Mathias Brunet, LNH

Le Lundi 9 novembre 2009 | Mise en ligne à 16h05 | Commenter Commentaires (38)

Luc Robitaille, obscur choix des Kings en 1984…

Publié dans la catégorie LNH

 lucrobitaillelarge.jpg

Luc Robitaille sera intronisé au Temple de la Renommée du hockey ce soir.

Il y a quelques années, Robitaille m’avait raconté sa journée lors du repêchage de 1984. C’est l’une des histoires de repêchage les plus cocasses, comme quoi on ne sait jamais quel jeune hockeyeur on a sous les yeux…

 

La Presse
Sports, samedi 20 mars 2004, p. S1

LUCKY LUKE CONTRE JOHN BUCYK

Mathias Brunet

Luc Robitaille se souvient encore parfaitement du jour où il a été repêché par les Kings de Los Angeles, le 9 juin 1984, au Forum de Montréal.

C’était l’année de Mario Lemieux. Les Penguins de Pittsburgh l’avaient choisi au premier rang, mais le grand Mario, déjà frondeur, n’avait même pas daigné se présenter à leur table.

Luc Robitaille n’avait pas les ambitions de Lemieux. Il entretenait tout de même l’espoir d’être sélectionné en quatrième ou cinquième ronde. Ne venait-il pas de connaître une saison de 85 points à sa première année junior avec les Olympiques de Hull? Un dépisteur des Kings de Los Angeles l’avait même approché quelques semaines auparavant.

Les rondes passent. Robitaille, installé dans les hauteurs du Forum, retient son souffle chaque fois que le représentant des Kings prend le micro. En quatrième ronde, déception, Los Angeles sélectionne un jeune homme du nom de Tom Glavine. Celui-ci ne jouera jamais dans la LNH, mais il deviendra l’as de la rotation des lanceurs des Braves d’Atlanta, au baseball.

Cinquième ronde, déception. Sixième ronde, déception. En septième ronde, le responsable du recrutement chez les Kings s’empare du micro : “The Los Angeles Kings are proud to select Luke…”, l’homme s’arrête net, consulte ses dépisteurs, puis reprend le micro : “The Los Angeles Kings are proud to select, from the University of Vermont, Shannon Deegan! “

Robitaille est cruellement déçu. Et le Forum qui est déjà presque désert. Arrive la neuvième ronde et finalement, le jeune homme de Ville d’Anjou est choisi par les Kings, au 171e rang. Tout feu tout flamme, il bondit de son siège dans les estrades et descend en courant les escaliers pour aller remercier ses bienfaiteurs.

Un gardien de sécurité l’empêche de passer puisque les joueurs repêchés aussi tard n’ont plus accès au plancher où se trouve la direction des équipes. Par chance, Pierre Lacroix, agent de joueurs à l’époque, le reconnaît et plaide sa cause auprès du garde.

“Quand je suis arrivé à la table des Kings, il ne restait plus grand monde, raconte Robitaille. Ils étaient deux, le responsable du recrutement de l’équipe et un secrétaire de route. Le recruteur m’a dit: Il ne nous reste plus de ” calotte “, mais on peut toujours te donner une pin “.

Les deux représentants des Kings sont loin de se douter qu’ils ont sous les yeux un éventuel membre du Temple de la renommée du hockey…

Vingt ans, huit participations au match des Étoiles et 1367 points plus tard, Luc Robitaille tente ce week-end de devenir l’ailier gauche le plus productif de l’histoire de la Ligue nationale devant l’illustre John Bucyk. L’ancienne vedette des Bruins a amassé 1369 points entre 1955 et 1978.

  • Passées les 2 premières rondes, le repêchage est une loterie. Robitaille, Zetterberg, Roy, etc…

  • N’est-ce pas plutôt Tim Hanley que les Kings ont repêché en 7e ronde en 1984, alors que Shannon Deegan avait été choisi en 8e ronde ?

