À propos de l’intimidation, des bullies, des ti-culs qui maltraitent les autres, de la terreur silencieuse dans les écoles – un sujet d’actualité –, le blogueur Martin Comeau fait un coming-out qui scie les jambes.
Quand j’étais petit, quand on me cassait la gueule une fois la semaine, juste une fois quand le petit Jésus avait le temps pour moi, je courais pour manger ma volée juste en avant d’une maison Parent-Secours. Ça m’empêchait de devoir avoir la lâcheté d’y entrer et je pouvais toujours espérer que la madame serait à la fenêtre, verrait ce qui se passe et me sortirait des poings du grand Ben. Elle est jamais sortie, j’ai fini par penser que j’étais mieux de plus courir, on allait en finir plus vite. C’est ainsi que j’ai découvert qu’on peut être torturé en se faisant remplir la bouche de feuilles mortes, le nez de gazon, les oreilles aussi, la bedaine chaude (4 jeunes qui te tapent de toutes leurs forces sur le ventre jusqu’à ce que la peau te donne l’impression de fendre), les crayons de plomb plantés dans les fesses, les claques en arrière de la tête, les jambettes dès que tu te relèves, les bines, les pichenottes à répétition, au même endroit dans le front. J’avais tout mon temps pour voir les chars passer, les oreilles pleines de gazon oui, mais pas les yeux bouchés. J’en ai jamais vu un seul s’arrêter.
Je vais caricaturer, je sais, mais moi, c’est décidé, fuck le hockey, mon gars va faire du karaté. C’est drôle, personne n’écoeurait jamais, à l’école, ceux qui savaient se défendre. Doit y avoir un lien entre ceci et cela. Évidemment, je suis un véritable Cro-Magnon de penser comme ça, mais bon…























lamuseo
24 février 2009
09h07
c’est troublant des enfants qui se battent… est-ce un jeu, est-ce de la violence?
pour des adultes, ça peut parfois passer pour des chamailleries parce que c’est bien connu que les petits (d’humains et même d’animaux) s’amusent souvent à “se battre”… mais on a parfois de la difficulté à voir quand ça devient sérieux, particulièrement quand on n’est que des passants et qu’on ne connait pas les enfants en question. Mais effectivement, les passants qui constatent une scène douteuse telle que celle racontée par Martin Comeau pourraient au moins s’arrêter et demander si “tout va bien?”
Mais en principe, je crois que c’est vraiment du ressort des parents et des éducateurs/professeurs d’observer les enfants, qu’ils soient les agressés ou les agresseurs, pour investiguer tout changement de comportement. Parce que cette violence pernicieuse marque pour la vie.
lawyer99
24 février 2009
09h08
Je suis de l’un de ceux qui subissaient de l’intimidation. Je me suis fait brasser dans les chambres de hockey ( uriner dans les douches, morve dans le sac de hockey), à l’école je me faisais ridiculer ( fif, tapette, bon rien, etc). Comme j’avais d’excellents résultats scolaires, les enseignants n’intervenaient pas. Ils sont souvent mal outilés et même, ils sont souvent impuissants. Si un jeune arrête d’être harcelé à l’école, il pourra l’être à l’extérieur.
Comment j’ai fait pour me sortir de tout cela? Je me suis réfugié à la bibliothèque. J’ai lu Shakespeare, j’ai fait du théâtre ( cela n’aide pas le côté fif en région). Le pire, je suis totalement hétéro. Je pognais avec les filles des autres villes. C’est souvent un groupe particulier d’individus qui marginalisent les autres élèves.
J’ai quitté ma région pour aller étudier. J’ai terminé un baccalauréat en enseignement et j’enseigne dans des milieux défavorisées. Je fais souvent face à de l’intimidation et j’opte pour l’approche avec le jeune qui vit directement les âneries. Je lui parle de mon passé, comment j’ai réussi à m’en sortir et j’essaie de trouver chez l’élève une passion, un intérêt pour l’aider à aimer la vie. Par la bande, j’intervient également avec les délinquants. Il suffit d’être à l’écoute et de garder les yeux ouverts.
superlulu
24 février 2009
09h11
J’ai vécu la même chose jusqu’en 6e année. Jusqu’au jour, où le plus gros de la gang, m’a écrasé une cigarette allumée dans le dos. Dans une extraordinaire montée d’adrénaline, je l’ai ”vargé” jusqu’à ce qu’il m’implore d’arrêter. J’étais devenu le KING. Mes 2 enfants de 4 et 6 ans font maintenant du karaté. Ils respectent tout les petits amis, et savent que l’on ne fait mal à personne. Crois moi Pat, envoie l’héritier au karaté, il n’en sortira que grandi.
orlok
24 février 2009
09h14
J’ai été également victime de ce genre d’intimidation lorsque je fréquentait l’école secondaire. Toujours les 2 ou 3 mêmes. J’ai heureusement pas manger de volé comme il est dit ici mais une fois mes parents ont du appeller la police. Ce qui est ironique c’est que un jour j’ai du me défendre et également défendre mon petit frère qui ce faisait malmener à l’école et depuis ce jour, jamais ont a tenté de me faire du mal. Aussitôt que je me suis défendu et défendu assez solidement, ont dirait qu’une petite lumière c’est allumé dans leurs têtes. Et ils n’ont plus essayé d’attaquer mon petit frère également. Même que certain sont devenu ami avec lui plus tard. Trouvez l’erreur !
steve_p
24 février 2009
09h14
“C’est drôle, personne n’écoeurait jamais, à l’école, ceux qui savaient se défendre.”
J’ai arrêté de me faire écœurer a l’école le jour ou j’ai varger sur mon agresseur. Ce jour la, j’ai gagné le respect du monde car ils savaient que j’étais capable de me défendre et de les battre a mon tours.
J’ai appris que les gens respectent ce qu’ils craignent.
tonystark
24 février 2009
09h15
Ma fille aussi va apprendre le Karaté…au fait, ca commence à quel age les cours? elle a 1 an et 3 mois…j’imagine que c’est encore trop jeune mais bon Kung Fu Panda fait l’affaire pour l’instant…Blague à part, je ne crois enseigner à ma fille la doctrine de vas dénoncer tes agresseurs, les autorités vont t’aider….l’auto-défense est beaucoup plus efficace…De plus les profs et directeurs ont les deux mains attachés dans le dos avec tout les droits et reglements qui avantages les éleves, donc ca donne ce qui se passe à Saguenay en ce moment…No way que je vais vivre ca…Watch-out les ti-gars qui vont essayé de s’en prendre à ma petite princesse, ils vont vite apprendre ou est le Talon d’achille Masculin…..Pis que j’en voie pas un y taxer son Ipod à 300$ parce que ca, c’est moi qui va aller le chercher…..
jackwood
24 février 2009
09h27
Si tu veux la paix,prépare la guerre…………
mctru
24 février 2009
09h28
Le problème, c’est que les parents essaient de donner aux enfants des moyens de se défendre au lieu de communiquer avec eux et de devenir leur meilleur ami. Mes enfants me disent tout et savent que je serai toujours là pour les aider. Je suis avec eux à tous les jours dans toutes leurs activités. Nous mangeons toujours ensemble le matin et le soir. On ferme la télé, on ferme les ordis et les X-Box. Les portes de nos chambres sont toujours ouvertes jusqu’au coucher. Essayer de passer plus de temps avec eux au lieu de les laisser face à eux-même devant un professeur de Karaté.
joviale1
24 février 2009
09h35
C’est tres complexe comme parents de savoir doser ce qu’on doit inculquer a nos enfants face a la non violence.
Ma fille qui est l’ainée a subit du harcelement verbal durant plusieurs années je lui avais appris la tolérence.Ca été une destruction totale perte de confiance en elle ,peur du rejet et je pourrais continuer ainsi.Mon coeur de mere en a pris un coup je peux vous le garantir…
Meme si tout ca est derriere nous depuis 5ans le mal est encore présent .Les écolent banalisent trop selon moi
Mais,j’ai pas fait la meme erreur avec mon fils .Je lui avais expliqué a sa premiere journée d’école d’etre gentil avec tous mais j’ai fait une nuance tres importante qu’il n’avait pas a subir aucune sorte de violence qu’il devait apprendre a se faire respecter.
Un soir il arrive a la maison et il c’était battu pour la premiere fois a 12ans .Je l’ai laissé me raconter ce qu’il c’était passé et il m’a dit j’avais pas le choix si j’avais refusé l’invitation apres plein d’autres gars m’aurait embétés en pensant que j’avais peur d’eux
En ce moment il termine son sec5 sans aucuns autres histoires pareilles..
Je suis contre la violence mais nos enfants doivent apprendre a se défendre sinon ils seront la cible des autres .
Les enfants qui harcelent les autres ne sont pas assez punis pour le mal a vie qu’ils font
yale13
24 février 2009
09h36
Complètement boulversant de voir qu’un jeune a été aussi souvent maltraité, et que jamais un adulte ne s’est arrêté pour voir si tout allait comme il faut. Bien certain que les agresseurs n’avaient aucune raison d’arrêter sachat qu’ils ne seraient jamais pris…
Je sais pas si il y a trop de parents qui trouvent acceptable que leurs enfants agressent d’autres enfants en se disant que “faut que jeunesse se fasse” ou bien ils sont trop occupés dans leur fameuse vie pour voir se qui se passe.
Jamais je ne vais tolérer que mes enfants térrorisent d’autres enfants, et oui je vais toujours tenter de savoir ce qui se passe à l’école, pas tout surveiller mais être au courrant de comment ça se passe.
Bon courage à la famille du jeune disparu.
freeportguy
24 février 2009
09h36
Si tu veux la paix, prépare le guerre.
loubia
24 février 2009
09h39
“J’ai appris que les gens respectent ce qu’ils craignent.”
Steve P, vous avez tout dit dans cette simple petite phrase. Et il en va de même dans tous les secteurs de la vie. Pour se faire respecter, il faut d’abord inspirer de la crainte. Malheureusement…
MadMAf
24 février 2009
09h44
Les enfants bullies ne comprennent qu’un seul langage: la claque.
Les directions d’écoles ont beau développer des programmes d’éducation civique ou de réparation, tant que le bully n’a pas reçu ce qu’il donne, tant qu’il n’a pas peur et mal, il va continuer.
Mes fils ont commencé à faire du judo dès 4 ans, pour le plaisir. Rendus au secondaire, ceux qui les ont écoeurés se sont rapidement retrouvés sur le dos ou, dans le pire des cas, avec des ligaments déchirés.
