Un rapport vient d’être rendu public au sujet de la tuerie à Virginia Tech.
Celle qui a fait 33 morts au printemps.
On dit à l’écrit ce que le public et les médias disent depuis le début.
a) Comment se fait-il que l’université n’ait pas sonné l’alarme tout de suite après la découverte du premier double meurtre ? (On se rappelle que le plus gros de la tuerie a eu lieu presque deux heures après un premier double meurtre commis dans une résidence.)
b) Comment se fait-il qu’on n’ait pas réussi à aider à temps le jeune tueur, un homme en détresse qui avait pourtant semé derrnière lui, pendant des années, une foule d’indices menant à sa sanglante folie ?
La première question devrait être hurlée tellement elle est évidente. Imaginez s’il y avait un double meurtre à votre usine ou dans votre entreprise ou à votre université et que personne ne vous le disait. “Il y a un meurtrier au large, mais on n’a pas jugé pertinent de vous le dire.”
La seconde question, quant à elle, ouvre tout un débat. Comment fait-on pour identifier les gens potentiellement dangereux ? Comment faire la différence entre une personne en détresse et une personne en détresse au potentiel violent explosif ? Doit-on se pencher sur le cerveau de tous les ados aux pensées macabres qui n’ont pas d’amis et qui aimeraient se faire une blonde mais qui se sentent rejetés parce qu’ils n’ont pas le style Brad Pitt ?
Il serait facile d’abandonner devant la complexité et la délicatesse de ces questionnements mais il ne faut pas le faire. Il faut se poser des questions. Il faut essayer de tirer des leçons des expériences, qui démontrent, de Poly à VTech, en passant par Columbine et compagnie, que les jeunes meurtriers suicidaires suivent des chemins semblables.
Des fous meurtriers, il y en aura malheureusement toujours.
Mais des moyens de s’améliorer, il y en aura toujours aussi.
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