  • Quel grand joueur, son histoire est un exemple pour chaque jeune joueur de hockey. Il a tout mon respect.

  • En plus, Luc Robitaille a toujours su garder les pieds sur terre. Toujours symaptiques, souriant. Je me rappelle très bien comme il faisait des jokes et “niaisait” ses coéquipiers dans les matchs d’étoiles :-) Class act ! Félicitation à Luky Luke pour une superbe carrière.

    En passant, n’est-ce pas une autre preuve que l’ordre des choix ne comptent pas tant que ça ? Ce soir, 2 joueurs sur 4 qui seront intronisés ont été repêchés dans les bas-fonds (Luc et Brett). Qu’en je pense qu’il y a des gens qui s’entêtent à faire une vedette avec un gars juste parce qu’il a été repêché 5eme…

  • Je recopie la dernière partie du commentaire fait dans l’autre blogue.

    Luc Robitaille est la raison pour laquelle j’ai commencé à écouter le hockey à l’âge de 6 ans (Et je m’en rappelle…!) Mon père encourageait le CH en finale de la coupe Stanley, et moi, j’aimais mieux les “zautres”, parce que le “numéro 20 y’é bon”. Mon père m’avait dit qu’il était meilleur que je croyais parce que personne ne croyait qu’il était assez rapide pour la LNH. Que personne ne croyait en lui. Hé bien, moi, j’ai commencé à le suivre, parce que je croyais en lui. Et à suivre LE club qui lui avait donné sa chance… Les Kings de Los Angeles. Et encore à 22 ans, quand les gens me défigurent avec mon chandail des Kings, je leur dit que c’est parce que le meilleur ailier gauche de l’histoire de la LNH (”Wayne Gretzky?”, de me répondre mes “moins-cultivés-en-hockey-que-moi” amis **rage**) a joué pour cette équipe.

    Merci Luc. Tu es une inspiration pour moi.

    (Maintenant, je vous demande : À quel point serait-il une icone nationale s’il avait fait ses exploits dans l’uniforme tricolore?)

  • Je me souviens très bien de Robitaille durant la saison 83-84, soit lors de son année de repêchage. Il avait peine à avancer, mais avait développé un style de jeu qui en faisait en sorte que son coup de patin déficient était moins pertinent, ce qui est rare, puisque c’est généralement un atout très important. Je me rappelle encore de lui à proximité du filet de Troy Crosby, père de Sidney, durant les avantages numériques contre le Junior de Verdun. Il était toujours près à prendre le retour de lancer, un peu comme Steve Shutt à l’époque.

    Robitaille s’est ensuite retrouvé à la bonne place au bon moment. Guy Rouleau a été échangé aux Olympiques de Hull et a contribué à la production de Luc Robitaille à titre de joueur de centre. Puis, à Los Angeles, en 1986, le jeu était très ouvert avec les Dionne, Taylor, Nicholls, Fox, Carpenter et Carson.

    Peut-être que si Robitaille avait été repêché par une équipe plus établie et plus conservatrice, il aurait moisi dans la Ligue Américaine. En tout cas, je ne dis pas cela pour le déprécier, car personnellement, je l’aurais choisi en 2e ronde cette année-là, mais lorsqu’on est choisi 171e, ça prend un petit de pouce des circonstances et du hasard pour percer.

    Fait amusant, Stéphane Richer avait amassé moins de points que Robitaille (au même âge et dans la même ligue) cette saison-là, et Richer avait été une sélection de 2e ronde.

  • En carrière , Luc Robitaille aura marqué plus de buts que le total de match, points et minutes de pénalités de tous les autres joueurs repêchés par les Kings la même année.

  • Juste pour ajouter un petit commentaire personnel à propos de Luc Robitaille:

    J’ai fréquenté le cégep de l’Outaouais, où les joueurs des Olympiques de Hull/Gatineau poursuivent généralement leurs études collégiales.

