvez continuer a payer sa rente et sa dime
carbone-14
22 novembre 2009
09h49
Le libre-choix sera toujours une simple question de cultûre beaucoup plus que de politique c’est fort probable, et même s’il n’est pas certain qu’Obama serait mieux traité à Cuba plutôt qu’à Cité Soleil, les nombreux enjeux en question ne laissent cependant pas d’obnubiler quelques raisons probantes de-ci de-là s’il faut en croire tous ces chers twitts qui volitgent de branche en branche et toujours à la recherche de bonheur en capsules aux dernières nouvelles.
Si le Bonheur n’est qu’une simple question de Cultûre, mais bien sûr que les 12 milliards $ de retombées annuelles aux frais des contribuables comme avec celle de Montréal pourrait toujours laisser croire à une certaine forme de petits bonheurs très légers qui passent et repassent tout comme certains ballons à la télé à condition de ne pas trop s’oublier; et si tant est que l’Identité de Mme Jodi Bonemine par rapport à celle de Carla soit vraiment différente de celle de Sarko sous sa burqa, il resterait toujours à savoir si ce ne sont pas les snowbirds qui en sont sont les mieux pourvus en termes de stricte égalité à ne considérer que les plumes de paon de Pigalle par rapport à tous ces ennuyants de newborn again même pas morts encore et selon qui l’esprit de bottines sera toujours supérieur à la pensée libre en termes très stricts d’Art primitif entre autres.
Si certaines madames semblent en effet trouver dans la volubilité extrême de leurs tout petits propos l’objet même de leurs fantasmes tout commme Janine sur son blogue ce matin même à propos du PLC, d’autres un peu plus circonspects se contenteront bien sûr avec plaisir de souhaiter enfin l’égalité entre toutes les femmes de ce monde sans trop se soucier des matantes par trop inclusives tout comme cela tombe sous le sens; et à la condition expresse qu’il ne s’agisse pas bien sûr de ménopause ou de corps aux pieds, personne ou presque, je vous l’assure, ne pourra chipoter davantage sur l’Art de se prendre pour soi-même plutôt qu’une autre à ce sujet, c’est presque probable.
Ce qui signigfie bien entendu qu’en ne parlant chinois qu’à des espagnols ou en latin à son poisson rouge, ni cette prose si lumineuse des politiciens, ni encore tous ses effets de cuisisne pas toujours probants quand il s’agit de n’aimer que la poutine comme à NY ne sauraient donc prévaloir en rien sur ce bon usage de tous ces mots de sacritsitie que d’aucuns beaux esprits pourtant dits bien évolués voudraient mordicus nous faire glisser aussi pour du rire en can plutôt qu’une certaine sagesse parfaitement zen par ailleurs quand on est encore et toujours sur le Cyalis tout comme chez Mac Dog ou à Rio. Mais encore?
lagrenouille
22 novembre 2009
09h54
Tout d’abord, je suis tout à fait en accord avec Felicio-de-Parma en ce qui concerne la situation de Cuba. J’en rajouterai même en disant qu’à Cuba, tout le monde mange à sa faim et est soigné et éduqué gratuitement. Leur système de santé est efficace et ne manque pas de médecins. Il y a même des Québécois qui vont se faire soigner à Cuba! Vous voulez mon avis? On a bien des choses à apprendre du système cubain…
Aussi, mieux vaut-il vivre dans un pays où l’on sait très bien que l’information est contrôlée, que dans un pays où l’on pense qu’on est tout à fait libres et qu’on a accès à une information de qualité et complète, alors que tel n’est pas le cas? Je trouve la seconde option plus dommageable encore que la première, et c’est celle dans laquelle on se retrouve, ici, au Québec… On n’a certainement pas de leçons à faire à Cuba…
jooma
22 novembre 2009
10h25
marc__, ta comparaison avec les E.U. est ridicule. OK, Bush a effectivement torturé des prisonniers. Il n’en reste pas moins que le Cuba est une dictature qui emprisonne ses propres citoyens pour oser exprimer leur opinions et les garde isolés du reste du monde. Une comparaison avec la Corée du Nord serait peut-être plus juste.
marc___
22 novembre 2009
10h52
@yveslachance
Vous êtes très candide de croire que si 25% des prisonniers dans le monde sont enfermés aux États-Unis, c’est parce qu’ils le méritent. Certains organismes de défense des droits humains affirment plutôt que les prisonniers sont du bon cheap labour pour les prison privées, qui les font travailler pour des salaires misérables.
