
Erik Knutzen et Kelly Coyne élèvent des poules à Los Angeles. Photo Pénélope Fortier. Collaboration spéciale.
AJOUT: Je lis vos commentaires depuis quelques jours et mon Dieu que vous êtes souvent plattes ! Pas d’art, pas de poules, pas de bouffe de rue. On croirait entendre les candidats aux élections municipales parler… Voulez-vous que Montréal soit vibrante, oui ou non ? Y a-t-il moyen de faire autre chose que des festivals Spectra pour lui rendre son âme ?
Des poules en villes ?
Pendant que tout le monde se préoccupe de compteurs d’eau, de contrats douteux, de gestion ratée et de yacht extravagant, peut-être est-ce le bon moment pour installer, sans que personne ne s’en rende compte, dans nos cours montréalaises, quelques poules pondeuses.
Ok, c’est interdit.
Mais peut-on au moins en discuter en pleine campagne électorale ?
Voilà des années que j’attends qu’on parle au moins de poules en ville (voir article plus bas) sauf que pendant que toute l’Amérique du nord s’y met, ou à peu près, Montréal, elle, traîne bien évidemment.
Grand article sur la question cette semaine dans le New Yorker, où la journaliste Susan Orlean attire notre attention sur ce poulailler. J’avais auparavant remarqué celui-ci sur le site de Dwell.
Au fait, avez-vous déjà goûté à des oeufs frais ?
Voici le texte que j’ai publié en 2005 sur la question. Est-ce que l’idée a fait du chemin à Montréal, quatre ans plus tard ?
La Presse
Actuel, samedi 26 mars 2005, p. ACTUEL1
Vivre bien
COCOS URBAINS
Lortie, Marie-Claude
Quiconque a un jour mangé des oeufs fraîchement pondus par des poules en liberté pourra en témoigner. L’oeuf frais est une splendeur et fait des accros. Tellement, qu’à Seattle, l’administration municipale a donné le droit aux citoyens d’élever des poules, en pleine ville, dans leur cour. Comme si à Rosemont, Notre-Dame-de-Grâce ou Verdun, on se mettait à construire des poulaillers. En cette veille de Pâques, parlons coco.
SEATTLE — Le matin, pendant que d’autres préparent les lunchs de leurs enfants ou finissent de se raser, Pam Gronbeck, elle, sort dans son jardin, beau temps, mauvais temps, pour s’occuper de ses “filles”.
Elle leur apporte des morceaux de fruits abîmés, des restants de légumes, un peu de grains bios. Et si tout va bien, ses filles lui auront préparé en retour un petit cadeau bien à elles: des oeufs frais.
Comme des centaines de résidants de la ville de Seattle, Mme Gronbeck élève des poules dans son jardin.
Le jour, souvent elles se promènent librement dans les environs. On peut les croiser dans la rue, mais plus souvent sur le trottoir ou les voir picorer dans les platebandes.
Le soir, elles retournent dormir dans un poulailler tout en bois construit par M. Gronbeck. Et ainsi, depuis maintenant près d’une dizaine d’années, la famille profite d’un approvisionnement presque quotidien (durant l’hiver, les poules pondent peu) en oeufs biologiques on ne peut plus frais.
“Je sais ce qu’elles mangent alors je sais ce que je mange”, résume Mme Gronbeck, qui se réjouit de pouvoir ainsi, en pleine ville, se brancher sur la nature et se procurer de la nourriture on ne peut plus naturelle. D’ailleurs, Mme Gronbeck a aussi un potager biologique qu’elle engraisse avec du compost et le fumier de poules, elles-mêmes nourries avec les restants de légumes…
La Ville de Seattle, ainsi que plusieurs villes de la banlieue environnante, permet depuis 1993 à ses résidants d’avoir des ” petits animaux ” (pets) à l’extérieur de leur maison, en plus des animaux de compagnie habituels, comme les chiens, chats ou poissons, qui demeurent à l’intérieur. Cette autorisation ouvre la porte le plus souvent aux poules, animal jugé récemment très ” tendance ” par le Wall Street Journal, qui rapportait le nombre croissant d’éleveurs amateurs, ainsi que l’apparition d’un certain snobisme rattaché à la chose s’exprimant notamment par le choix de races de poules rares.