    Et juste comme ça, au fil des conversations, trois professeurs différents m’ont dit à quel point Luc Robitaille était l’un des élèves les plus gentils et sympathiques à qui ils avaient enseigné. L’un de ses enseignants m’a même dit que Robitaille lui téléphonait encore à l’occasion pour lui demander des nouvelles. C’est très terre-à-terre, disons.

    Il ne faut pas oublier que les joueurs de hockey, surtout ceux qui sont parmi les meilleurs de la LHJMQ, projettent souvent l’image de jeunes arrogants et imbus d’eux-mêmes. Mais Robitaille n’a jamais été comme ça.

    Par contre, j’ai entendu des histoires beaucoup moins flatteuses à propos de d’autres anciens des Olympiques, qui agissaient comme de vraies prima donna avec leurs profs et les autres élèves.

    Il y en a un qui remettait des travaux à moitié complétés en disant au prof: “tu pourras le garder après, je l’ai signé, ça va valoir cher plus tard.” Et dire qu’aujourd’hui il travaille pour RDS…

    Mais à sa défense, on est tous un peu con à 18 ans.

  • @le_gaucher

    Je serais curieux de savoir qui il est… ;-)

  • Luc Robitaille mérite pleinement son intronisation au Temple de la Renommée
    et je lui transmet mes félicitations pour la grande carrière qu’il nous a offert.

    Bravo et merci Luc.

  • @ben86

    Benoît……….. Brunet????

  • Hmmm… Indice : les mêmes initiales que Brigitte Bardot mais on pas mal moins cute.

    Toujours été fan de Luc Robitaille. Dès sa première saison. Une bouille sympathique, de la répartie, toujours vaguement second degré… Le genre de gars qu’on aimerait avoir pour beau-frère, quoique…

    Avec qq histoires bien salées pour pimenter sa relation au ‘great one’ !

    Blague à part, il a eu un des coups de patin les plus hideux de la NHL… Preuve qu’y a moyen de scorer quand on comprend le jeu géométriquement (mon inspiration personnelle quand je suis sur la glace -les boys se demandent toujours comment je finis par en mettre une vingtaine par hiver !)

    Je crois néanmoins que la décennie ‘80 était la dernière époque où l’on pouvait s’en tirer à si bon compte (note à Latendresse : étudie la géométrie ben ben fort !)

  • …pour ceux qui se demandent ce que j’entends par ‘géométrie du jeu’, c’est que le hockey est un sport à bandes, comme le babyfoot… Ou le pool.

    Les rondelles finissent toujours par passer par certaines endroits à cause des rebonds inévitables, où l’angle d’incidence = angle de réflexion.

    Quand on sait pas patiner, on se place là d’avance, et on attend. La loi des grands nombre fait en sorte qu’au moins une fois par match, t’auras une chance de scorer si t’es placé là. (ce là, c’est dans le cercle de mise en jeu, entre le point et le cercle). Lucky Luke a scoré 60 % de ses buts de là…

    Et aussi, vous savez, sur les 2 contre 1 ‘ratés’, quand l’autre gars prend le retour du lancé raté contre la bande et compte dans un filet ouvert ? D’ici 10 ans, quand le hockey sera vraiment devenu scientifique, vous verrez des gars pratiquer ce jeu…

    Patiner vite, c’est bien, mais réfléchir c’est parfois mieux…

  • @mikhail_b.(17h36). «Patiner vite c’est bien mais réfléchir c’est parfois mieux».

    Vous m’avez rappelé une phrase que j’ai entendue dans une aréna de province il y a longtemps. Spectateur, j’étais impressionné par le coup de patin et la vitesse d’un joueur. Un connaisseur (je pense qu’il était dépisteur) m’a dit: «Oui, celui-là: Un coup de patin d’un million mais une cervelle à 50 cents.» Le gars n’est jamais allé plus haut que junior B.