Je les ai TOUJOURS appuyé, tant que ce n’étaient pas eux qui partaient la bagarre. Quelqu’un t’agresse? Frappe vite, frappe fort et fais-lui comprendre qu’il n’a pas intérêt à recommencer.
Les agressions ont cessé dès la deuxième semaine de Septembre et ils ont passé de très belles études secondaires.
Je le répète: Dénoncer les bullies est inutiles; la seule chose qu’ils comprennent est leur propre langage: la claque.
carmella
24 février 2009
09h44
Quand mon fils a eu l’âge de commencer l’école, je l’ai inscrit au karaté. Un peu grassouillet, solitaire, j’avais peur qu’il devienne une cible. Ça a marché, il ne s’est jamais fait achaler.
elorio
24 février 2009
09h48
Don’t worry, les enfants bullient, les adultes warrient.
Philippe-L
24 février 2009
09h56
On connaît tous un gars qui a été le souffre douleur de la classe et de l’école, je me rappel de Sébastien dans ma classe au primaire. Un cas typique, le dodu et pas sûre de lui. Je me demande comment il a fait pour nous endurer, même si personne ne l’a physiquement agressé(du moins je l’espère), je crois simplement qu’il n’était pas bien dans sa peau, qu’il avait ses problèmes et que de les partager avec nous aurait peut-être pu faire une différence pour lui, du moins certains l’aurait peut-être laissé tranquille. C’est déjà assez dur pour un adulte de se livrer et de se faire comprendre, alors imaginer pour un enfant. Je crois que quand on se sent concerné, peut importe l’âge, par la situation d’autrui, il est plus facile d’être compatissant. Fesser sur quelqu’un qui est déjà à terre n’a jamais été des plus glorieux.
Il m’est arrivé de me faire tassé et disons intimidé par certains de mes «chums» de l’époque. Un événement surprenant c’était produit en plein milieu d’un atelier en classe, les bureaux étaient mis en îlot, et j’étais parmi mes «chums» et ces derniers se payaient ma têtes depuis quelque temps déjà. À un moment donné le plus costaud m’enfonce dans le pouce sa mine de pousse mine pour aucune raison que ce soit. En le voyant se bidonner de la douleur qu’il m’avait causé, j’ai profité de ce moment d’inattention pour lui décoché une claque sur la gueule, comme une fille l’aurait fait si elle s’était fait peloter sans invitation. Le gaillard avait ma main étampé sur la gueule et les yeux mouillé, il tentait préserver son peu de virilité devant tout le monde. Moi qu’est-ce que j’avait à perdre contrairement à lui, des dents oui, mais au moins j’avait eu le bonheur de le provoquer en duel. À ce moment la classe se tut, je pouvait entendre les mouches dire, il va en manger tout une après l’école…Savez-vous quoi, ils s’est excuser, je lui ai aussi présenté mes excuses et j’ai toujours sa mine dans mon pousse. Bref, on a pas besoins de ceinture noir pour savoir décocher une claque au bon moment, les filles savent d’instinct comment faire perdre la face.
danielolivier
24 février 2009
10h00
Tout à fait d’accord avec toi au sujet du hockey. Fuck le hockey ! J’ai fait du karaté pendant que j’étais jeune, ma mère m’avais payé ça pour me défendre tout en me disant « Tu t’en sers qu’en dernier recours sinon tu feras de la prison ». J’étais le plus petit de l’école au primaire avec des lunettes super épaisse. J’avais la gueule d’un gars que l’on aime écœurer. Je me suis fait achalé et intimidé mais sans le karaté je suis convaincu aujourd’hui que ça aurait été bien pire. Je n’ai jamais mangé une claque sur la gueule mais beaucoup d’intimidation à cette époque. Ca m’avait tellement dégouté que je suis entré dans l’armée et plus jamais personne n’a osé m’approcher. J’ai rencontré par hasard un gars qui m’avait écœuré quand j’étais jeune. Le plus baveux. Mais le mot c’est fait que je suis entré dans l’armée et il a eu peur quand il m’a vue. Quand j’étais durant mon service militaire trois gars ce sont rué sur moi parce qu’un gars m’avait accroché l’épaule et j’avais osé dire « c’est quoi ton problème ! ». Mes lunettes ont revolé mais je me suis défendu et j’ai failli l’étranglé un des trois gars à mort jusqu’à qu’il ne bouge plus et que je lui dise “T’es tranquille là?” Le gars est parti l’égo en moins même si ce lâche m’avait pété mes lunettes dans ma face ensanglanté. Depuis je porte des verres de contacts. C’est ça la vie. Il faut se défendre parfois. Personne dans le métro n’est venu m’aider. Chacun pour soi. Pourtant je suis un intello. Ma fille à 3 ans et je l’accompagnerais à faire du Aïkido plus tard. Croyez-moi sur parole. Je suis comme toi Patrick. Un Cro-Magnon pour les féministes. Et je m’en fou.
Philippe-L
24 février 2009
10h02
Il manquait quelque ligne à mon texte…
Donc , y a rien là les gars, la claque peut toujours servir.
voilà!
gillesfpelletier
24 février 2009
10h05
Ce témoignage est touchant et vous en remercie. Moi aussi, j’en ai vécu de toutes sortes à l’école. Les dernières agressions, c’était en début du secondaire pour me faire dire: “Attend-moi après la classe, tu vas voir”. Vous pensez que dans l’après-midi, mon attention était perturbée et j’essayais de me sortir de ce mauvais pas. Alors vers 3h 15, je tombais malade et demandait de partir avant le temps. Après l’avoir fait souvent, mes agresseurs avaient fini par m’oublier pour passer à un autre.
Le temps de l’école devrait être, en principe, une belle période de notre vie, hélas ce n’est pas toujours le cas. Qui n’a pas appris quelque chose de ces agressions? On s’en serait passé, mais finalement beaucoup auront pu découvrir une force intérieure qui se trouvait coincée dans l’AGIR.
Incidemment, encore aujourd’hui, l’école manque complètement à son devoir en voulant REMPLIR NOS CRUCHES avec des MATIÈRES SCOLAIRES, mais pour ce qui est des VALEURS HUMAINES, on repassera.
Après mon secondaire, j’ai travaillé à la direction d’une école. J’y ai fait un HORRIBLE CONSTAT. Bon nombre d’enseignants et d’enseignantes n’aiment pas les élèves, souvent ils vont rire d’eux quand ce n’est pas de leurs parents. Alors je me suis dit si jamais j’ai des enfants un jour, ce monde là va me trouver souvent sur leur chemin. J’exorte les gens qui ont des enfants à être très proactif et porter une attention toute spéciale aux personnes qui sont payées pour les former. Faire confiance, mais ne rien négliger pour conserver son titre de parents. Le milieu scolaire ferait mieux de revoir la forme qu’il donne au respect des jeunes, car ces jeunes le ressentent lorsqu’ils ne sont pas aimés et/ou respectés.
Gilles Pelletier, Québec
ab1977
24 février 2009
10h05
Malheureusement, ceux qui osent se défendre face à ceux qui les intimident, ont souvent plus de chances de se faire ramasser par les profs ou les surveillants, et d’avoir plus de conséquences que les agresseurs. Comme quoi, les agresseurs et les victimes, il faut les traiter sur un pied d’égalité.
J’ai hâte que les gens dans les écoles et les parents aussi, se réveillent et prennent l’intimidation aussi au sérieux que la consommation de drogues ou le décrochage scolaire. Parce que malheureusement, c’est en commençant avec l’intimidation qu’on risque peut-être de se retrouver aux prises avec ces mêmes problèmes.
Ma fille commence l’école en septembre et comme mère, je trouve que c’est de loin l’étape la plus stressante de ma vie de parent!
evel.
24 février 2009
10h06
Mon fiston a eu le malheur de servir de tête de turc à une petite frappe de son école. Comme le p’tit cri… était le chouchou de la surveillante, celle-ci regardait ailleurs quand mon gars se faisait sauté dans le dos pour se ramasser dans une flaque de boue, déchirer son manteau, voler sa boite à lunch, scraper ses lunettes etc., etc… J’ai eu beau me plaindre à la direction, rien n’était fait de vraiment concret, de la part des intervenants.
C’est mon tendre époux qui a trouvé la solution, il a conseillé à fiston de se défendre, il lui a même donné quelques trucs!. Alors quand le p’tit cri… lui sauta dans le dos pour la Xième fois, fiston donna un bon coup de tête vers l’arrière et fit saigner p’tit cri… du nez. Diantre et ventre st-gris! Branle bas de combat à la direction! Mon jeune avait fait preuve de violence envers un autre élève. On me convoqua pour me parler des mesures à prendre pour régler ce problème. Puis-je vous dire que j’étais hors de moi (en fait, j’étais plutôt en beau taba…., mais coudonc, je veux rester polie).
Durant la rencontre, je n’ai même pas laissé à la directrice la chance de placer un mot, je lui ai signifié clairement que si elle s’avisait de sévir contre mon fils, moi je porterais plainte pour leur incompétence face au problèmes de mon fils. C’est drôle, je n’en ai plus jamais entendu parler, aucune mesure n’a été prise contre fiston et il n’y a plus jamais eu un p’tit cri… pour l’écoeuré!
Je suis d’accord qu’on ne devrait jamais avoir à utiliser la violence pour régler un conflit. Mais quand c’est tout ce qu’il te reste, tu fais quoi? Continuer à te laisser tapocher comme un nono?
gjacques2004
24 février 2009
10h12
Tout jeune, au primaire et au secondaire, il y avait toujours une petite gang de bums qui faisait la terreur dans la cour et souvent dans la classe. La phrase magique: « Attends à 4 heures ». Lorsque tu étais tanné de te faire taper dessus, une bonne journée tu perdais le Nord et vlan, tu sautais dans la face du plus grand. Même si tu mangeais une raclée par le reste de la gang, après on te laissait tranquille, tu représentais un risque. J’ai même vu un jour un prof sortir en courant, il venait d’être témoin d’une agression dans la cour par des bullies. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’aujourd’hui on l’aurait probablement mis en prison pour quelques années. Mais en 1960, il a reçu des applaudissements et la gang de bums est tombée à la renverse… Les raisons des agressions étaient toujours les mêmes : pauvre, mal habillé, riche, bien habillé, intelligent, niais, studieux, etc. Quoi, toutes de bonnes raisons. Aujourd’hui ils ont ajouté la protection, l’argent, la dope, hum ! ça sent le crime organisé…
nickoleterrible
24 février 2009
10h15
Moi je dois être une bébitte mais y avait pas de ça dans mon temps. Bon il y en avait bien 2-3 qui étaient les laissés pour compte, les “rejects”. Mais c’était pas organisé, systématique comme on voit dans les journaux.
