Il y a deux semaines, l’usine de Ford à Oakville, en Ontario, qui emploie 3000 salariés, a été contrainte d’interrompre sa production pendant une semaine en raison d’une grève chez un fournisseur de pièces de l’Inde. Elle n’était pas la seule. Une autre usine de Ford et une de General Motors aux États-Unis se sont retrouvées dans la même situation fâcheuse.
Alors que les constructeurs cherchent désespérément à réduire leurs coûts, ils sous-traitent de plus en plus de pièces et de composantes au Mexique, en Inde et en Chine, entre autres pays. Ce faisant, ils deviennent dépendants de fournisseurs dont la fiabilité repose, là comme ailleurs, sur la façon avec laquelle ils traitent leurs employés.
L’agence Bloomberg a rencontré en Inde Prem Kumar, l’employé qui a mené la grève chez le fournisseur en question, Rico Auto Industries, dans l’espoir de hausser son salaire et de recevoir de meilleurs repas à la cafétéria de l’entreprise, située en banlieue de New Delhi.
L’on comprend mieux le pourquoi de cette grève, qui fait suite à deux autres conflits de travail chez des fabricants de pièces au cours desquels des gérants ont été battus à mort. Ces conflits entravent les ambitions du gouvernement indien d’exporter pour 25 milliards de dollars de pièces de voiture d’ici 2015.
Quelques chiffres qui parlent. Entre 1990 et 2006, la rémunération des salariés a augmenté de seulement 0,8%, tandis que leur productivité augmentait de 4,4%, selon l’Organisation internationale du travail, une agence de l’ONU. Or, uniquement entre 2006 et 2007, le prix de la nourriture a bondi de 9% !
Un nouvel employé de Rico commence avec un salaire de 6000 roupies (130 $US) par mois, qui grimpera éventuellement aux environs de 11 000 roupies. Mais, selon Prem Kumar, son employeur privilégie le recrutement de travailleurs temporaires, qui peuvent être remerciés à tout moment. Ceux-ci gagnent autour de 4000 roupies par mois.
«Comment peuvent-ils nourrir leurs familles et éduquer leurs enfants avec un salaire aussi peu élevé ? demande Prem Kumar. C’est la loi de la jungle.»
La boîte à lunch traditionnelle de l’Inde. Photo Alain Roberge, La Presse.























elorio
13 novembre 2009
10h13
Étant altermondialiste, je me régale de ces nouvelles. Enfin un peu de soleil.
L’économie se mondialise ? Ainsi doit-il en être de notre Conscience.
elorio
13 novembre 2009
10h21
Toutefois cette histoire, non pas de riz mais de maïs, est inquiétante :
« « Le 16 octobre, la Croix-Rouge nord-coréenne a sollicité son homologue du Sud pour obtenir une aide alimentaire et, dix jours plus tard, le gouvernement de Séoul lui a proposé 10 000 tonnes de maïs. Les autorités nordistes se sont estimées offensées, qualifiant ce cadeau de “mesquin”. Les discussions pour un sommet s’en sont trouvées bloquées, et c’est dans ce contexte qu’est survenu l’affrontement naval. « «
http://www.courrierinternational.com/article/2009/11/12/pyongyang-et-seoul-s-affrontent-en-mer-jaune
kefra
13 novembre 2009
11h44
@elorio
Ce qu’il faut savoir, c’est que dans plusieurs cultures asiatiques, le maïs est considéré comme étant un aliment des gens pauvres. Il est donc très mal vu d’en offrir et ceci peut être perçu comme un affront.
mephistau
13 novembre 2009
13h21
Ainsi va la vie.
On peut aussi supposer qu’avec internet et la télé satellite, il va y avoir beaucoup de révolutions tranquilles, ou pas, dans les prochaines années.
bassin
13 novembre 2009
13h52
Il y a environ une vingtaine d’année, je fus surpris surpris d’entendre Claude Picher affirmer lors d’une émission à saveur d’économie à Télé-Québec (avec Alain Dubuc) que le secteur automobile était une industrie à faible valeur ajoutée. Force d’admettre qu’il avait raison. Et j’ajouterais qu’elle maltraite ses sous-traitants indiens.
nicocou
13 novembre 2009
14h19
Bon, résumons: des corporations occidentales font fabriquer leurs pièces détachées dans des pays où la main-d’œuvre ne coûte pas cher. Une fois rendues sur le marché occidental, ces pièces sont vendues au prix du marché occidental, pas au prix de la fabrication. Augmentation des bénéfices.
Dans les pays à main-d’œuvre bon marché, les prix des matières alimentaires augmentent, la productivité augmente, mais les salaires ne suivent pas. Et pour être certain, à la fois, de ne pas trop s’encombrer d’employés récalcitrants et de ne pas alourdir leur liste de paye, les fabricants de pièces détachées embauchent surtout des travailleurs intérimaires, “cheap labour” du “cheap labour”, congédiables à volonté.
Après ça, “on” veut encore nous faire avaler que le capitalisme est la voie du progrès et de l’avenir…
Je crois en l’économie de marché, mais ce capitalisme-là est une forme de parasitisme socialement trop acceptée.
nordik16
13 novembre 2009
14h43
Non mais c’est quoi cette idée qu’ont les travailleurs Indiens de vouloir améliorer leurs conditions de travail, aspirer à une meilleure qualité de vie.Ou ont-ils pêchés cette idée qu’ils y avaient droits,surement des méchants gauchistes syndicalistes Québécois.Comme diraient certains qui donnent régulièrement leurs opinions sur ce blogue “Si vous n’êtes pas satisfaits de vos conditions de travail trouvez vous un autre emplois” ainsi certaines entreprises pourrons perpétués l’exploitation des travailleur.Exploitation qui est encouragée et valorisée par ces tenants et partisans du CAPITALISME SAUVAGE.
elorio
13 novembre 2009
17h44
Fortement H-S, mais assez important, je pense :
Wow, il aura fallu que ça soit un simple journal comme celui de Métro Montréal ( bien que la source émane de la Presse Canadienne ) qui m’aura enfin permis d’arrêter pour de bon, ce matin, ma réflexion sur le bien-fondé de la guerre en Afghanistan et de notre présence.