@ Ririta
Mon argumentaire est basé sur des faits, le vôtre sur rien du tout. Cessez de croire aveuglément la propagande des médias occidentaux sur les régimes non démocratique. Le fait est que la situation est bien pire dans certains pays démocratique que dans des dictatures. D’autant plus que Cuba possède une expertise médicale supérieure à la notre, de sorte que des canadiens vont s’y faire soigner pour des opérations non disponible ici. Bien sûr, les cubains sont loin d’être aussi riches que nous mais avec tout les services qu’ils possèdent, la population ne manquent de rien. Épicure disait : les besoins naturels et nécessaire sont les seuls qui garantissent le bonheur et son facile à obtenir. D’ailleurs je suis certains que les cubains qui ont le nécessaire sont plus heureux que les américains avec leurs télé plasma , leur fast-food et leurs hummers. Sans compter que Cuba fait très bonne figure sur le plan économique lorsqu’on considère le territoire exigu sur lequel ils vivent et le peu de ressource naturelles qu’il contient.
jolto
22 novembre 2009
10h59
Il faut vraiment être tordu pour défendre la dictature cubaine comme les felicio, marc et autres.. C’est insensé mais cela n’est pas surprenant..ces soi-disants défenseurs du progrès et de l’égalité.. appuient le totalitarisme et les atteintes aux libertés civiles au nom d’une certaine lutte des classes… Vous êtes perdus dans vos repères idéologiques ! La gogauche et les alter-mondialistes sont égarés.. Faîtes des comparaisons inutiles et bidons avec Haiti si cela vous plaît.. votre relativisme et votre totalitarisme au nom de la lutte des classes s’avèrent pathétiques..
Il y en a même un..(gringo) qui la traite d’idiote alors qu’elle défend la liberté d’expression et les libertés civiles… Faut le faire!!!
Cuba a été une vitrine des pays de l’Est pendant les années 60-90. Elle recevait des subventions et de l’aide de l’Union Soviétique. Lorsque ce système s’est écroulé..Cuba est tombé dans l’abîme pendant les années 90.
Le secteur touristique et hôtellier a été ouvert aux investissements ”capitalistes”étrangers..c’est ce secteur qui fonctionne le mieux et qui sauve de la détresse des milliers de Cubains…
Ce n’est certainement pas le secteur agricole ou manufacturier cubain qui enrichit le pays.
Mon beau-frère est Cubain et je peux vous garantir que les envois de ”dinero” à Cuba sont très importants pour des millions de Cubains. Par chance , il vit dans notre maudit système capitaliste..
L’arrivée de Hugo Chavez et ses pétrodollars est une bouée de sauvetage et une bénédiction pour Castro et son système totalitaire..
La grenouille: notre système de santé est public comme à Cuba..Nous n’avons pas d’hôpitaux privés au Canada comme Cuba et la Corée du Nord.. Les trois seuls pays au monde à ne pas avoir d’hôpitaux privés!
Nous avons pratiquement le même modèle! Les médecins à Cuba gagnent beaucoup moins d’argent que la femme de chambre des hôtels bondés de touristes étrangers comme vous…
Parlez-en aux médecins cubains au lieu de dire des inepties!
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/06/16/007-Cuba-www-mainmise.shtml
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/06/16/011-Cuba-www-Sanchez.shtml
sergio010
22 novembre 2009
11h04
Article du site Cubadebate sur le “phénomène” Yoani Sánchez : http://www.cubadebate.cu/especiales/2009/11/21/operacion-marketing/
(en espagnol).