2 questions;
1º Est-ce que les médias grossissent un fait et font un effet d’entraînement ?
2º Est-ce qu’on ne pourrait pas, au lieu de réinventer la pédagogie, prendre exemple sur le passé où la violence n’était pas (ou ne semblait pas)aussi exacerbée ? Et où le décrochage était moindre ? Et où, somme toute, la culture générale des enfants était plus grande qu’aujourd’hui ?
MadMAf
24 février 2009
10h16
@ab1977
C’est à vous, en tant que parent, à ne pas accepter cette fausse excuse de la part de l’école qui fera tout en son possible pour passer à autre chose.
N’acceptez jamais que votre enfant se sente mal / soit punit pour s’être défendu. Mes garçons n’ont jamais complété ces ridicules fiches de comportement lorsqu’ils se sont défendus. Je les déchirais moi-même et les renvoyaient à la direction avec un mot expliquant ma décision.
JAMAIS un enfant doit se sentir mal de s’être défendu.
demchris
24 février 2009
10h20
Moi mon garçon a été victime d’intimidation…et bien l’école n’a jamais rien fait pour lui, même que le directeur de l’école plutôt que de faire quelque chose a dit à mon garçon d’éviter de passer ou se tenait les voyous…et interdiction de se défendre bien sur…
Moi j’ai dit à mon garçon que s’il voulait que ça arrête, qu’il devait se défendre lui même quitte à avoir une retenue…et bien c’est justement ce qui est arrivé, à un moment donner, il s’est viré de bord et a donné une leçon à l’harceleur…avec ensuite et bien une retenue de l’école (c’est drôle, l’autre lui n’a rien eue, en fait il n’a jamais été réprimandé pour tout le harcelement qu’il a fait subir), que quand j’entends les conneries d’en parler avec les responsables de l’école, etc. laisser moi rire. Par contre, ça a corriger la situation, l’autre garçon n’a plus jamais attaqué mon garçon…
D’apprendre à se défendre tout seul n’a rien de mal bien au contraire, car toute notre vie nous devons faire notre place nous même, malheureusement c’est avec les poing lorsqu’on est jeune, ensuite et bien c’est avec nos actes et nos paroles.
De toujours attendre qu’un autre nous défende ne fait pas de nous des adultes responsables…mais des moutons qui ont besoin toute leur vie des autres pour se défendre (comme les fonctionnaires avec leur syndicat…tient donc, les profs et employés sont justement de petit fonctionnaire qui ont toujours besoin de leur syndicat pour se défendre…serait-ce qu’il prône simplement ce qu’ils sont tout simplement, des adultes incapables de faire leur place eux même dans la vie).
sassenach
24 février 2009
10h22
Oufff, les commentaires ne sont pas tous facile à lire. Je crois que chaque école a toujours eu sa victime et ses morons.
Je me souviens que mon frère, alors en 2e année primaire, était revenu dîner à la maison en disant qu’il s’était battu à la récréation. Lorsque ma mère lui a demandé pourquoi. Il a dit qu’un grand de 6ieme écoeurait des p’tits de la maternelle. Ma mère a téléphoné à la directrice, avant que celle-ci téléphone, car elle s’attendait à une sanction pour mon frère. La directrice a dit qu’il y en aurait aucune car mon frère a régler le problème du grand une fois pour toute et qu’au contraire, les profs le félicitait.
Au début du secondaire, je me suis fait écoeure du genre punaise sur ma chaise lorsque je m’asseoie, coup de pied sur les mains pour que j’échappe mes livres, … avec les années ça c’est calmé. Un jour, dans un groupe de croissance personnel, il y avait un des gars qui m’écoeurait au début du secondaire et je lui ai demandé pourquoi il faisait ça. Il m’a répondu que tout le monde le faisait et que je ne réagisait pas donc il le faisait car il pensait que ça ne me dérangeait pas. Disons que l’intelligence était optionnel.
Je ne comprends pas cependant que les adultes qui sont témoins de telle situation de rien faire.
michele32
24 février 2009
10h23
C’est vrai que la seule façon de faire arrêter les aggressions c’est la claque.
J’ai été victime de petits “disfonctionnels” qui viennent essayer de se revaloriser en frappant sur les autres quand j’étais en 6ème année. J’avais passé la majorité de mon primaire dans des collèges français à l’étranger à cause de l’emploi à mon père et évidemment je n’avais pas l’accent québecois. En plus, j’étais la meilleure élève de la classe et j’étais 1 an plus jeune que les autres de ma classe. La victime parfaite!
La direction de l’école n’avait rien pu faire malgré les plaintes de mes parents. Les vacheries continuaient et même en secondaire 1 ça a continué…
Je ne fais pas de karaté, en fait je déteste tous les arts martiaux. Je souhaite à tous ceux qui mettent leur espoir sur le karaté pour leurs enfants, qu’ils ne soient pas comme moi…
Heureusement, la nature m’a doté d’une bonne taille pour une fille et en secondaire 2 je dépassais la fille qui m’aggressait d’un bon 4 pouces. Ajoutez à ça que j’ai toujours été sportive.
À sa dernière tentative d’agression, je l’ai secoué comme un prunier. Je lui ai fait bien plus peur qu’elle ne m’en avait jamais fait. Ce fut la fin. Je n’ai plus jamais entendu parler d’elle…
montrealaise
24 février 2009
10h25
Gros tabou: le reject et la zone grise qui l’entoure. Seulement Foglia a osé l’aborder dans “Ira-t-il au cégep?” http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/pierre-foglia/200902/20/01-829700-des-pervers.php
Pourquoi ?
icarius
24 février 2009
10h36
C’est quand même drôle qu’on entend partout des parents avoir peur que leurs chers petits choux soient victimes d’un tortionnaire mais que jamais on entend des parents se questionner à savoir si par hasard leur enfant ne serait pas l’abuseur et/ou le tortionnaire d’un autre. Les lignes ouvertes sont inondées de parents qui craignent pour la sécurité de leur enfant (à raison). Mais à aucun moment, on entend des parents se questionner à savoir si leur enfant ne serait pas ledit abuseur et/ou tortionnaire. Parce que s’il y a des abusés et des torturés, il doit bien avoir des abuseurs et des tortionnaires, NON ?
jayb
24 février 2009
10h37
C’est comme ca que sa arrive des tueries dans des écoles. On pousse quelqu’un a bout, aucune ressource, meme les profs blâment l’élève ”rejet. Quand le ”pétage de coche” arrive, on prends ce qu’on à sous la main ou on va le chercher et on va se faire entendre.
andreane83
24 février 2009
10h38
Tous ces trucs sont bien beaux, mais vous faites quoi si l’intimidation est verbale? Se faire traiter de fif, de conne, de salope, ça ne laisse pas de trace physique, mais ça laisse des traces psychologiques, croyez-moi. Contrer l’intimidation va au-delà de la défense physique. Et souvent, ça ne sert à rien de répliquer. Quand t’es rendu à te faire écoeurer comme ça, c’est que rien qui sort de ta bouche ne sera pris au sérieux. Alors, on fait quoi? La confiance en soi (l’arme ultime, selon moi) ne s’achète pas en bouteille.
allenzheimer
24 février 2009
10h46
J’ai appris tout récemment que ma petite fille,aujourd’hui adolescente,fût victime d’harcèlement lorsqu’elle était en première année ,elle qui était si délicate était attendue à la fin de la classe par deux garçons de quatrième année dont le plaisir était de lui lancer de la boue et de lui en enduire le visage etc…
Ses parents sentant un changement de comportement chez elle,finirent par lui faire avouer ce qui se passait,elle craignait un regain de représailles en dénonçant ses tortionnaires.
Mon gendre se rendit à l’école et ma petite fille lui indiqua ses tortionnaires.Il en saisit un par le bras et le conduisit à la directrice.Mon gendre fût enquêté par les policiers,la direction de l’école l ‘ayant dénoncé pour voies de fait contre le tortionnaire même si le tortionnaire n’avait pas été frappé ou maltraité.Finalement la mère du tortionnaire,connaissant ben son “p’tit
chr..t”,refusa de porter plainte.
Le tout pour illustrer l’efficacité et la perspicacité de la direction de l’école quand un problême se pose, problême qu’elle n’avait jamais pressentie naturellement à cause du surmenage de nos professionnels de l’éducation et de plus ça ne doit même pas être dans leur description de tâches….Alors…Pfittt…
marsanjo
24 février 2009
10h46
Question : Y ‘a t’il des parents qui savent que leur enfant est un Bully ??? La réponse est non. Et c’est pour ça qu’il y en a tant. Tous nos enfants sont des anges… hélas non !!! Réveillez-vous ! Le Bully est un enfant manipulateur, avec du caractère, qui sait se défendre et surtout sournois ! Avez-vous déjà entendu un parent avoué que son enfant maltraite les autres ? Ben non voyons !
Aujourd’hui, une intervention par l’école suite à un mauvais comportement de l’enfant est contestée par les parents ! C’est toujours la faute des autres… qu’il devait se défendre…. etc. Pour moi, ces parents qui ne collaborent pas avec l’école sont complices et sont aussi coupables.
Solution: Donnons à l’école les moyens (voir physique s’il le faut) pour intervenir. Les jeunes doivent apprendre le respect d’autrui et de l’autorité.
Les discussions avec les “petits amis”, les retenues et les copies ne font pas le poids face aux actes de violence posés par les bullys.
berthalaroche
24 février 2009
10h47
Lorsque j’étais en cinquième année, il y avait un petit baveux qui n’arrêtait pas de m’écoeurer et souvent je revenais à la maison en pleurant. Mon père m’a conseillé de lui sacrer une volée, au grand désarroi de ma mère. Je l’ai effectivement fait et il a automatiquement cessé son harcèlement. On faisait ça sur le chemin du retour à la maison alors on évitait les retenues de l’école…
Disons qu’il ne s’est pas vanté d’avoir été corrigée par une fille et j’ai eu la paix pour le restant de l’année. C’est la seule fois que ça m’est arrivé et j’en suis bien contente. Toutefois, à l’époque on avait encore l’opportunité de pouvoir se défendre physiquement mais maintenant c’est tellement rendu politiquement correct dans tout qu’il faut chercher une solution pacifique et malheureusement, ça ne marche jamais. J’ai une fille de onze ans, plutôt intello et pas physique pour deux sous, mais je sais qu’elle peut se défendre et qu’elle a assez d’estime d’elle-même pour ne pas accepter les brimades. Bref, je suis d’accord avec vous; l’enfant doit apprendre à se défendre physiquement. Il ne peut compter que sur lui-même.