  • Belle histoire!
    Bravo encore, M. Robitaille pour ce que vous avez réalisé malgré tous les préjugés rencontrés en chemin.
    En passant, cher Luc, pouvez-vous donner quelques conseils amicaux à notre “Tendre— numéro 84″ sur la façon de faire sa place dans la Ligue Nationale? Il semblerait que Guillaume ne fait que tourner en rond et de se plaindre de son utilisation depuis quelques temps.

  • Mon meilleur souvenir de Robitaille, c’est lors de la finale de 1993. Après que les Kings eurent remporté le 1er match 4-1 face au Canadien (Lucky Luke avait compté deux buts), Robitaille était interviewé dans les studios de la SRC par Jean Pagé. Le # 20 est arrivé avec deux hot-dogs dans les mains et a commencé l’entrevue la bouche pleine en disant quelque chose comme « je ne peux quand même pas venir au Forum sans manger de hot-dogs… ». Voilà l’image que j’ai toujours eu de lui : un gamin qui s’amuse. Les gardiens adverses, eux, semblaient avoir pas mal moins de fun que lui…

  • @ Snake70

    On sait tous que tu as confiance en toi et que tu as un certain talent pour observer les espoirs, mais des fois il faut se garder une p’tit gêne.

    “En tout cas, je ne dis pas cela pour le déprécier, car personnellement, je l’aurais choisi en 2e ronde cette année-là, mais”

    Franchement, pour qui tu te prends… 21 équipes ont passé leur tour pendant 8 rondes mais toi (âgé de 24 ans?) tu l’aurais pris en 2e ronde? Robitaille lui-même ne pensait pas partir avant la 4e ronde!! lol

    Et Patrick Roy, tu l’aurais choisi en 1ère ronde cette année-là?

    Pour être plus crédible, tu devrais nous faire part de tes moins bons pronostics également… Genre est-ce que tu aurais opté toi aussi pour Éric Chouinard? lol

  • @jeanfrançois

    …étant entendu que patiner vite ET réfléchir c’est le top !

    En fait, patiner vite ça sert vraiment pour porter la rondelle et backer. Le reste du temps, une certaine lenteur dans la maraude sert son homme… Combien de buts ai-je scoré pour avoir été trop ‘lent’ à suivre un 2 contre 1, seulement pour pogner un gros retour bien juteux. Eussé-je été trop rapide, je l’aurais jamais eu ;-)

  • @ Polyscope

    Je ne suis pas du genre à raconter des histoires. Alors voici quelques-uns de mes mauvais coups :

    Oui, j’aurais choisi Chouinard avant Gagné, et je trippais sur Pavel Brendl en 1998. Roy, je ne l’avais pas remarqué. Il accordait 6 buts par match avec une équipe abominable.

    Je croyais que Jimmy Carson (choisi 2e en 1986) marquerait 600 buts, qu’Alexandre Daigle était le prochain Guy Lafleur, que Bryan Berard serait une grande vedette, que Radek Bonk marquerait 40 buts, et que Todd Warriner (choisi 4e en 1992) serait un gars de 80 points. Aussi, je voyais Petr Nedved comme un futur dieu du hockey. Et je pensais que Brendan Shanahan ne serait qu’un piochon. Que Glen Wesley gagnerait le Norris, etc. etc.

    Comme tu vois, je n’ai pas peur d’avouer tout ça. Alors si je te dis que Robitaille, je l’aimais, crois-moi. Mais je ne pensais jamais qu’il ferait 668 buts. Je le voyais comme un gars de 2e trio qui marquerait 30 buts sur les jeux de puissance principalement.

    Je vous adore Snake! Vous êtes unique en votre genre…
    Mathias Brunet
    P.S. Dans le cas de Bonk, ce qui a faussé les données, c’est sa saison de 87 points en 76 matchs à 17 ans dans la Ligue internationale à Las Vegas. Ce qu’on oublie, c’est qu’il jouait au sein d’un trio avec Patrice Lefebvre, le meilleur compteur de l’histoire de la Ligue de hockey junior majeure qui a été honteusement boudé par les équipes de la LNH à cause de sa petite taille. Lefebvre a connu cinq saisons consécutives de plus de 94 points dans la Ligue internationale, dont deux saisons de plus de 114 points. Avoir vu le jour quinze ans plus tard, je suis convaincu que Lefebvre serait une vedette dans la Ligue nationale. Mais il avait deux handicaps majeurs, la taille et la langue.