Écoutez, le spectacle médiatique est on-ne-peut plus évident, il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles. Cette dame devrait se contenter de faire une critique constructive de la révolution, et si elle n’est pas contente, qu’elle aille rejoindre la mafia de Miami. La lutte se fait entre deux idées de voir le monde, le mot démocratie est dépourvu de sens ici. Ou alors, demandez aux États-Unis où se trouve le terroriste Luis Posada Carriles.
yveslachance
22 novembre 2009
11h36
@carbone-14
Que diable mettez-vous dans vos céréales? Complètement délirant, votre truc…
felicio_de_parma
22 novembre 2009
13h09
@jolto
j’imagine que pour vous, touts les pays sed oivent d’être des alliés des USA et adopter le même type de système !!!!
à mon avis vous connaissez très mal l’Amérique Latine !
Allez lire ce que les USA et la CIA ont comploté pendant les 50 dernières années en Amérique du Sud !
Les Américains ont même apporté leur soutien à des dictateurs et des corrompus uniquement pour éviter qu’un régime socialiste voit le jour et vous vous souhaitez nous faire croire que les USA sont de bonne foi !
J’imagine que vous êtes de ceux à cracher sur Chavez uniquement parce-qu’il est un socialiste, par contre pour ce qui est du président colombien vous ne dites rien……….
Même chose pour la Bolivie ou le peuple en avait marre des corrompus et a donc décider d’élir un autochtone qui souhaitait changer les choses et ne pas suivre la ligne dictée pas Oncle Sam !
felicio_de_parma
22 novembre 2009
13h12
@yveslachance
faites-moi rire !
allez lire les rapports en ce qui concerne les prisons et les traitements des prisonniers aux USA !
vous allez alors constater que c’est assez choquant pour un pays qui se proclame un exemple de démocratie !!!!
sans oublier la peine de mort encore pratiquée en 2010 !!!!!!!!
yveslachance
22 novembre 2009
14h09
@marc_
Je note que vous ne répondez pas à l’essentiel de mon argument… Je ne défends pas le système carcéral américain, et encore moins les inégalités sociales qui mènent tant de gens derrière les barreaux de leurs prisons. Je prétends qu’ils ne sont pas en prison parce-qu’ils sont des ennemis du régime.
Vous avez ensuite le culot de dire des cubains qu’ils ne manquent de rien et que par conséquent ils sont heureux? Que de condescendance! Et si ils sont si heureux, pourquoi tant d’entre-eux veulent-ils quitter ce paradis, et pourquoi les autorités cubaines les en empêchent-ils? Poser la question, c’est y répondre.
En passant, loin de moi l’idée de me mettre dans le camp des exilés cubains fous-furieux nostalgique de l’époque de Batista qui espèrent un retour au “bon vieux temps” lorsque le régime anachronique de Castro tombera. Je crois sincèrement que ce pays peut s’ouvrir sur le monde tout en conservant ses acquis très réels au niveau de l’éducation et des soins de santé, qui effectivement devraient faire rougir de honte bon nombre de leurs voisins. Je ne crois tout simplement pas qu’on a besoin d’une dictature intolérante et dépassée s’appuyant entre-autre sur la délation et l’emprisonnement des dissidents politique pour y parvenir.
ptoutant
22 novembre 2009
14h55
Sans aucun doute il y a place à l’amélioration à Cuba pour ce qui est de la liberté d’expression mais la vie y est quand même bien meilleure que chez la plupart de ses voisins. À preuve les hommes peuvent même obtenir des implants de pénis gratuits !!! (article de cyberpresse) :
http://www.cyberpresse.ca/actualites/insolite/200911/20/01-923684-cuba-offre-des-implants-de-penis-gratuits.php
ririta10
22 novembre 2009
16h08
@marc
vous me dites déconnectée alors que le sujet de discussion est LA LIBERTE D’EXPRESSION. À ce que je sache, les américains emprisonnées ne le sont pas parce qu’ils ont osé s’exprimer. De plus, pour avoir vécu le quotidien cubain, je peux vous dire que votre argumentation est déficiente et épargnez-moi les effets de la propagande, j’ai eu à aider suffisamment de cubains pour savoir ce qu’ils vivent. et vous qu’avez-vous fait???