MadMAf
24 février 2009
10h49
@ icarius
“jamais on entend des parents se questionner à savoir si par hasard leur enfant ne serait pas l’abuseur et/ou le tortionnaire d’un autre”
C,est parce que le parent des enfants abuseur, il s’en fout de son enfant. S’il avait à coeur le comportement de son enfant, il veillerait à lui inculquer des valeurs civiques.
Ma femme et moi avons toujours été très clairs sur la priorité de la famille: respecte-toi et respecte les autres.
Caprock
24 février 2009
10h51
J’ai été un souffre-douleur. J’étais craintif avant même d’avoir mis le pied à l’école. À la maison la violence verbale et physique était le pain quotidien. Quand on a peur devant ça, on a peur devant toute forme d’actions à caractère dominant. Je dirais même que je subis encore les conséquences de tout un demi-siècle plus tard.
Ceci écrit, rien ne prouve que les agresseurs ne sortent pas de familles moins dysfonctionnelles.
Je n’ai pas de recettes pour en sortir, mais si le Karaté permet au moins de se défendre, tant mieux. J’avais appris un peu de judo, mais ça n’a jamais enlevé mes peurs.
mawie18
24 février 2009
10h53
Je lis vos commentaires et je suis complètement désespéré, dans un société comme la notre on ne pourra pas trouver une solution? N’y a-t-il pas de l’humilité chez les gens!!!
J’ai été attaqué verbalement plusieurs fois au secondaire, par des filles bien sure. Je n’avais qu’a répliquer des arguements de force pour qu’on me lache et je l’ai fait toute ma vie, peut importe la personne devant moi, je n’ai jamais eu à être violante. T’a juste a montrer a ton agresseur que t’a pas peur, même pas besoin de lever les poings et il va bartir avec un air de chien battu. Pourquoi on apprend a nos jeunes la violence contre la violence? Ça ne finira jamais!
On ne les écoute même plus le voila le réel problème, combien de fois mes parents se sont assis face a moi pour m’écouter… en y repessant bien… pratiquement jamais, il se foutait de ma vie, tant que j’avais les notes! j’en ai passé des midis a la bibliothèque parce que j’étais seule, javais pas envi de suivre mes amis qui nièsais et se droguais sur l’heure du midi, et mes parents ne l’ont jamais sus et ça a durer au moins 6 mois.
Il y a beau avoir des surveillants, rien ne peux vraiment faire si on ne fait pas comprendre au jeune que d’écrasser un des leurs va leur donner du pouvoir, en faite la société d’aujourd’hui fonctionne ainsi… tu as du pouvoir à exploiter le plus faible.
De plus, on a du mal a accepter les gens qui ne sont pas comme nous, un exemple que l’on donne a nos jeunes malheureusement… l’ouverture d’esprit… il en manque encore beaucoup au Québec.
Thejas
24 février 2009
10h56
@Pat!
Moi, qu’en j’étais ti-cul, je me fesais brasser par le Gros Blais.. Il était gros, il était laid, il était b’en b’en b’en épais!
Au début du secondaire, je me suis tanné. J’avais “essayé” de me défendre et j’avais fini Q par dessus tête. Pas de réel douleurs ou de marques, mais mon égo..petit égo..en avait mangé un coup. Le coup fatal.
J’ai décidé, avec mes parents, que le karaté était la meilleure option. J’ai fais plusieurs cours, passé mes ceintures une en arrière de l’autre comme si de rien était.
J’étais bon, j’étais souple, j’étais déterminé, j’étais talentueux et un étudiant modele.
J’avais décidé que le Gros Blais…il allait passer au cash». J’en avais parlé à personne. C’était mon secret. Personne n’allait savoir que j’étais un futur Karaté Kid jusqu’au jour ou le gros Blais aller se ramasser en pleine face dans le corridor devant tout le monde par mes techniques parfaites et mon courage de guerrier chinois.
Finalement, je ne me suis jamais servi de mon Karaté. Je n’ai jamais cassé les ” chicklettes” de mon épais et de ses jumeaux scolaires. Non, au contraire le karaté m’a amené 2-3 choses.
1- De la confiance en moi. J’ai commencé à me comporter différemment, à avoir les épaules droites et la tête plus haute.
2- Une discipline. Mon prof de karaté était ironiquement un de mes profs à l’école. Il m’a donner des conseils “de vie” qui ont changés mon attitude face à la vie. Bon, j’imagine que mes parents me disaient la même chose, mais venant d’un grand shop suey de Karaté, le tout semblait plus pertinent
3- J’ai regardé mes agresseurs autrement et j’ai trouvé ma façon de répliquer. J’avais pas le physique de l’emploi, mais ma nouvelle confiance” m’a permise de développer l’humour. Le gros Blais, et les autres bullies, étaient tough, gros et grand…mais pas vite vite. Ainsi, j’ai commencé à les ridiculiser à ma façon, à jouer avec l’humour, le sens de la répartie et la vivacité d’esprit. Si j’étais mal pris…mes techniques de Ninja m’auraient surement sorti de mauvaise passe.
La conclusion de mon histoire. Encourage ton ti-pit, donne lui des trucs pour prendre confiance (des cours de Karaté est un exemple), “magane” le un peu et brasse le gentiment comme un père-fils pour qu’il puisse s’avoir, inconsciemment à se débattre, se défendre et se tirailler avec des plus forts que lui et gâte-le avec des fruits loops!! (mon père m’a beaucoup aider sans le savoir à force de me pousser à réagir, à répliquer et ne pas crier au secours pour un tout et un rien. Je ne parle pas de le battre, mais de faire ce qu’un père fait à un fils. S’assoir dessus, lui tenir les bras dans le dos, le virer de tout bord tout côté, lui baver dans les oreilles, l’attacher avec ta cravate sur la chaise de la cuisine et le chatouiller, etc. )
My 2 cents of the day.
jayb
24 février 2009
10h56
hmmm, en général se faire traiter de fif,pédale, bon a rien sans arrêt est tout à fait déplorable et un simple coup de poing ne suffit pas pour se genre de chose. Mais c’est tres rare se faire traité de tout les noms sans que le monde profite de votre faiblesse pour ne pas vous attaquer physiquement en même temps. Dans le cas où ils ne le font pas, il faut evidemment trouver confiance en sois. Cela dois se batire absolument. C’est préférable d’avoir du support, ne serais-ce qu’un d’un parent. Mais bien souvent la confiance en soi est une aventure qu’on entamme seul.
jeanseb1982
24 février 2009
11h04
Quand j’étais jeune, au primaire, j’étais un gars un peu grassouillet et bon à l’école. Ça a donné le résultat suivant: être un rejet! Ma mère me conseillait la tolérance et de les ignorer. Malheureusement, ça été le pire conseil qu’elle m’a donné. Car, les bullies aiment ça, ceux qui se laissent faire… Vous ne pouvez pas savoir la peur et l’angoisse extrême que j’avais à la fin de la journée, car pour me rendre à la maison, je devais marcher (genre 10-15 min) et mes deux bullies m’attendaient à tous les soirs….j’en ai mangé des claques et des coups de pied au cul….pendant 6 ans
Au secondaire, les 3 premières années, j’étais catalogué comme rejet, mais avec une raison de plus: mes goûts musicaux et vestimentaires. Vous le savez sûrement, à l’école, il y a plusieurs gangs: les cools, les poils (métalleux), les punks, les skateux, les yo etc. Moi, j’étais un grungeux (fan du grunge, un style de musique phare des années 1990), avec mes jeans troués, mes chemises à carreaux et mon t-shirt de ”Kurt Cobain 1967-1994” (leader du défunt grunge nirvana, Cobain s’étant suicidé en 1994). À la suite de la mort de Cobain, le grunge fut rejeté par plusieurs jeunes car ils n’acceptaient pas d’avoir perdu leur idole et diabolisé par le corps enseignant, car certains jeunes, un peu partout dans le monde, ont décidé de faire comme leur idole défunte: s’enlever la vie.
J’étais donc un rejet et marginal durant mes 3 premières années du secondaire. Là aussi j’en ai mangé des claques et des culs de pied au cul…..Et plus j’en mangeais, plus je m’identifiais à mon idole, Cobain, car lui-aussi avait été un rejet lors de son adolescence..et s’identifier à un musicien-rejet-dépressif-héroïnomane-suicidaire…c’est pas toujours bon pour le moral.
Cependant, ça a changé en secondaire 4. Un de mes tortionnaire, un petit cul de 5 pied 5 pouces avec ses quatres potes de 6 pieds, sont venus, une fois de plus (sur je ne sais combien de fois). Mais cette fois-ci, j’ai explosé. Résultats: le petit cul avait le nez cassé et les 4 autres en ont mangé des coups de poings!
Dès ce moment, les autres ont compris que ” Don’t fuck with Jean-Seb”. La, le respect a commencé à apparaître! Et là, j’étais devenu le pote des cools et les autres gangs me respectaient (lire: me craignaient). J’étais invité dans les party et à l’éducation physique, j’étais devenu les Gros bras des cools….bref…je suis devenu un bullie
Et c’est là que j’ai compris que, quoi qu’en dise les pédagogues, l’école, c’est une jungle: Tu bouffes ou tu te fais bouffer!
C’est dommage, mais c’est comme ça….
Jean-Sébastien, 26 ans
allonsvoyons
24 février 2009
11h10
Pat, j’aimerais que tu partes un sujet où tu inviterais les parents de bully et ex-bully à parler de leur histoire. J’aimerais vraiment entendre les expériences de parents de bully: comment ils ont découverts, ce qu’ils ont ressenti, ce qu’ils ont fait ensuite, etc.
lhj57
24 février 2009
11h12
“Je vais caricaturer, je sais, mais moi, c’est décidé, fuck le hockey, mon gars va faire du karaté.”
M. Comeau, en parent responsable qu’il est, s’intéresse à son enfant. La question évidente est :
Où étaient les parents de M. Comeau et tous les parents des autres enfants maltraités et maltraiteurs ?
Commençons par prendre nos responsabilités. Je sais que ce n’est pas populaire au Québec de se responsabiliser pour nos actes et les actes de nos enfants.