Moi la seule chose qui m’achalait si on s’en allait drette là, c’était que l’Afghanistan allait être dans la m**** et qu’il ne pourrait pas assurer le contrôle, notamment sur les Talibans. Je trouvais ça chien et irresponsable.
OR ! , cet article démontre que les Seigneurs de la guerre là-bas, sont TRÈS BIEN capables de le faire, assurer le contrôle !! Et qui plus est, sont déjà associés à Kardai.
Fa que, enfin, depuis ce matin, pour de bon, je peux dire, en toute paix, go home Canada !!!
« « Son chef d’état-major des armées [ à Karzai ] , le général Abdul Rachid Dostom, est quant à lui un puissant seigneur de la guerre ouzbek, accusé notamment d’avoir fait mourir jusqu’à 2.000 talibans dans des conteneurs fermés pendant l’invasion de l’Afghanistan fin 2001, selon un rapport du département d’Etat américain (Affaires étrangères). « «
http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5iqlI5fgQHxJ4RPmqpcNIL8DUVcsA
anonymus
13 novembre 2009
20h31
Voici un bel exemple où une photo vaut mille mots (ce qui n’enlève rien à l’article, bien entendu). Je gagne 330000 roupies par mois à ma principale activité, et je ne regarderai plus ma boite à lunch de la même façon le midi.
cm12
13 novembre 2009
21h58
produire au meilleurs couts, afin que nous puissons achetés aux prix! que voulez-vous de plus du capitalisme! faire preuve de pauvreté? OU jouer la game et faire mieux que les autres…
re3e
14 novembre 2009
10h47
moi je trouve au contraire qu’il faut continuer dans ce sens , quand des usines occidentales doit temporairement areter son exploitation ca coute des sous a ces mega corporations , ces occidentaux perdent leur revenu et eventuellement ils ferons pressions sur ces companies indiennes pour ameliorer les conditions de travails de ces personnes ,afin de s’assurer de ne plus perdre ces profits / revenu
proculation
15 novembre 2009
06h44
Étant néo-libéral et pro-mondialisation, je vois cette grève comme une très bonne nouvelle: ca démontre que le système économique en lequel je crois fonctionne !
Ainsi, en fabriquant nos pièces là bas, on aide non seulement les indiens à travailler mais aussi à améliorer leurs conditions. C’est ce qui s’est passé en Corée, Taiwan, Hong Kong, Singapore, etc.
Bravo au capitalisme et la mondialisation !
Ce n’est surement pas en envoyant quelques dollars en “dons” qu’ils seraient devenu des endroits très riches.
DeKingI
15 novembre 2009
08h50
Notre problème en tant que consommateur est de ne jamais ce sertir concerné. Toute cette consommation nous concerne en premier lieu, et cela, à chaque fois que l’on ente des nouvelles de ce genre. Et nous réagirons comme Anonymus et y penserons plus sérieusement et changerons notre façon de consommé
mononke
15 novembre 2009
12h41
Les anglais ont mis des années a faire de l’Inde un grand bassins d’esclave english speaking fluent, et docile … ce ger Ghandi les as libérés de leur responsabilités ( les anglais!!! ) ils sont rentrés sur leur ile propres et ont continué a faire faire le sale boulot en Inde , énergie au charbon dépotoirs de production la bas etc…
Les grandes familles indiennes riches vivent a London loin de la polution et des problèmes de l’inde… Le king Indien de l’aciérie mondiale y a ses appartements y règne sur son royaume …
En inde on fait aujourd’hui ce que les japonais faisaient il y a quelques temps le cheap sans garanties…et le capitalisme ramasse le meilleur en y laissant le reste , pollution , problèmes sociaux, pauvreté , exploitation etc….Si c’est pas la ce sera ailleurs y a toujours un ailleur….
Pourquoi une boite a lunch en métal ça prend une tonne d’énergie a fabriquer et ça polue…d’aileur si on transportait la fabrication en pays musulman pauvre et qu’on la concentrait durant le Ramadan on éliminer4ait la boite a lunch car pas de diner le jour , donc pas de boite a lunch , pas de cafétaria et pas de perte de temps d’une précieuse heure de diner… le soir il se bourrerait a la maison après le coucher du soleil .., mais malheureusement on les a pas encore discipliné …peut être qu,après une cinquaintaine d’année d’occupation il deviendront plus docile et qu’il pourront fabriquer nos pièces de voiture ….
Tant qu’a être chien ….
reveur44
16 novembre 2009
09h57
Ironique…
“There is one rule for the industrialist and that is: Make the best quality of goods possible at the lowest cost possible, paying the highest wages possible.”
Henry Ford
thegopher001
17 novembre 2009
10h43
C’est déprimant d’apprendre que les travailleurs qui produisent cette boîte à lunch soient si sous-payés. En fait ce n’est qu’une simple boîte à lunch, pourquoi importer du métal d’ailleurs en gaspillant une tonne d’essence pour le transport? Elle peut bien mourir cette entreprise. Il y a en déja suffisament des boîtes a lunch sur les comptoir de wal-marts et canadian Tire, je ne vois pas pourquoi on en aurait besoin d’autres. elle est coté cette entreprise? faite une short-sale au plus vite, sur Ford aussi.