lagrenouille
22 novembre 2009
17h20
@Jotto
Si c’est si épouvantable que ça, être médecin à Cuba, comment se fait-il qu’ils soient apparemment très nombreux à y joindre les rangs de la profession? Tellement nombreux, en fait, que Castro a même offert, en 2005, d’envoyer 1 500 de ses médecins (chacun apportant avec lui 27 lbs de médicaments et de matériel médical) dans le sud des États-Unis (qui en avait terriblement besoin) pour aider les US après le passage de Katrina (offre à laquelle les US n’ont pas daigné répondre – situation gênante pour eux, on s’entend…). Pour moi, ce geste de Castro était symbolique à plusieurs niveaux…
Je trouve qu’ils se débrouillent pas mal en frais de soins de santé, les Cubains, s’ils sont en mesure de se passer ainsi, ne serait-ce que temporairement, des services de 1 500 de leurs médecins… De combien de médecins pensez-vous qu’on peut se passer, ici au Québec, Jotto, même temporairement? Avouons qu’on est dans la dèche solide de ce côté… Pourtant, nous sommes beaucoup plus riches que les Cubains. Si on est si “hot” que ça, comment ça se fait qu’on est rendus là et pas eux? Hein?
Sans être d’accord avec l’ensemble de l’oeuvre de Castro, reste que cet homme avait une vision claire et qu’il l’a mise en application jusqu’au bout, envers et contre ben du monde. Et pour moi, l’histoire de Cuba la socialiste, c’est une belle histoire. Considérant la population de l’île et ses possibilités en matière de PIB, je trouve que Castro a fait un travail hallucinant. Si le Québec avait la chance de se grayer d’un dirigeant avec de telles couilles, au lieu de petites mauviettes qui couchent avec le Capital et qui donc n’arrivent pas à prendre de bonnes décisions pour l’ensemble des citoyens, on serait certainement le peuple le plus choyé -collectivement- de la planète et on n’aurait certainement plus besoin des clubs du p’tit déjeuner ou de reporter des chirurgies parce qu’il manque de ressources…
Voilà pour la suite et fin de mes inepties…
sebastienmassey
22 novembre 2009
17h28
@jolto
Très bien dit. Ahurissant le délire de la gogauche, en admiration devant Castro, Chavez et autres dictateurs. Des pays comme les États-Unis ou le Canada ne sont pas parfaits, et il est vrai qu’il faut toujours faire valoir nos droits et veiller au grain, mais ce sont des pays de loin supérieur aux dictatures défendues par les marc de ce monde. Sautez sur un radeau et allez-y Marc si c’est si bien Cuba.
oeil-de-lynx
22 novembre 2009
19h21
Cuba est le seul pays d’Amérique latine où il ya un systeme de santé et un sysrteme d’éducation qui fonctionne. La barbe avec la propagande américaine à la con !
gillesmenard
22 novembre 2009
20h34
Il n’y a que la gauche et le socialisme qui peut sauver l’humain et sa planète.
Peut-être moins libre,oui j’en conviens mais au moins en paix et dont la richesse est partager entre tous.À quoi sert d’être libre de sur consommer pour tout détruire notre environnement qui nous est pourtant vital.Je préfère être pauvre mais heureux et en santé que riche et avoir pleins d’ennemis enragés qui veulent ma mort.
zig1
22 novembre 2009
21h27
Il me semble que vous avez toujours plus d’espace médiatique pour ceux d’ailleurs qui critiquent leur gouvernement que pour ceux d’ici qui critiquent les nôtres.
pierrejcallard
22 novembre 2009
21h28
J’ai été avocat du Gouvernement Castro ici au Canada en 60-61. J’ai fait la navette et suivi de près sur place la révolution cubaine dans ses années d’euphorie. J’ai vu aussi la TOTALE MAUVAISE FOI DES USA en action.