C’est toujours plus facile de blâmer le gouvernemaman.
oktobre7
24 février 2009
11h15
À ceux qui suggère la réponse “Coup pour coup” et la claque, c’est qu’ils n’ont pas su vraiment ce qu’être la cible des coups et des remarques blessantes. Ils auront beau témoigner, cela n’est pas convaincant. Rarement c’est celui à la grandeur moyenne, ou encore à la personnalité plus affirmé qui va se faire harceler. Vous suggérez donc d’apprendre aux victimes de répondre violemment à tout vent, c’est bien ça? C’est impensable pour la majorité d’entre eux.
Certes, un meilleure intervention des enseignants est envisageables et une tolérance zéro dans les lieux de l’éductaion, mais après? Que faire ailleurs que la cous d’école? quand le harcèlement et les aggressions vont jusqu’à porte du domicile familial?
Les jeunes harceleurs ne le deviennent pas tout seuls. Il seraient bon d’envisager la responsabilité parentale dans ces actes de violence et de harcèlement. Pensons à cause gagnée par les parents du “Star War Kids”, suite à la cyberintimidation qui l’a détruit psychologiquement. Ce sont les parents des harceleurs qui ont dû payer pour leurs petits caïds de polyvalente. Un renforcement de la loi envers ces parents négligeants avec lourde peine serait à prévoir.
omni-tag
24 février 2009
11h16
Rien de nouveau sous le soleil. Moi aussi j’en eu des menaces de toutes parts étant môme. Je crois que ça toujours été comme ça. Je n’ai jamais osé parler. Je sais pas pourquoi. Visiblement, aujourd’hui, les enfants parlent d’avantage. Quant à moi, chaque année, je devenais le “bruni Surin” de mon école. Cours toujours mon lapin, tu ne m’attraperas pas. Ça m’a bien servi aux olympiades du primaire dans les compétitions reliées à la course. On était au beau milieu des années soixante-dix.
simonrobert
24 février 2009
11h28
Sur le sujet, écoutez la chanson « Le rejet » de Mononc’ Serge et Anonymus sur leur dernier album Musique Barbare. Vous m’en direz des nouvelles. Martin Comeau se reconnaitra surement dans cette caricature musicale… à prendre au second (voir même au troisième) degré, évidement.
loufor
24 février 2009
11h29
C’est un cercle vicieux, je pense. Si tu es le souffre-douleur de quelqu’un c’est que ce quelqu’un est le souffre-douleur d’un autre et il faut bien qu’il se venge, et il le fait sur plus faible que lui. C’est le dominé-dominant. Si on est dominé par quelqu’un, on cherche à dominer à son tour. Sauf que si on est trop dominé, trop écrasé, on a besoin d’aide pour s’en sortir et ce n’est pas en tapant sur celui qui le domine qu’on va régler le problème. J’en sais quelque chose. Si on m’avait appris à avoir confiance en moi, à me défendre quand on m’agressait, je n’aurais pas vécu mon enfance et mon adolescence de la même façon. Et probablement que ma vie d’adulte aurait été plus enrichissante. Croire qu’on est quelqu’un, qu’on a le droit d’exister, qu’on a le droit qu’on nous respecte et que jamais, jamais, laisser quelqu’un nous faire sentir qu’on est un moins que rien sans réagir.
fabi
24 février 2009
11h43
Même si les harceleurs sont mineurs, les parents des harcelés devrait avoir le droit de leur flanquer une taloche et de les ridiculiser.
Y en a pas d’autres moyens.
Thejas
24 février 2009
11h46
@oktobre7 et lhj57
Je ne suis pas très d’accord avec vous.
Pourquoi? Car la polyvalente c’est une jungle. Mes parents furent en arrière de moi a 125%, ils ont tout fait pour m’aider, me donner confiance et m’encourager. Malgré tous les conseils, le primaire et secondaire fut long, car la théorie et le terrain est deux mondes. Tu te rappelles plus vite de l’effet d’un claque sur la gueule et de widgy (les bobettes tirées hauts et forts) et de la discussion sur la “tolérance et l’amitié”.
Apprendre à son enfant de ne pas être un mouton, de se défendre, de ne pas dépendre de tous et de toutes (lire – gouvernement, directeur d’école, enseignant, surveillant, voisin..alouette), s’assumer et apprendre de la vie est plus utile que d’être une victime. Si par des actions, cela ne fonctionne pas, tourne toi vers de l’aide et CONTINUE à te défendre . La meilleure école de la vie dans mon humble opinion.
Il y a des Bullies qui le sont, mais ils ne savent pas pourquoi. Simplement, car l’adolescence est une période ingrate, car tu fais des choses que tu penses “cool”, intelligente, parce que les autres les fonts, parce que tu veux pas être celui qui se fait taper dessus.
Et le jeune “caid” doit payer… s’il paye par l’acte d’un de ses pairs, les conséquences et conclusions sont souvent plus instantanés.
Mais bon, ce qui est expliqué ici n’est pas typique des années 2000. Dans les années 50,60,70,80 et 90 il y avait des victimes et des tortionnaires…. la roue tourne et le monde est monde.
westydoodle
24 février 2009
12h03
Ouf…
Eh oui, moi aussi j’en ai été victime. Rien de physique, merci. Mais juste assez rejet pour ne pas avoir trop d’amis, pas de blonde (pogne pas le gars) et je n’étais pas sportif…encore. Je me faisais chier autant par les gars imbéciles que les filles mesquinnes (lequel est le pire pour un ado, je ne le sais pas). Je suis passé à travers malgré tout et avec les égratignures d’usage; mais aussi avec le souvenir bien ancré.
Passe plusieurs années, le CEGEP, l’université et je deviens pas la bande barman. Vient le jour où je travail dans un club très “in” de l’époque et se pointe à mon bar une belle fille que je reconnais instantanément comme une ancienne de mon école. Elle me parle, ne me reconnaît pas et semble me trouver bien de son goût; je suis le barman après tout
. La soirée continue et elle n’arrête pas de me dire que je lui rappel quelqu’un, mais elle ne me reconnaît toujours pas. La fin de soirée arrive et elle est toujours accrocher à mon bar à me faire des avances. Je me dis “v’la ta chance mec!” Je m’avance tout près d’elle, je lui fais mes yeux les plus doux et je lui dis dasnle creux de l’oreille “Tu sais, t’as raison, on se connaît. J’étais le p’tit minable que tu t’amusais à niaiser dans le cours de maths avec tes chums de filles.” Là ses yeux s’allument et je vois que ça fait clic dans sa tête. Pendant qu’elle est bouche-bée, je lui lance “Tu m’a fais suer comme c’est pas possible etj’en est encore des séquelles, alors là tu vas prendre tes cliques pis tes claques pis tu vas cr***ser ton camp de ma face avant que je t’humilie à mon tour devant le monde ici présent”. J’ai tourné les talons pour servir un client et elle est disparue.
La vengeance est TRÈS bien servie froide, en effet. D’un coup, j’ai vu que ma vie au présent et futur ne serait JAMAIS comme celle de mon passé.
Bonne chance à ceux et celles qui vivent de tels épreuves. Mes enfants sont eux-mêmes à l’école et je garde les yeux et les oreilles bien ouverts.
sansdetour
24 février 2009
12h09
Un Cro-Magnon ? J’pense pas. Il est beau de prôner la tolérance, c’est très “politiquement correct”, mais quand celle-ci permet les coups et l’humiliation, qu’elle réduit à la soumission, il doit y avoir une limite. Si la communication entre l’adulte et l’enfant est aidante dans ce genre de situation, elle ne l’est bien souvent que pour éponger les larmes et soigner les bobos malheureusement déjà là, pour donner un espace afin que les choses soient dites (bref, ça aide à décrinquer, un peu). L’enfant n’a cependant pas besoin d’avoir pour meilleur ami son parent. Il a besoin d’apprendre à développer sa confiance en lui auprès de ses pairs, dans son milieu, là où le parent n’y est pas pour intervenir, parce que c’est là qu’il se fait taper dessus. La communication donc ? Bien sûr ! Mais dites-moi… Comment peut-on communiquer avec un jeune qui a appris à communiquer à coups de claques et de violence psychologique ? Parce que ce sont souvent eux qui cherchent des victimes. Et ces victimes, le sont-elles pour rien ? L’enfant désigné pour tenir ce rôle ne l’est pas par accident. Il est fréquemment issu d’un milieu où justement on n’apprend pas à exiger le respect. Il ne lui reste qu’à nourrit sa colère à grands coups d’impuissance. Les cours de karaté sont sans nul doute la meilleure idée qu’il soit, pas tant pour savoir se défendre que pour avoir la confiance qu’il pourra le faire si le besoin se présentait, et pour apprendre à gérer cette colère qui grandi jour après jour quand on fait face à l’exclusion au moment le plus important du développement psychosocial. J’étais la grosse bollée mal fagotée qui s’assoyait en avant de la classe pour ne pas payer d’une nouvelle poque dans l’front, après une jambette, le voyage vers la direction des grands tatas assis plus loin qui, à la récréation, se feraient ensuite féliciter d’avoir fait fâcher le prof et de ne pas avoir eu peur du directeur. Ce sont malheureusement les enfants plus fragiles qui payent le lourd tribu des violences faites à certains enfants par des adultes, ces enfants qui, à l’école, ne cherchent en fait qu’à faire réagir l’autorité.
bozappa
24 février 2009
12h15
Aux States, même les parents arment leurs enfants.
Préparez donc votre enfant à la seconde suivant son premier steak dans la face.
À répliquer d’une insulte. Au respect.
Il s’agit de sa fine ligne rouge, de son rang social.
Et surtout, enseignez-lui de penser par lui-même !
Aux States, bien des jeunes enfants pensent aujourd’hui par des armes de poing.
frankmsobayo
24 février 2009
12h17
@ Thejas : … bien apprécié votre propos et en partie d’accord.
J’ai lu les commentaires de ce post et, la plupart sont ceux des victimes…
Aucun commentaire de celui ou de ceux qui commettent ce genre de délit, car s’en est un, c’est sûrement un reflet de la société.
Prenez par exemple celui de l’adolescent du Saguenay (D. Fortin) avons nous vu dans les médias ceux qui l’agressaient, qui sont-ils?
Où sont-ils?
Silence ou mutisme volontaire !
Si un journaliste partait et se donnait la peine d’aller voir sur le terrain, qui sont les étudiants qui s’amusent à agresser les plus vulnérables dans les cours d’écoles et leurs voisinages, peut-être en apprendrions nous davantage sur ce phénomène de violence estudiantin.
Si quelqu’un a déjà fait parti d’un groupe (clique) qui s’adonnait à ce genre d’activité à l’école, il serait sûrment intéressant d’avoir son point de vue d’adulte d’aujourd’hui.
