Ève Dumas

Demain, c’est la Journée sans achat en Amérique du Nord (dans le reste du monde, ça se passe samedi). Si vous êtes à court de beurre de pinottes pour vos toasts demain matin, dépêchez-vous d’aller faire vos courses.
Loin d’être aussi radicaux que Mark Boyle, ce type qui a vécu sans argent pendant un an, mon chum et moi, amateurs de mode invétérés, en sommes à notre deuxième pacte de non-consommation vestimentaire. Au début d’une saison, nous nous permettons les achats «essentiels». Cet automne, par exemple, j’avais droit à un nouveau manteau d’hiver, ma vieille doudoune commençant sérieusement à perdre ses plumes. Puis j’ai un peu triché en m’achetant une tunique Complexgeometries et une petite robe noire Ça va de soi (de l’achat local, quand même!). Mon chum, lui, s’est acheté une paire de bottes d’hiver sur Internet et un nouveau jean.
Après ça, nous donnons congé à nos cartes de crédit et c’est parti pour un six mois d’abstinence. Il y a bien quelques exceptions (sous-vêtements et chaussettes, par exemple), mais pas de triche. J’ai même dû rapporter une camisole Lululemon l’été dernier, croyant à tort avoir négocié une clause «vêtements de yoga». «Ah non? Ce n’était pas dans le contrat?» ai-je demandé innocemment.
Finalement, c’est beaucoup plus facile que je ne l’aurais pensé. Il suffit d’y penser, justement. De le formuler. Bien sûr, ça aide d’avoir un placard déjà bien garni. Je vous entends dire: mais quelle mondaine, incapable de résister à l’appel de la guenille. Sachez que lorsqu’on pratique un métier qui nous amène régulièrement à fréquenter les boutiques, les ateliers de designers, les showrooms, les foires et autres ventes d’échantillons, la tentation de repartir avec un p’tit morceaux exclusif à prix réduit est quand même très présente.
Demain, ce ne sont évidemment pas aux vêtements qu’il sera difficile de résister, mais à toutes ces petites transactions, ces petites dépenses inutiles du quotidien que nous faisons sans y penser. L’idée, évidemment, n’est pas d’arrêter de consommer pendant une journée, ou pendant six mois, mais d’apprendre à consommer moins mais mieux, à longueur d’année.























felicio_de_parma
26 novembre 2009
16h05
j’ai toujours été du type à achetter le moin que possible mais opter pour la qualité !
un exemple concret?
je n’achete pas énormément de vêtement mais quand vient le moment, je choisis la haute qualité……..
on lieu de me procurer une caéfitiere pourrie qui va briser après 2 ans je choisis une cafétière de 1 200$ mais que j’aurais pour 20 ans !!!!!
samsuffi
26 novembre 2009
16h18
Je trouve que votre sujet est primordial.
En fait, c’est de la simplicité volontaire. Nous achetons du linge de friperie,sans taxe, à très bas prix, griffé, que nous retapons.
Pour la bouffe, nous nous inspirons de Richard Béliveau.
Nous n’avons plus d’auto, donc pas d’assurance, de billets…, nous utilisons les transports en commun ou autres.
Nous taillons nos cheveux, bref, c’est énorme l’argent qui entre dans la maison et qui s’accumule à la banque. Juste les taxes, restaurant à la maison, du beau linge…
Avec l’argent que nous économisons, nous le plaçons dans des CELI, entr’autre, et lorsque les taux d’intérêt vont monter, ça va être super pour nous.
Il y a plusieurs sites sur la simplicité volontaire.
Nous allons aussi aux conférences gratuites, spectacles gratuits…
Nous pratiquons le vélo, le yoga, le jogging, la natation, le ski de fond.
Afin de ne pas avoir à consommer des médicaments, nous avons étudié dans différentes médecines douces.
Anabelle Nicoud
26 novembre 2009
16h57
Tres bonne idee le pacte
zymed
26 novembre 2009
17h48
Je suis d’accord pour consommer moins, ou du moins, consommer mieux. Par contre, je ne comprends pas la journée “sans achat”. Pour manger, se déplacer et se vêtir durant cette journée, on se fie au fait qu’on a fait des achats les autres journées… C’est un peu un non-sens, comme pour contourner le principe, non?
Pourquoi ne pas plutôt se dire que l’on va consommer autrement, mais à tous les jours? Je suis d’accord avec samsuffit pour les fripperies. Nous, on a également un jardin, donc on a quand même quelques légumes cultivés maison l’été. On a cessé d’aller au resto (arrivée d’un bébé, moins de revenus), mais on s’est lancés dans la cuisine! Pour les achats de bébé, j’achète souvent seconde main. Nous avons des couches en coton pour la petite, donc on n’achète jamais de caisses de couches jetables qui polluent tant. On économise, puis on est écolos!
programmeur
26 novembre 2009
20h58
Justement, je connais un blog qui parle un peu de l’économie au quotidien: http://lesmalheursdekiller.blogspot.com/
En gros, attendre les spéciaux pour acheter la viande et en congeler pour l’hiver permet d’économiser un bon montant sur l’année. Les fripperies sont aussi d’excellents moyens, comme le fameux ‘clipper’ et j’en passe.