À Seattle, le nombre limite de poules qu’un résidant peut garder chez lui est déterminé par la grandeur du jardin. Généralement, dans un petit terrain de ville, les gens en ont trois ou quatre. Le règlement municipal n’interdit pas les coqs, à moins que leurs cris matinaux ne fassent l’objet de plaintes des voisins.
Cela dit, par règlement municipal aussi, les résidants qui ont un terrain assez grand peuvent même garder des chèvres, des moutons. ” Une de nos voisines a des alpagas “, affirme Steve Ledwig, qui a lui-même un hamster, des poules nommées Buttercup, Lacy et Violet, un énorme lapin angora appelé Joshua, un lézard et un poisson.
M. Ledwig, qui a déjà habité dans des États américains au climat beaucoup plus froid, trouve cela tellement facile d’avoir des poules en ville qu’il pense que même les Montréalais pourraient en élever. ” Il suffit de construire le poulailler en conséquence. Même ici en hiver, il faut ajuster l’éclairage et la chaleur. ”
Tradition d’agriculture urbaine
L’élevage d’animaux en milieu urbain peut sembler étonnant mais à Seattle, la présence de véritables petites fermes en ville est une tradition, explique Rob Peterson, agriculteur de profession (sa ferme est à l’île Vashon, en banlieue de Seattle) et militant au sein d’un organisme appelé le Seattle Tilth, qui fait la promotion de l’agriculture biologique en milieu urbain.
Car si les éleveurs de poules sont nombreux, les cultivateurs de potagers urbains le sont encore plus, note-t-il. ” L’agriculture biologique n’est pas une activité marginale à Seattle “, explique M. Peterson.
Le Tilth organise chaque année une grande tournée publique des plus beaux poulaillers privés de Seattle et offre des cours extrêmement populaires sur l’art d’élever des poules et de construire des poulaillers. Ainsi, les personnes intéressées par cet élevage peuvent obtenir de l’information et des conseils d’adeptes expérimentés. Au printemps, le Tilth organise aussi un grand marché de pousses biologiques afin de permettre à ceux qui le veulent de démarrer leur potager.
Les filles
” J’ai une Rhode Island Red, deux Black Giants… ” Michele Broderick n’est pas peu fière de ses poules Rouge, Spot et Dusty qui la fournissent généreusement en oeufs frais tous les matins. Elle leur parle, leur donne à manger, nettoie leur poulailler qui ne sent étonnamment pas mauvais du tout. ” Ce n’est pas aussi compliqué que l’on pense. Elles font leurs besoins surtout la nuit, alors j’ai mis une boîte sous la pôle où elles se perchent pour dormir “, explique-t-elle.
Mme Broderick dit avoir choisi d’élever ses propres poules pour des raisons de santé et d’humanité. ” C’est répugnant de voir comment les poules sont élevées industriellement “, lance-t-elle.
Pour que les oeufs soient de grande qualité et que leurs jaunes soient bien riches, elle ne leur donne que des déchets de cuisine biologiques (légumes, fruits, grains) et de la moulée bio achetée dans un marché spécialisé. ” Mais elles préfèrent les fruits, c’est clair “, dit-elle de ” ses filles “.
En fait, elle est tellement attachée à elles qu’elle leur a montré à sauter pour obtenir de la nourriture.
” Je ne comprends pas pourquoi si peu de gens le font “, ajoute Mme Gronbeck, qui habite non loin.
” C’est sûr que ce n’est pas toujours drôle de ramasser leurs cacas. Mais ce sont mes amies! ”
Questions? Commentaires? Écrivez à mlortie@lapresse.ca
ET À MONTRÉAL ?
Il fut une époque où il y avait toutes sortes de volailles dans les cours des maisons montréalaises. Plusieurs collègues de La Presse – que nous ne nommerons pas, pour ne pas trahir leur âge – nous ont confié que durant leur enfance, ils y ont élevé toutes sortes de poussins et autres volailles. Certains avaient des poules dans leur cour et apportaient même les oeufs au journal pour les vendre, car la production était particulièrement abondante.
Aujourdhui, c’est interdit.