  • @ snake

    Je ne sais pas si tu en a entendu parler, mais le père de Crosby (Troy) fut repêché par le Canadien et joua pour le club école à Sherbrook(je crois) avant de se blesser et de prendre sa retraite à cause de ca. Selon ce que j’ai entendu, il était un grand fan des Canadiens et Crosby a passé son enfance à suivre cette équipe qui est sa préféré et celle de son père. (http://media.fans.nhl.com/_Player-Profile-Sidney-Crosby/blog/443741/111820.html?b=)

    Donc, Troy a énormément d’influence sur son fils et selon ce que certains analystes disaient, il en menerait large à Pittsburg et ferait ce qu’il peut pour que son fils joue avec les meilleurs joueurs disponibles (d’où l’acquisition de Marian Hossa). De plus, comme le contrat de crosby fini dans 3-4 ans et que celui-ci sera à son apogé, je me demande s’il planifie de signer avec le Canadien. L’équipe qu’il a regardé toute son enfance. Son équipe préféré et l’équipe préféré de son père. L’équipe qui a repêché son père. L’équipe la plus prestigieuse de la LNH , mais surtout l’équipe où Crosby serait idolatré par des centaines de milliers de personnes. Si c’est le cas, je me demande si sont père y serait pour quelque chose.

    Qu’en pense tu ? Est ce que c’est possible ?

  • Mon rêve. Robitaille à la place de Brunet comme analyste des matches à RDS! :P Je sais je sais, je rêve!

  • « Il y en a un qui remettait des travaux à moitié complétés en disant au prof: “tu pourras le garder après, je l’ai signé, ça va valoir cher plus tard.” Et dire qu’aujourd’hui il travaille pour RDS… »

    Est bonne! Pis j’ai pas de misère à croire que c’est vrai… :) )

    « Mais à sa défense, on est tous un peu con à 18 ans. »

    C’est vrai! Mais il y en a qui le demeurent un peu plus longtemps… :) )

    Patrice Lefebvre, un ancien des Cataractes de Shawinigan avait effectivement deux handicaps M.Brunet, bien dit!

    L’histoire de Luc Robitaille me rappelle celle de Mike Bossy, repêché seulement au 15 rang. Tout comme Robitaille il était excellent en offensive, mais avait des carences défensives.

    À son premier camp d’entraiment Bossy a tenté d’améliorer son jeu défensif durant les parties hors-concours. Résultat: Il ne marquait pas et aurait pu être coupé. Heureusement pour lui, il n’était pas à Montréal mais à New York.

    Bill Torrey a discuté avec lui et lui a fait mention qu’il avait été repêché pour son talent offensif. Les autres joueurs de son trio s’occuperaient du jeu défensif. Résultat? PLus de 50 buts dès sa première saison dans la LNH. On venait de comprendre que le hockey d’aujourd’hui compterait sur des spécialistes du jeu offensif et défensif. Que même si un joueur n’est pas complet, il peut aider son équipe s’il est bien utilisé.

    Et Luc Robitaille est un autre bon exemple de ce style de jeu.

  • @ Snake70 – Excellent commentaire! Moi je voulais Gilbert Brule…Alex Bourret… Mathieu Aubin (on l’a eu et quelle deception il a ete), David Perron et Keven Veilleux (Mathias m’avait dit, par contre, qu’il n’avait pas le patin de la LNH). Comme quoi, j’aurais moi aussi fait patate a une couple de reprise!

