COPENHAGUE — Il y a longtemps que Copenhague offre à ses habitants et ses visiteurs des bicyclettes pour visiter la ville. Les Danois n’ont pas attendu de voir leur Groenland se mettre à fondre. Ça date de 1995.
Mais ce qui est frappant c’est à quel point malgré tous nos changements à nous en faveur du vélo, on demeure complètement dépassé par la quantité de vélos dans les rues ici. Sur les trottoirs, il y en a partout. Dans la rue aussi. Les gens se promènent sans casque, sur de gros vélos noirs sans marque ni fioriture, avec un gros panier de métal ou de rotin, très solide, pour déposer un sac à main, les course, un cartable d’écolier…
Sur le trottoir, je dirais que seulement la moitié des gens les verrouillent. Plusieurs ne font que mettre un petit cadenas pour bloquer le roulement normal, sans plus. Les gens accotent leur vélo sur un immeuble, sur un arbre. Ils n’attendent pas de trouver un endroit réservé, même s’il y en a. Ils les laissent vraiment un peu n’importe où. De toute façon, il y a beaucoup beaucoup plus de vélos que de parkings à vélo officiels.
Et un très grand nombre de ces vélos sont loin d’être flambants neufs. On dirait même qu’il y a un parti pris pour le vieux vélo tank prêt à affronter toutes les chaînes de trottoir. Le plus populaire, en tout cas, est un gros vélo noir, sans marque — pas trop d’ostentation, en général, de ce côté là — que je n’ai jamais vu à Montréal et qui ressemble un peu à ça.






