Amélie Régis, porte-parole de la Ville, nous a expliqué qu’un règlement municipal datant de 1966 interdit “la tuerie de volaille et de gibier, l’élevage, la garde et la vente de ces animaux vivants”, sur le territoire de la Ville.
Illustration(s) :
The Seattle Times
Les habitants de Seattle qui élèvent des poules mettent beaucoup de soin à construire leur poulailler, comme on peut le voir. Ce poulailler comprend en effet plusieurs unités qui peuvent être déplacées au-dessus du potager, pour que les poules ” fertilisent ” un peu partout.
© 2005 La Presse. Tous droits réservés.
Numéro de document : news·20050326·LA·0163























mamiedoux
24 septembre 2009
20h30
Quel bonne idée!
Moi, je ne peux pas car je demeure en condo, mais si je demeurais dans une maison avec un terrain pour me faire un potager, j’adorerais. Imaginez si je pouvais, en plus, avoir quelques petites poules, je serais aux oiseaux, comme on dit.
J’ai mangé des oeufs frais du jour, chez ma nièce de la République Dominicaine qui a quelques poules sur son terrain, c’est tout simplement délicieux.
J’espère qu’un jour chaque famille puisse avoir ses petites poules.
f_vachon
24 septembre 2009
20h32
“Amélie Régis, porte-parole de la Ville, nous a expliqué qu’un règlement municipal datant de 1966 interdit “la tuerie de volaille et de gibier, l’élevage, la garde et la vente de ces animaux vivants”, sur le territoire de la Ville”
“…sur le territoire de la ville”. J’imagine ca veut dire: Ville-Marie, Ahuntsic, Cartierville, Cote-des-Neiges, bref les territoires qui font partie de la la ville.
Par contre, est-ce que ca inclut Ville-St-Laurent, Pierrefonds, RDP, TMR, Beaconsfield ainsi que les autres territoires sur l’ile qui sont leur propre petit patelin?
Chère journaliste, auriez-vous l’amabilité de vous informer à savoir s’il y a des endroits sur l’ile où il est permis d’élever quelques poules?
Vous pensez que le règlement ne s’appliquerait pas sur tout le territoire, post-fusion ? Bonne question ! mcl
tomjoad
24 septembre 2009
21h09
Ya des champions dans le fond de la classe qui diraient :
“Ben, depuis l’temps qu’ya des nids, faudrait ben leu woère la tête a c’est poules là!”
Ceci dit, de tous temps et en nombreux lieux, il y eut des animaux dans les milieux urbains (le reglement de 1966 cité par f_vachon l’illustre bien). Ya que l’époque occidentale moderne, avec l’idée de salubrité (qui n’est pas mauvaise en soi, hein), qui tend a séparer les consomateurs des producteurs.
J’ai vraiment envie de voir des poules se promener en ville (a un autre moment que la nuit, on s’entend).
f_vachon
24 septembre 2009
21h10
“Vous pensez que le règlement ne s’appliquerait pas sur tout le territoire, post-fusion ? Bonne question ! mcl”
Il y a des fermes à Senneville et ailleurs dans ce coin, alors la question à savoir si on a droit d’avoir des poules sur l’ile est réglée. Du moins je présume, car s’il y a des chevaux il doit bien y avoir des poules…
Par contre, y a-t-il d’autres endroits sur l’ile?
De toute manière, avoir un grand terrain à Pierrfonds ou addossé au Bois de Saraguay, je ne poserais meme pas la question, je le ferais simplement sans demander.
Je commencerais peut-etre avec des cailles par contre. C’est vrai qu’il en faudrait des oeufs de cailles pour faire une omelette…
Question: si on veut manger les poules, faudrait-il les envoyer à l’abattoir?
rogiroux
24 septembre 2009
21h33
“si on veut manger les poules, faudrait-il les envoyer à l’abattoir?”
Pour trois ou quatre poules??
Vous n’avez besoin que d’une petite hache ou machette, un couteau,
un gros chaudron d’eau bouillante pour les plumer et le coeur bien accroché!