  • @ Business_man

    Ce n’est pas le genre spéculation sur laquelle je m’attarde. Je suis pas mal sûr que Mario Lemieux et Raymond Bourque rêvaient d’évoluer avec le CH lorsqu’ils avaient 16 ans, mais ils n’ont jamais mis ce plan à exécution lorsqu’ils ont pu devenir joueurs autonomes. Les goûts et les désirs évoluent dans la vie.

  • @ Mathias

    Patrice Lefebvre est l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de la LHJMQ. Lui et Stephan Lebeau formaient un duo infernal. Certains soirs, c’était tellement facile pour eux, on aurait dit qu’ils jouaient contre des gars de calibre bantam. Je me rappelle avoir vu un match durant le temps des Fêtes en 1986 : Stephan Lebeau avait marqué 8 buts, et je crois que Lefebvre avait récolté quelque chose comme 2 buts et 8 passes.

    @ Polyscope

    Mon pseudonyme n’a rien à voir avec mon année de naissance. En fait, je suis né en 1966, quelques jours avant Luc Robitaille. Ce dernier a d’ailleurs joué midget AAA avec mon meilleur ami. C’est un peu pour ça que j’avais porté une attention particulière à sa carrière junior.

  • @Snake70

    Tu es vraiment plus interessant quand tu es humbles comme aujourd’hui. Tes avoueux m’ont rappeler les repechages que j’avais le plus suivi dans mon jeune temps. Celui de 92 et celui de 93. En 93, je me souviens tres bien de souhaiter que le CH repeche Koivu (sans jamais l’avoir vu joue) mais de ne pas vraiment me faire d’illusion. Quel avait ete ma joie lors de sa selection.

    Il y a deux autres joueurs dont j’avais adore la selection par le CH. Valeri Bure ainsi que Darcy Tucker. Quel dommage que leurs carrieres ne se sont pas bien passe a Montreal. A moins que je me trompe, il me semble que Mario Tremblay et Rejean Houle n’etaient pas tres bons pour evaluer et faire progresser le talent (car c’est joueurs avaient/ont un certains talents). Oui, je sais qu’ils ont ete repeche a l’epoque Savard/Demers/Boudrias mais il me semble que c’est sous l’ere Houle/Tremblay que leur temps s’est termine.

  • Comment le Canadien a-t-il pu le laisser passer??????Il jouait dans notre cour!!! (ironie)

    Sur une note plus sérieuse, beau discours de Luc. Quel gentleman.

  • @snake
    J’avais prédit que Darcy Tucker, alors avec les dangereux Blazers de Kamloops, aurait une grande carrière. Y’étais tellement dominant! J’ai pensé aussi que Christian Laflamme était un vol en deuxième ronde du repêchage de 1995 ( je suivait assidument les Harfangs à l’époque).

  • Ben moi, j’ai commencé à écouter le hockey sérieusement en 1993 et Luc Robitaille a toujours été un joueur que je respectais. Aujourd’hui, il mérite entièrement ce qui lui arrive.

    Félicitation à toi Lucky Luc.

    Pat Desbiens

  • En plus d’être un bon joueur, Luc était aussi un bon joueur à interviewé. La langue de bois, il connait pas ca, il disait les choses comme elle était. Lui et Steve Duchesne étaient les deux meilleurs bouffons en entrevue :) Que de plaisir de le voir jouer et surtout l’entendre.

    Bravo Luke !

  • Je commente rarement sur le net mais, Luc Robitaille est un exemple à suivre pour tous les jeunes québécois et il mérite que je sorte de mon mutisme. Un gars avec du coeur, un bon père de famille et quel marqueur. Quelqu’un qui a tjrs cru à ses rêves et fait les efforts pour les atteindre. Quelle carrière! Félicitation pour ta réussite Luc! Comme dirait Jacques Demers…Chapeau!!!

    Content de vous lire frank055. Au plaisir!
    Mathias Brunet

  • aujourd’hui, on revient sur Luc Robitaille et 3 autres extraordinaires joueurs.
    Le récit de la journée de repêchage de Luc montre la volonté et la passion qu’il avait pour le hockey. Pas un sport. Pas un travail. Mais une passion et une volonté de vaincre et de convaincre… convaincre menant souvent à vaincre.