Que le méchant se lève …
*
omni-tag
24 février 2009
12h29
@nicoleterrible
C’est parce que t’es une fille. À l’époque, ces comportement violents n’avaient cours presqu’uniquement qu’entre garçon. Les filles étaient, en général, épargnées de cette jungle horrible.
@carmella
Qu’est-ce que t’en sais ? Peut-être qu’il ne dénonce pas ?
Mais je te “rassure” tout de suite: C’était pas moins pire dans le temps que aujourd’hui. C’était pareil. Sauf que maintenent les filles aussi sont entrées dans la danse.
spriggan
24 février 2009
12h32
Notre gentille ministre de l’éducation a évoqué le sujet à TLMEP dimanche.
Suis-je le seul à ne pas avoir aimé sa réponse à la question de Jean Perron sur le fait que les enseignants ne peuvent plus toucher et punir les élèves?
Madame Courchesne a répondu croire au dialogue et a éviter la question.
Le dialogue! Et puis quoi encore? Les enfants sont souvent méchants et tenter de négocier avec ce comportement n’est pas toujours la bonne solution. Certain jeunes qui sont intimidés s’en sortent seulement après avoir donner quelques bons coups de poing sur la gueule de leur asseyant.
C’est la réalité. Ceux qui disent que la violence n’est jamais une solution sont des naifs ou ne l’ont jamais subit.
deathsangel
24 février 2009
12h34
Ça me rappel plusieurs mon primaire et secondaire ça… et ça fait franchement pas longtemps.
Je me faisais “tabasser” car j’avais un problème physique, rien de visible, mais le fait d’avoir une différence était un motif à te faire battre.
Bien sûr quand j’essayais de me défendre j’étais moins fort dû à mon problème. Par moment je réussissais à avoir une montée d’adrénaline et lui en donner une volée. Sauf que c’était le directeur qui me tombait dessus.. pas de suspension, car c’était de la défense, mais tout de même un mauvais quart d’heure.
Arrivé au secondaire c’était du placage dans le mur (qui ma d’ailleur donné une fracture à la hanche) et de la violence psychologique… ok je comprends ceux qui, dans l’adolesence, en ont marre de leur vie et veulent la finir à tout prix. oh que je les comprends, car quand tu te fais battre, insulter, cracher dessus et humilier, sans que personne ne bouge et quand tes agresseurs s’en sortent tu trouves que la vie est crotté.
Arrivé au cégep je me suis dit, enfin fini tout ça! Un monde plus mature…. WRONG! Si tu parlais à la mauvaise fille, une de celles qui se tenaient avec les gros/grand sportif qui se tenaient dans le corridor principal d’Édouard-Montpetit tu allais t’en rappeler pour longtemps.
Les humiliations psychologique n’étaient pas terminé… oh que non il y avait toujours un cave qui te tombait dessus, car tu sortais du troupeau. Si c’était pas un gars c’était une fille qui riait de ta gueule car tu avais essayé de l’aborder.
Donc à tous ceux qui disent que le Karaté va y changer quelque chose… Non et encore non. La violence physique et psychologique tout le monde l’a vécu. La société est comme ça, tu es différent on te niaise, tu es pareil on te niaise.
Imaginez ceux qui peuvent pas se défendre c’est attroce. De plus je me permets de vous rappelez que si tous les enfants se mettraient à faire du karaté, agresseur comme ceux agressé alors on reviendrait à la case départ… et souvent les agressées deviennent des agresseurs avec le temps.
nickoleterrible
24 février 2009
12h36
@omni-tag
Eh oh… je suis pas nicole terrible, je suis nicko LE terrible ! c’est un nickname qui vient d’un jeu en ligne voilà des années ! Vais vous péter l’arobas et y a des pixels qui vont revoler sur tout l’écran !!!
deathsangel
24 février 2009
12h38
Une petite suite à mon dernier message.
Enfin rendu à l’université les choses ont changé, plus de violence physique, du moins dans mon université. La violence psychologique? Beaucoup moindre, car avec tous les travaux ont a pas trop le temps de s’en faire!
Et pour votre information… j’ai terminé le cégep il y a 2 ans, donc cette histoire du secondaire et primaire n’est pas si loin.
gilbertduquette
24 février 2009
12h51
Moi j’étais ce que l’on peut appeler le donneur de volées aux bums. Si un taugh s’en prenait à un faible, on pouvait être certain que j’alais intervenir pour défendre le faible. Ma réputation a vite fait le tour lorsqu’en premier secondaire, j’ai envoyé le king de bums du secondaire 2 à l’hôpital. Par la suite, 2 à 4 fois l’an, je devais m’interposer et laissé moi vous dire que jamais je n’ai ressenti de remors à taper sur un bum qui s’en prend à plus petit que lui. Aujourd’hui, sans voulior dire que ma façon de faire était correcte, je crois qu’il n’y a plus de solidarité entre les jeunes et si les jeunes se regroupaient et ne dérounaient pas les yeux comme on leur apprend, les bum ne pourraient agir aussi librement.
Le mauvais côté est que cela à pris bien des années avant que je ne réalise que les tapes sur la geule ça ne rèlge rien à l’âge adulte.
omni-tag
24 février 2009
12h53
@nickoleterrible
DSL toutes mes excuses. Cependant si t’est un mec et que tu dis qu’il n’y avait pas de violence dans ton univers scolaire, pourrais-tu me dire, géographiquement, OÙ se trouve cet endroit exempt de violences ? Qu’on y envois vite tous nos petits… lol
nickoleterrible
24 février 2009
13h15
@omni-tag
J’ai dit “dans mon époque” et non “dans ma région”. Mais certain que les instituts privés sont moins sujets à débordements. Mme Courchesne pourrait vous en parler.Mon époque s’est terminée en ‘87 alors que je suis débarqué tel un sniper dans la jungle urbaine.
kalem13
24 février 2009
13h20
Ah mon école (privé),j’étais en pensionnat, et les bullies il fallait les endurer 24h/24. Mais l’école avait développé un système incroyablement efficace de “parrain”. Dans le fond, quand un gars se faisait trop écoeuré, un des gars sportifs de plus haut niveau, genre secondaire 3-4-5 se faisait demander par le responsable du pensionnat de le “backer”. Souvent il disait oui, parce que rendu à 16 ans on est déja pas mal plus mature et intelligent.
Quand le gros joueur de footbal de 220 livre dit à l’autre “criss, lache lé donc”, mettons que c’est plus impressionnant. Et comme le tout se faisait entre élève et sans l’intervention apparente de l’école, il n’y avait pas de récrimination pour le “stoolage”. Et ça ne finissait presque jamais en bagarre, c’est le mieux!
Meilleur système que j’ai vu à vie.
Sinon, ben, je m’excuse auprès des biens pensant, mais l’homme n’est pas aussi loin du singe qu’il se plait à le croire. Au fond de lui, il a toujours cette manière de penser de style dominant/dominé. Quand on ne veut pas être dominé, on doit se défendre… Merde, je pesais à peine 100 livres et je me défendais, et je n’ai jamais fait de judo/karaté. Rien ne remplace les muscles, mais une volonté de fer est un bon substitut. Je m’excuse de le dire, mais la technique n’est pas “d’en parler” (à du monde qui s’en foutent), mais bien de ne pas l’accepter. J’ai sauté sur un gars de foot 2 ans plus vieux que moi et 4 fois plus fort. C’est pas grave si on “perd” physiquement le combat, si on avait aucune chance en partant on gagne moralement.
Vincent_B
24 février 2009
13h24
@ nickoleterrible
– 1º Est-ce que les médias grossissent un fait et font un effet d’entraînement ?
J’aurais tendance à dire que les médias en parlent beaucoup beaucoup de temps en temps, mais tout en dépeignant une réalité, et je serais surpris que ça engendre davantage de bullying…
– 2º Est-ce qu’on ne pourrait pas, au lieu de réinventer la pédagogie, prendre exemple sur le passé où la violence n’était pas (ou ne semblait pas)aussi exacerbée ? Et où le décrochage était moindre ? Et où, somme toute, la culture générale des enfants était plus grande qu’aujourd’hui ?
Là, j’aimerais m’inscrire en faux… En fait, je croirais que des jeunes qui en écoeurent d’autres, ça a toujours exister, ce n’est pas nouveau. Ensuite, on ne parle pas ici de violence avec des armes, des jeunes toujours à l’hôpital, etc, mais bien d’écoeurage physique comme les jeunes savent si bien le faire, et ce depuis la nuit des temps. Ensuite, dire que c’est une résultante d’une jeunesse qui est plutôt ignorante qu’avant, je pense que c’est éviter le problème. Je ne pense pas que les jeunes d’aujourd’hui soient si moins connaissants, je dirais plutôt qu’ils ont un éventail de connaissances vraiment plus large, et peut-être donc moins approfondis sur ce qu’on enseignait à l’aide du par coeur dans les écoles il y a 20, voire 50 ans. Là où on pourrait penser voire une différence, c’est sur la place de la discipline à l’école, en classe, mais aussi à la maison. On accepte beaucoup moins aujourd’hui l’autorité et de se faire dire quoi faire et quoi pas faire, et ce, dans l’ensemble de la société. Les profs devraient redevenir des figures hyper autoritaires et ressortir la règles? Moi, perso, je crois pas, mais une question de société ça…
jim888
24 février 2009
13h26
Je lis beaucoup de gens qui disent avoir été victimes d’intimidation physique, mais il ne faut pas oublier la violence des mots. C’est le moyen que j’ai trouvé pour me défendre au primaire et au secondaire, et croyez-moi, ca fonctionne. Étant plus jeune d’un an que mes amis, je me servais des mes réparties cinglantes et souvent méchantes pour répliquer aux autres. Oui, une claque sur la poire, ça fait mal. Mais ça heurte autant de se faire traiter d’épais à tous les jours. Je réalise aujourd’hui que j’ai beaucoup écoeuré de faibles, uniquement pour faire partie de la gang. Des “os*** de gros”, des “fils de fermiers”, des “fifs qui pognent pas”, j’en ai abusé. J’aimerais ça que mes enfants ne m’imitent pas, mais l’école, contrairement à la vision de notre ministre, c’est beaucoup plus un champ de bataille qu’un lieu d’amour.
nickoleterrible
24 février 2009
14h08
@vincent
C’est que je compare mon expérience (milieu 80) à ce que je lis ou entends, et je me dis que ce n’est pas pareil, et j’y vois 2 possibilités; ou je me trompe tout est pareil mais j’ai cette impression à cause de tout ce que j’entends, donc les médias grossissent, ou effectivement c’est pire qu’avant.