Bien sûr, sapée inlassablement pendant des décennies par un voisin plus fort, la révolution cubaine a dégénéré. Mais non sans laisser quelques traces… et un modèle qui pourrait faire florès.
http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/04/30/habana-cu-usa/
Pierre JC Allard
marc___
22 novembre 2009
21h39
@Yves
C’est quoi la différence entre croupir en prison pour les intérêts des prisons privées ou croupir en prison pour avoir critiqué le régime? Ah oui la différence est que Cuba, eux, n’enferment pas 1% de leur population totale contrairement aux américains. De plus, il est évident que Yoani diffusent des propos qui vont à l’encontre du régime mais elle n’est pas en prison n’est-ce pas? Serait-ce parce que le régime serait plus permissif que vous semblez vouloir le croire? Pour ce qui est des personnes qui désirent fuir, je crois plutôt qu’il s’agit d’un réflexe que d’une action réfléchie. Pour preuve certains pays de l’est de l’Europe rêvaient de vivre sous un régime capitaliste sous l’ère communiste. Toutefois, maintenant qu’ils savent ce qu’est le capitaliste, ils sont beaucoup moins enthousiastes qu’avant http://www.ledevoir.com/international/europe/275168/vingt-ans-apres-democratie-et-capitalisme-ont-moins-la-cote-dans-les-pays-de-l-est
@ Sebastien
Et vous puisque vous êtes un si fervent admirateur du non interventionnisme allez donc vivre en Somalie, là-bas vous pourrez jouir pleinement de vos “libertés individuelles” sans qu’ils soient entravés par aucune autorité supérieure.
@Jolto
Moi je crois plutôt que vous avez découvert un régime qui correspondait déjà à l’opinion que vous en aviez, indépendamment de si elle était réellement fondée. C’est un peu comme les psychologues homophobes qui comme par hasard arrivent après une étude à la conclusion que l’homosexualité est acquise et peut se modifier. Bien sûr il s’agit d’une dictature mais comme le souligne Carbone, vaut-il mieux vivre dans la misère et libre comme en haiti ou vivre bien tout en ayant des libertés individuelles plus restreintes. Vous pouvez critiquer tant que vous voulez mais moi je suis convaincu que les choses seraient infiniment pire à Cuba s’ils vivaient dans une économie de libre marché. Peut-être que certains médecins ne sont pas aussi payés qu’ils aimeraient l’être mais ils n’ont eut à débourser aucun frais pour leurs études, ce qui n’est pas du tout le cas ici ou tu doit emprunter à des banques qui font leur profits à coup d’intérêts de 15% sur le dos de ces étudiants qui n’ont pas d’autres choix que d’emprunter. D’ailleurs si leurs conditions de vie est si mauvaise comment se fait il que leur espérance de vie est plus élevée qu’aux États-Unis?
Je ne trouve pas que Cuba est le régime idéal mais je suis convaincu que Castro est un dirigeant exceptionnel lorsqu’on considère ce qu’il a réussi à faire avec le peu de moyens que possède Cuba en tant que petite île de 100km2. C’est pour cela que j’ai bien de la misère à supporter ceux qui démonisent Castro le méchant communiste qui enferme tout ceux qui osent parler contre lui alors que la situation chez le porte étendard de la démocratie est bien pire sur l’aspect carcéral
pierrejcallard
22 novembre 2009
22h04
Voici ce que j’en dis. Là
ttp://www.desdecuba.com/generaciony/?p=2521&cpage=31#comment-904405
PJCA
carbone-14
22 novembre 2009
22h49
Il resterait toujours la 401 pour les capitalistes ou la 101 pour les cultûristes pour faire un peu court dans les mots; mais étant donné qu’il faudrait aussi couper la divine Oprah et assaisonner Elvis à la sauce d’ICI plutôt que d’Ailleurs pour en découdre pour de bon avec les États à défaut de pouvoir lire le Wall Street Journal en paix tous les matins, il va de soi que tout ce flou artistique dans lequel baignent encore beaucoup trop d’artistes millionnaires bien assis sur leurs milliards devrait nez en moins laisser Confucius strictement insensible à toutes ces redites identitaires devenues parfaitement caduques dans un CHUM tout délabré. Combien en gros pourrait-on se payer de bons hôpitaux avec 12 milliards annuels de pétrodollards cultûrels sans faire rire le monde pour rien?
felicio_de_parma
22 novembre 2009
23h01
@marc
je vous seconde à 100% !
si le régime de Castro est toujours en place c’est qu’il fonctionne assez bien et on peut voir les résultats concrets !
si Cuba n’avait pas connu une telle révolution je crois fort bien que le pays serait comparable à ses voisins…….