    Hier, j’écoutais le reportage de Dimanche Magazine (Radio-canada) sur Louis Leblanc. Bien que je trouve que Louis Leblanc est très sage et intelligent de penser à une alternative au Hockey, on peut constater la grande différence avec Luc robitaille. La passion d’un côté. De l’autre, c’est un “Peu de joueurs y arrivent”, “Je ne sais pas si cela va marcher”.

    C’est notre premier choix. Je trouve que cela manque d’émotion et de passion. Leblanc va peut-être devenir un très bon joueur mais pour un premier choix, je trouve que cela manque d’ambition et de passion sportive. Si c’était un troisième, quatrième choix, etc. j’applaudirai son discours sage et intelligent… mais c’est un premier choix du CH. Un premier choix en qui on place beaucoup d’espoir, cela devrait vouloir manger du hockey matin et soir!

    Pour finir sur Luc Robitaille, ne pourrais t’on pas lors du dépistage junior privilégié la passion et la marge de progression technique et physique plutôt que les statistiques, le poids, la hauteur et la vitesse.

  • Une autre preuve que le repêchage est loin d’être une science exacte.

  • Mathias,
    Une suggestion: Comme les joueurs devraient être des “role models” pourquoi ne pas faire une chronique pour trouver les joueurs (disons Québécois) qui furent un exemple de classe, discipline, sympatique, engagement envers à communauté, savoir vivre et respect. Lucky Luke aimait rigoler, mais il était très sérieux quand c’était le temps de jouer au hochey. Je n’y ai moi-même pas vraiment réfléchi mais deux noms me viennent immédiatement à l’esprit: Raymond Bourque et Joé Juneau. C’est drôle, deux Bruins. Serait-ce un critère de repêchage ? Le Canadien devrait peut-être s’en inspirer plutôt que de continuellemt recruter des bouffons au talent variable.

  • Tout réussi à Luc Robitaille. Regardez son discours inspirant d’intronisation : http://www.youtube.com/watch?v=T69VPPTQASw

  • @gulliver – Bien sur… les Bruins…. Mike Mulbury,Terry O’Reilly, PJ Stock, John Wensick… c’est evident que les Bruins y vont pour la classe, discipline et la sympatie!

  • @danielp: entièrement d’accord avec vous. Équipement rempli de tape, crème à raser dans le jackstrap, ces deux-là faisaient les pire coups pendables dans un vestiaire… De petites choses qui ne sont pas affichées dans les statistiques mais qui cimentent l’esprit d’équipe dans un vestiaire. Je me souviens même que TSN avait fait à l’époque un reportage sur Duchesne et Robitaille uniquement à ce sujet!

    Luc Robitaille a laissé sa marque dans le hockey mais aussi il a très bien représenté le Québec au fil des ans… Il incarnait aussi ce que les jeunes semblent avoir perdu en 2009: le plaisir de jouer au hockey. Aujourd’hui, c’est la business, les études, la forme physique parfaite, les contacts avec les dépisteurs, la recherche de l’agent qui va te dénicher le contrat payant, il est où le plaisir de jouer le sport sans se prendre au sérieux?

    Bravo aussi à Leetch, Hull et Yzerman qui ont été également intronisés hier soir. Toute une cuvée 2009!

  • J’ai 26 ans…et je croyais que Rico Fata et Daniel Tkaczuk seraient des futurs marqueurs du top 10 pendant une 10 aine de saisons tellement ils avaient l’air bons dans le junior.

    Alors à la place je me suis concentré sur les mathématiques, j’ai eu un meilleur succès :P

Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

publicité

  • Catégories

  • Blogues sur Cyberpresse

  • Calendrier

    janvier 2010
    L Ma Me J V S D
    « déc   fév »
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    25262728293031
  • Archives

  • publicité