Sauf si c’est moi qui est dans l’erreur, je n’ai aucune idée sur le comment de la question. Je tends vers une plus grande rigueur, mais il y a place à l’erreur. Je sais cependant qu’un élève moyen d’aujourd’hui serait un cancre dans une classe régulière d’antan. L’expérience a été tentée en France et en Belgique. À l’oeil, ici c’est pareil. C’est un problème mondial.
Ça peut faire mal à entendre mais les enfants sont plus cons que leurs parents présentement. Comme les enfants d’aujourd’hui seront la première génération à mourir plus tôt que leurs parents depuis que l’homme est homme.
D’après moi ou on a manqué un virage, où la direction est mauvaise.
unquebecoiserrant
24 février 2009
14h25
Le karaté, le coup sur la gueule, oui, c’est vrai, ça marche. Mais encore faut-il avoir le poids et savoir s’arrêter au bon moment. Pour ma part je le déconseille. Il y a deux trucs essentiels:
1.- Le cégep existe. Les rejects ne le savent pas, que ça change après le secondaire. Il faut le dire et le redire. Et ne pas ajouter de programme de m…rde du genre “sport-étude” qui permettent aux nuls en classe de passer au cégep pour faire partie de l’équipe de football. Vous avez vu les “beaux” résultats que ça donne aux USA ?
2.- Ne cassez pas la gueule de votre tortionnaire. À la place, consultez un avocat. Le bully risque de s’en souvenir longtemps. Et ses parents aussi, héhéhé… Mais, plus important, tous les parents de bullies et tous les bullies du Québec vont s’en souvenir aussi. C’est plate de dire ça, mais une amende salée (du genre à pousser à la ruine), ça sauvera plus de vie que si vous vous enlevez la vôtre.
3.- Dans mon temps il y avait une corrélation violence/sport/racisme/stupidité/ignorance/opinions de droite. C’est plate, et désolé si ça choque, mais c’est la réalité: c’est, en général, les “beaufs”, comme on dit en France, qui sont les bullies, pas les intellos gauchistes.
4.- La plus grande ânerie est celle qu’on entend parfois “c’est normal, les gars ça joue, c’est comme ça, ça brasse”. On ne parle pas de donner des bines. On parle d’un comportement qui, si ça se passait chez des adultes, paierait au coupable un séjour de 10 ans dans un établissement gouvernemental. Si vous ne comprenez pas ça, relisez l’extraît du blogue en haut de la page.
Pour le privé, pas sûr que c’est pas la solution à tous les problèmes. J’ai vécu le privé et le public. Dans lequel des deux il y avait plus d’intimidation ? Indice: la réponse ne ferait pas plaisir aux gens de l’institut économique de Montréal. Mais ça fait un bout de temps, peut-être que les choses ont changées.
michellesullivan
24 février 2009
14h30
Je siége au comité des communications d’un excellent organisme montréalais, Equitas, dont la mission est l’avancement de l’égalité, la justice sociale et le respect de la dignité humaine, par ses programmes d’éducation aux droits humains.
Equitas travaille, entre autres, avec des jeunes Canadiens dans plusieurs villes. Le but de l’initiative est de développer auprès des jeunes “des attitudes et des valeurs qui renforcent l’égalité, l’inclusion, la participation et le respect pour les droits humains.”
J’encouragerais tous ceux qui se sentent interpellés par cette histoire à prendre connaissance de ce programme, de l’appuyer et de l’implanter dans vos communautés:
http://www.equitas.org/francais/programmes/canada.php
En ce 41e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, faisons chacun notre possible pour que nos enfants grandissent dans une société équitable et juste.
camdp
24 février 2009
14h40
Comme l’ont déjà dit plusieurs : Si vis pacem para bellum, si tu veux la paix prépares la guerre. Et ça ne veut pas dire se ruer sur n’importe qui pour n’importe quoi, mais quand t’as des défenses assurées, c’est plus facile.
Jim777
24 février 2009
14h45
@jim888
Comment allez-vous cher cousin ?
Jim777
24 février 2009
14h51
Le jour où j’ai cessé de me faire insulter c’est le jour où j’ai foutu toute une volée quasi-mortelle à un de mes bourreaux, j’étais coincé au pied du mur et j’avais plus rien à perdre.
Aucun surveillant n’est intervenu ni avant, ni après.
C’est platte à dire mais c’est comme ça la vie d’étudiant.
dkirtii
24 février 2009
15h01
Il y a quelques années, Daniel Pinard était passé à l’émission (télé) de Christiane Charette. Il y avait fait une sortie contre les humoristes qui ridiculisaient les gays à l’émission “Piment fort” (ça, c’est un autre sujet)… mais il avait aussi parlé de son calvaire étant jeune, comment il s’était fait harcelé, traité de ‘fif’, etc. Des années plus tard, un de ses ex-bourreaux lui demanda son aide car il venait d’apprendre que son fils était gay… La vie est parfois très ironique…
unquebecoiserrant
24 février 2009
15h20
@nickoleterrible:
Me semble que c’est pas compliqué comme concept: on en parle plus, avant on en parlait pas, mais il y en avait tout autant. Vous dites “2-3 rejects” comme si c’était rien. Une école qui s’acharne sur 2-3 rejects, ça n’est pas rien, et ça finit généralement mal, même si tout le monde n’en meurt pas. Les médias ne “grossissent” pas: ils décrivent une réalité qu’ils ne décrivaient pas avant. Si vous n’avez pas vu d’intimidation dans les années 80, c’est ou bien que vous avez été très chanceux, ou bien que vous ne vouliez pas la voir, ou bien que vous étiez de l’autre bord du batte de baseball dont on parle ici. Foglia évoquait l’Holocauste dans sa chronique d’aujourd’hui. Le négationnisme en est la suite logique. (Évitez la facilité et les mentions fallacieuses de la loi de Godwin svp.)
deathsangel
24 février 2009
15h44
@unquebecoiserrant Vous avez pas du lire mon message mais ça change pas vraiment au cégep ça s’améliore mais ça reste toujours là croyez moi!
nickoleterrible
24 février 2009
16h50
@unquebecoiserrant
Mon commentaire faisait référence au taxage, ou au plantage systémique et organisé…Vous le prenez et l’accordez à votre expérience personnelle visiblement.
Ou dois-je justifier le choix des mots employés ? Reject. Ben le mot fait mal. Mais tout le monde s’est senti “reject” un jour. C’est le mot qu’on a choisi d’utiliser, le mot que les personnes concernées utilisent, le terme qui décrit le mieux le sentiment vécu… Et c’est également un mot pour appuyer une phrase. Un artifice. C’est un style littéraire.
Dans les faits “reject”, ça existe. Je n’aimerais mieux pas mais c’est comme ça. Vous avez l’air de m’en croire partiellement responsable. Moi j’ai tendance à dire que c’est plutôt les gens comme vous qui l’ont inventé. Ceux qui réagissent trop vite. Ceux qui nuancent peu. J’ai presque l’impression que vous étiez l’un mais auriez pu être l’autre.
Aussi je répète, tour de contrôle, je répète; le taxage n’existait pas à la polyvalente de Charny en 1987 lorsque j’ai quitté. De même que le plantage convulsif d’une seule et même personne. Où c’était sacrément bien caché. Par contre ma cousine de 10 ans ma cadette me dit que ça a bien changé.
Et malheureusement une cohésion parfaite, une intégration de groupe parfaite ça n’existe pas, et ce, chez tous les animaux. Je suis contre, j’aimerais qu’on abolisse le “rejectisme” , mais on en diminuera que les effets tant que l’instinct sera présent dans le comportement.
Et les médias. Si c’est prouvé qu’y parler de suicidés provoque un effet d’entraînement alors c’est peut-être pas con de penser qu’ils puissent avoir un effet comportemental équivalent pour d’autres secteurs. Mais c’est juste mon opinion. J’aurais pas un esprit aussi scientifique si j’étais fermé sur mes positions.
tranche_de_vie
24 février 2009
19h34
Je suis enseignante au primaire. J’ai eu dans mes classes des élèves qui faisaient du karaté, du judo et autres sports de “défense”. Certains se faisaient quand même harceler. Parce qu’ils étaient des victimes-nées. Certaines personnes naissent victimes et d’autres, bourreaux. Notre rôle de parents est, je crois, de comprendre nos enfants et de détecter leurs tendances. Puis, de les aider à être de meilleures personnes, c’est-à-dire moins victimes et moins bourreaux. Facile? Pas du tout!
petzy_ayheul
24 février 2009
22h27
J’ai également goûté à cette médecine que sont l’intimidation et le harcèlement psychologique lors de mes études secondaires. Par contre à mon époque (1977-1982), pas de taxage, pas d’armes à feu ou blanches, juste des claques sur la gueule et des insultes à répétition, des humiliations publiques. Ayant une physionomie plus imposante avec les années, mes tortionnaires ont lâchés prise avec le temps. En revanche, j’ai discrètement fait un suivi sur leur «évolution» en société après le secondaire et la, j’ai eu ma vraie revanche! Au moins 2 d’entre eux sont devenus toxicomanes, d’autres sont journaliers à la petite misère et ont fait du temps «en dedans». Un autre fut démasqué à l’émission J.E comme fraudeur. Non, je n’ai eu aucune empathie devant leurs revers de la vie, leur médiocrité endémique. Un jour, j’en ai croisé un dans le stationnement d’un resto-minute. Il me vit descendre de ma rutilante bagnole allemande et afficha un regard agressif et envieux en montant dans son américaine rouillée au silencieux pendant!!
Paradoxalement, mon pire tortionnaire m’a abordé un jour dans un restaurant pour me présenter ses excuses, 20 ans après coup. J’ai accepté ses excuses et je lui ai serré la main, tournant ainsi la page à ce passé. Je songe souvent à ceux qui n’ont pas eu cette chance et qui vivent encore avec les stigmates de l’époque où ils étaient souffre-douleur de la cour d’école.
ferar
24 février 2009
22h32
La meilleure défensive est l’offensive disent les joueurs de hockey alors moi j’ai fait prendre des cours de karate à mon fils et en plus il a pratiqué avec des noncheko (?) et je puis vous dire que la gang l’a laissé tranquille. C’est un pacifiste mon fils mais trop c’est trop. Malgré tout il ne recherche pas la bataille ni la confrontation mais file plutôt à l’anglaise et laisse ses adversaires en plan. Bravo mon fils.
mimimoon
24 février 2009
23h39
@ Tranche_de_vie
EXACTEMENT!! Mon petit frère a suivi pendant quatre ans des cours de karaté pour apprendre justement à se défendre, mais cela n’a rien donné. Un, il détestait ça; deux, il n’osait pas plus se défendre après. Il restait le grand “slac” à lunette, un peu geek, complètement timide, qui se promène la tête entre les deux jambes.