felicio_de_parma
22 novembre 2009
23h02
@pierrejcallard
la propagande des médias US ont été efficaces chez beaucoup de moutons !!!
rogiroux
23 novembre 2009
08h06
Dans un pays où 5% de la population contrôlaient 95% de la richesse…
Dans des pays où 75% de l’économie appartenait à des intérêts étrangers…
Où un dictateur, l’armée et le clergé contrôlaient la vie politique et sociale…
Où les écoles et les hôpitaux étaient inexistants en zone rurale…
Dans un monde où rien n’était parfait… Hier comme aujourd’hui …
Vous allez vivre à Haiti ou à Cuba??
djieff
23 novembre 2009
08h39
@felicio
Ce n’est pas parce qu’on est contre Cuba qu’on est nécessairement pro-USA. La vie n’est pas tout noir-tout blanc. Je connais des Cubains pro-révolution, adeptes de Che Guevara ET de Marti et résolument anti-castristes.
Ce qui m’horripile le plus des castristes (et des chavistes), c’est que si on ne pense pas comme eux, on est des traîtres à la nation. «Those who are not with us are against us». Ça vous dit quelques chose? Je suis allé en Cuba en 2004 et j’ai été frappé par la similitude entre la rhétorique de Castro et celle de W. Bush. Ce sont les deux côtés de la même médaille, celle du manichéisme.
Enfin, un dernier mot sur l’éducation à Cuba. Je crois qu’il ne faut pas confondre alphabétisation et éducation. Les Cubains sont très alphabétisés, certes, mais pas plus éduqués que d’autres.
Et c’est pas en se comparant à pire que soi (Haïti) qu’on améliore son sort. D’ailleurs, c’est vrai que c’est peut-être pas si pire que ça à Cuba, mais c’est pourrait être TELLEMENT mieux!
pierrejcallard
24 novembre 2009
15h44
Djieff” Oui, Cuba pourrait etre mieux Ça aurait pu être BEAUCOUP miuex si les USA n’avaient pas tout fait pour saboter ce pays. Je vous envoies ici in-extenso un article que j’avais envoyé au Devoir, il y a quelques années.
Le coup de pied de l’âne
J’ai un préjugé favorable envers Fidel Castro. J’ai connu, pour y avoir vécu, pas mal de dictatures à travers le monde et j’ai même serré la patte à quelques dictateurs. J’ai déjà provoqué de mini-crises d’hystérie chez certains de mes amis de la gauche en disant qu’on n’était pas si mal dans l’Espagne de Franco et l’on me jette aujourd’hui des regard noirs quand je souligne que Tito était la SEULE bonne solution pour ce bizarre espace géographique qu’on appelle la Yougoslavie.
Ceci dit, je suis CONTRE les dictatures mais, de toutes les “dictatures” que j’ai connues, il n’y en pas qui me soient apparues plus nécessaires que celle à Cuba, ni de dictateur qui m’ait fait meilleure impression que Fidel. Pendant que les Trujillo, Somoza et autres guignols prenaient le pouvoir pour faire du fric et rien d’autre, Castro a donné aux Cubain une dignité et une raison de vivre… et nul ne l’a jamais accusé de cupidité. Fidel Castro mérite le respect. La révolution cubaine mérite le respect.
Le Devoir, la semaine dernière, a manqué de respect envers Castro et Cuba. (http://www.ledevoir.com/mon/1999b/cuba090799.html) Parce que Castro est vieux et que Cuba est petit. Ce faisant, ce journal a prouvé une fois de plus qu’il est parfois bien petit… et qu’il est peut-être trop vieux.
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¡ Cuba sí, Yanqui no !
Je suis profondément choqué de lire en éditorial du Devoir du vendredi 9 juillet (1997) qu’il y a une “lutte de la communauté internationale contre la dictature cubaine”. A ma connaissance, la communauté internationale est quasi-unanime, depuis des décennies, à réprouver l’embargo et les autres mesures inacceptables qu’ont prises et que prennent encore les USA pour tenter de détruire le régime castriste.
Et quand je parle de mesures inacceptables, je ne colporte pas des ragots. J’ai été conseiller juridique du gouvernement castriste en 1960-61 et, pendant ces deux années, j’ai passé une partie significative de mon temps à Cuba.
J’ai vu de mes propres yeux des récoltes dévastées par des parasites qui n’existaient pas à Cuba auparavant et qui sont apparus soudainement dans le sillage de la mauvaise humeur américaine. Des épizooties, aussi, qui sont restées inexpliquées.
Même si officiellement l’embargo ne devait pas s’appliquer aux produits pharmaceutiques, j’ai dû aussi faire pas mal de tapage à l’époque, ici même au Canada, pour que des firmes “canadiennes” acceptent de vendre des produits pharmaceutiques de première nécessité à Cuba malgré les pressions dont elles étaient l’objet de la part de leurs “associées” américaines.
La vérité c’est que les USA à Cuba, comme plus tard au Vietnam et ailleurs, ne respectaient aucunes conventions ni exceptions humanitaires et ne s’embarrassaient pas des moyens pour ramener Cuba au rôle qu’on lui avait assigné dans le plan américain: une île au soleil donnée en fermage à la pègre pour qu’elle puisse y offrir aux Américains en goguette 10 plages, 40 casinos et 60 000 prostituées.
Je me souviens de Cuba en 1955, 1957… puis en 1960-61. C’est de ça que devrait avoir l’air la libération d’un peuple. Une dignité retrouvée. Je neparle pas de la propagande gouvernementale, je parle du comportement de centaines d’individus ordinaires que j’ai rencontrés au hasard d’une rue à La Havane, Cienfuegos, Santa Clara, Santiago, et à cette Isla de Pinos dont l’intox américaine, dans les journaux de Miami, prétendait pourtant qu’on avait fait une colonie pénitentiaire!
Je ne suis pas retourné à Cuba depuis 1962. Quand Cuba est vraiment entré dans le giron soviétique – après 3 ans de vains efforts pour rétablir des relations correctes avec les USA – mon mandat s’est terminé et j’ai préféré ne pas aller constater l’inévitable détérioration d’un petit pays devenu le souffre-douleur de la brute son voisin.
Je ne sais pas précisément comment la situation a évolué à Cuba, mais je sais bien que ça ne peut avoir été que pour le pire. Je sais aussi que, malgré les sabotages, les vexations, l’infiltration incessante d’agents provocateurs, Cuba demeure une oasis en Amérique latine où l’éducation, la santé et le logement social sont encore des priorités.
Je suis persuadé que les tares qu’on reproche au régime cubain n’existeraient pas si les USA n’avaient pas jugé intolérable qu’on fasse la preuve qu’il existait une alternative à la relation dominant-dominé qui est leur seul modèle pour une relation entre le Nord et le Sud. Il n’y a jamais de Nuremberg pour les vainqueurs; mais quelle que soit aujourd’hui la situation à Cuba, je n’ai aucune hésitation à en pointer du doigt les véritables responsables.
Je trouve donc grotesque qu’on parle de “complaisance” du gouvernement canadien envers Cuba – dont nous sommes le premier partenaire commercial! – révoltant qu’on se réjouisse de la suspension d’une aide à Cuba quant nous soutenons sur tous les continents des douzaines de dictatures qui ont plus de torts que Cuba sans en avoir aucune des vertus, odieux qu’on suggère que le Canada “envisage des riposte économiques nuisant de façon chirurgicale (sic) aux cercles du pouvoir cubain” . Chirurgicales? Comme les frappes américaines sur l’Iraq, sans doute?
Je trouve inconvenant que Le Devoir vienne se mettre en ligne pour donner un coup de pied au vieux lion Fidel. N’aurait-on pas l’impression d’un devoir plus courageusement rempli si vous dénonciez ceux qui, de mémoire d’homme, nous ont offert le spectacle de leur turpitude, de leur mauvaise foi et de leur brutalité non seulement à Cuba, mais aussi au Guatemala, au El Salvador, au Nicaragua, à Granada, à Panama et au Chili, sans parler de la République dominicaine, de l’Angola, de la Somalie et, bien sûr, de l’horreur du Vietnam et de la “chirurgie” en Iraq?
Pierre JC Allard