D’un autre côté, je connais un ado qui fait du patinage artistique qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Il sait répondre à ceux qui le traite de fif ou de tapette. Je connais aussi un jeune homosexuel qui s’affirme et qui devrait être un exemple pour tous les homosexuels qui se font écoeurer dans les écoles. Le jour où un gars le traite de fif, il lui répond quelque chose du genre: “c’est quoi, tu me veux?” Je dois vous dire que ce n’est pas long que le baveux s’en va à la course (probablement de peur de se faire traiter de fif à son tour). Un autre bon exemple d’un gars qui aurait probablement pu être rejet et qu’il ne l’a pas été est un gars que je connais. Il est un peu grassouillet, complètement nerd, lunettes, etc. Il est complètement bollé et l’affiche. Pourtant, jamais personne ne l’a écoeuré. C’est probablement parce qu’il se tenait la tête droite, il n’avait pas honte de qui il était.
Le fait d’être un rejet dépend beaucoup de l’attitude. Si tu te promènes la tête entre les deux jambes, tu seras une victime facile. Les bourreaux, s’il cherche à intimider, ne chercheront pas à se compliquer la vie avec quelqu’un qui semble pouvoir se défendre. Ils chercheront la victime facile, celle qui ne parlera jamais et qui semble penser de soi-même la même chose de ce qu’ils pensent de lui.
janot2
24 février 2009
23h46
Je viens de lire qu’on entend jamais les parents des enfants-abuseurs.J’ai une anecdote à vous raconter. J’étais surveillante à l’école de mes enfants.Il y avait un 2ième année que tous évitaient.J’ai été voir les petits chefs et leur ai demandé le pourquoi de leur rejet,ils m’ont répondu que c’était parce que son père était en prison.Ces enfants-là n’avaient pas appris ça d’eux-mêmes.J’étais sidérée de tant de méchanceté, je leur ai fait un sermon et j’ai rappporté le fait à la direction. Je croyais que l’affaire était réglée jusqu’au jour ou j’ai remarqué que mon petit rejet avait des marques de bleus sur les bras .Je voyais bien que quelqu’un lui avait serré les bras avec une grande force.Avec beaucoup de douceur et de patience je suis parvenue à lui faire dire qui était son agresseur. C’était “un de mes fils”. Ayoye.
J’ai été chercher mon fils et devant tous les enfants réunis je l’ai obligé à se mettre à genoux devant son “martyr” à s’excuser et lui promettre de ne plus jamais recommencer.De plus j’ai demandé aux autres enfants de m’avertir si ça recommençait. Je ne dis pas que mon fils est devenu un apôtre de la non-violence du jour au lendemain,mais je n’ai plus eût à sévir pour ce genre de comportement. Mon fils a eut un gars à qui il a payé des cours de Karaté avant son entrée à l’école.
josephineb
24 février 2009
23h51
@nicoleterrible Je faisais partie des 2-3 “rejects” (ai 45 ans donc ca fait un bail). On m’écoeurait parce que j’avais eu des seins plus tôt que les autres, j’avais les lèvres pulpeuses, on m’appelait babine de nègre (que voulez-vous, à Laval dans les années 70, c’était une insulte). J’avais des bonnes notes donc au moins là-dessus… Ma famille, classe moyenne, n’a jamais rien su de tout cela.
Car en plus de me faire écoeurer, je voulais pas avoir les problèmes d’être une looser. J’ai encaissé. Je suis pas viré bum, rien de cela. Études supérieures etc, etc. La revanche des nerdz, maintenant les femmes se font collagéner pour avoir mon sourire.
Ah oui, j’oubliais, je me fais traiter pour profonde dépression, bientôt guérie (2 ans disait Brathwaite, il a raison). Maintenant que je vais mieux, on me réfère en psychiatrie pour savoir pourquoi ca fait 2 burnouts, 1 dépression post-partum, et une dépression que je me tape en 20 ans.
Les lobes frontaux qu’on me dit. Pas bien développés. La société me renvoyait l’image que je vaux rien et que je suis seule pour me battre. Je fais pas confiance à personne voyez-vous, même quand on me dit que je suis bonne. Ca laisse des marques dans le cerveau. Mais on peut agir, même à 45 ans.
Alors oui, le gros salaire etc. Appréciée au boulot, augmentation, promotion. Pourtant au fond de moi, je ne vaux rien.
Alors ces 2-3 rejets, qui n’avaient absolument rien de spécial, ne savaient tout simplement pas quoi faire, surtout pas aller dans le bureau de la psy marquée en gros sur sa porte. Dieu que l’école est simple d’esprit: comment veux-tu qu’un enfant entre dans un bureau où c’est marqué en gros : psychologue de l’école. Ca va pas la tête?
Z’avez pas entendu parler de l’instinct grégaire, qui force le groupe et le rejet de TOUTE différence ou apparence de différence ?
J’attends que mes deux mômes aillent 6 ans et hop, l’aikido pour les deux (gars et fille).
Je pourrais continuer trop longtemps. J’efface rien. Ecrire ceci m’a aidé. Merci
josephineb
25 février 2009
00h06
Je pense qu’on oublie que nous sommes des êtres physiques et que notre cerveau, centre de nos réactions, doit se former correctement pour être un être épanoui. La confiance en soi, cela passe par le bon développement du cerveau. J’en ai un peu ma claque du bien pensant, de la tolérance, de la justice sociale. Agissons dès la naissance.
Une lecture : “La science au service des parents”, de Margot Sunderland. Je vous mets l’eau à la bouche: “La brutalité peut endommager le cerveau de façon irrémédiable; elle doit donc être prise au sérieux par les parents, les enseignants et les assistances maternelles. Il faut aider un enfant à prendre confiance en lui et à développer son sens relationnel, afin d’éviter qu’il ne subisse ou perpétue la violence”.
jftouzin
25 février 2009
06h07
J’enseigne au secondaire et lorsqu’on appelle des parents parce que on des problèmes avec leurs enfants (violence, intimidation, manque de respect, etc), les parents nous envoient chier, nous disent de nous démerder tout seul, que nous sommes les responsables, etc.
On fait quoi avec ça?
Tout le monde se retourne toujours vers l’école, les professeur, la télévision… le problème, ce sont les parents de cette génération complètement folle et égocentrique qui ne voulait pas vraiment d’enfant, mais qui en a eu pareil.
unquebecoiserrant
25 février 2009
07h33
@ nickoleterrible:
C’est justement parce que j’ai lu un peu sur cette question que je peux me permettre d’en parler. Un unique cas comme celui d’en haut, c’est un accident. Mais quand il y en a pratiquement partout, et que tous les cas se ressemblent, on peut parler d’un phénomène bien réel. Quant à conclure sur votre expérience ou la mienne, ça n’a pas plus d’allure que de conclure que la cigarette n’a pas d’effet sur les poumons parce que votre grand père a fumé jusqu’à 100 ans.
Évitons de personaliser le débat (je m’inclus là-dedans). Vous m’accusez de réagir trop vite. Notez que je déconseille aux gens de donner des coups et de plutôt consulter leur avocat. C’est plus civilisé et plus propre à faire cesser ce qui se passe.
D’accord pour dire que ce phénomène a une base biologique. Mais étrangement ça n’est pas une raison pour ne rien faire pour plein d’autres affaires: les comportement violents, criminels pour nous, sont répandus chez les primates, et il y en a toujours eu chez les humains (il y a eu de l’esclavage au Canada pas plus tard qu’il y a un an ou deux, comme nous l’ont révélé les médias). Pourtant on ne dit pas qu’ils sont inévitables, et on fait des lois ou des constitutions.
Et quand au phénomène d’entraînement, j’y croirai quand je verrai les preuves. Exemple plus pertinent que le suicide: les gens pensent qu’il y a plus de criminalité ou de corruption, mais il y en a beaucoup moins, c’est juste qu’on en parle plus. Faut-il dire qu’il y a de l’enflure médiatique ou un effet d’entraînement ? Au contraire. Il y en a moins, entre autre, parce qu’on en parle plus.
À l’époque, il y avait aussi peut-être, derrière l’inaction, la motivation “vous n’allez pas salir la réputation de ma belle école privée !” Jusqu’à preuve du contraire, ne pas parler des histoires de rejects (c’est le mot approprié) est une manière de perpétuer cette situation, un coup supplémentaire porté aux victimes. Il est temps de changer les choses.
@deathsangel:
Vrai, c’est pas parfait le cégep, et l’université est mieux. Et peut-être que ça a changé. Mais dans mon temps, les sportifs se tenaient à l’écart (ou avaient lâché leurs études). Et c’était beaucoup, beaucoup moins violent. Comparé au secondaire, c’était le paradis. Mais c’est avant que les masculinistes décrètent qu’un vrai homme est nécessairement un imbécile.
jprofv
25 février 2009
18h21
@tonystark
Je comprends tres bien votre point de vue. Cependant, je crois qu’une bonne facon d’eviter le taxage est tout simplement de ne pas donner d’objets ayant une valeur de 300$ a votre jeune adolescente : il est EVIDENT qu’elle se le fera voler. Deuxiemement, je crois aussi que toutes personnes devraient savoir se defendre. Malgre tout, je n’aime pas votre idee de dire a votre enfant que de denoncer les bullies aux adultes de sert a rien : votre fille comprendra peut-etre qu’elle peut faire ce qu’elle veut et que personne ne l’arretera. Faire de votre fille une personne qui intimide les autres n’est pas une bonne facon de regler le probleme.
pat1
25 février 2009
23h33
Ben non Pat, oublie le Karate, militte plutôt en faveur de l’installation de photo-intimidation dans nos écoles…
Avec un peu de chance, on aura aussi des photo-amant(e) dans les chambres d’hotel, et des photo-papier-brun-dans-les-toilettes-du-mcdo !
alexanderules
26 février 2009
10h54
J’ai étudié dans 7 écoles différentes, incluant le cegep. J’ai toujours été le plus petit en poids, celui qui a un problème d’élocution et un léger problème aux jambes. Donc la cible idéale pour les ”Bullies”. Dans chacune de ces écoles l’histoire se répétait. Bien sûr en diminuant aux années même si la perte de confiance en soi faisait grandir le sentiment d’intimidation. Aujourd’hui à 19 ans, j’ai une copine mais les conséquences du passé sont encore très présentes.