On *faisait* 50 jeunes coqs pour la viande justement à ce temps-ci de l’année
quand j’habitais à la campagne… Après la boucherie, on était un bon deux semaines
sans manger de poulet mais le congélo. était rempli pour l’hiver et le goût de la viande était pas mal meilleur que ce qu’on retrouve dans les épiceries…
Impressionnisme
24 septembre 2009
22h02
Vous abordiez le sujet des poules à Montréal il y a quelques semaines et je vous disais que dans les années 30-40, mon grand-père en avait dans sa cour … aussi je vous parlais du début des années 50 avec un cheval tirant le camion du laitier, des agriculteurs vendant de super belles fraises de leurs champs et des photographes avec un âne qui passaient de porte à porte pour photographier les enfants … époque colorée s’il en est une et chaude au coeur …
peloquma
24 septembre 2009
22h09
wow, Susan Orlean est totalement ahurissante dans la video ! Haha, j’adore quand elle nous presente son premier poulet… empaillé !
Ceci dit, les poules sont vraiment pour les oeufs, pour l’abatage, perso je favoriserait un petit abatoir meme si je sais que ca n’existe plus. Les eglu sot disponible depuis bon nombre d’année mais ce qui fait vraiment le charme de la version originale Anglaise etait la selection catalogue des races de grosses poules anciennes.
jolico
24 septembre 2009
23h12
Depuis mon enfance, je n’ai pas goûté d’oeufs de poule frais, mais il y a un trop grand nombre d’années, j’ai eu le loisir de manger de la poule que j’avais vue picorer son dernier repas (en Jamaïque) et le goût était bien différent des volailles d’ici. Récemment, lors d’une journée de promenade sur des petites routes, le chemin des écoliers, allée au Lac Brome et ai eu le loisir de manger des oeufs de cane très très frais rapportés de la ferme aux canards. Il y a là un petit magasin gourmet très très intéressant, madame Lortie.
pierlebel
24 septembre 2009
23h15
Des poules, des abeilles, des lapins… Pourquoi pas? On ne parle pas de chevaux, de vaches et de cochons, ici. Si on encourage les toitures de gazon et les jardins suspendus, je ne vois pas où est le problème. Deux bonnes pondeuses peuvent te donner 300 oeufs par année. Une ruche bien maintenue, 100 livres de miel.
hedera
24 septembre 2009
23h24
Lançons un concours “adoptez une poule”, une douzaine d’oeufs par semaine, ou par jour, selon… l’agriculture urbaine est en plein essor à Montréal: il y a une relève dans tous les quartiers, dans l’Ouest de l’Ile et dans les universités du centre-ville.
dcsavard
24 septembre 2009
23h29
Totalement contre cette idée, la gestion de ça sera un cauchemar. J’ai travaillé l’été et à temps partiel à la SPCA et nous avons déjà eu 50 volailles à abattre qui vivaient dans un logement. Le plancher du logement était couvert d’excréments et le logement rendu insalubre. Bien que ce soit un cas extrême je crois qu’un règlement serait très coûteux et difficile à mettre en place pour permettre un élevage respectueux.
el-noeliste
25 septembre 2009
00h08
Avec tous les nids de poules, surprenant qu’il n’y ai pas déjà beaucoup de poules :noel:
f_vachon
25 septembre 2009
00h35
@rogiroux
Ce ne serait pas par dédain que je n’abatterais pas une poule, mais plutot par souci pour la loi.
Pour devenir chasseur nous sommes obligés de faire un cour de chasse. Je prémume donc que, par la loi, nous devons faire un cour quelconque d’abattage afin d’avoir le droit de tuer un poulet.
En fait je ne présume pas, je pose justement la question dans l’espoir que quelqu’un ici connait la reponse.
marie-madelaine
25 septembre 2009
06h08
…………jr pense qu’il y a encore un poulailler en plein centre-ville de St -Eustache,,, il a un droit acquis ………..et nous pouvons acheter des oeufs directement du “”fermier- -aviculteur__”
alexnado
25 septembre 2009
07h14
Quelle bonne idée. Ça serait tellement salubre…
Est-ce qu’on veut le beurre et l’argent du beurre? Vivre dans une métropole comme si on était à la campagne? Come on… Bienvenue dans la civilisation.
mononoke
25 septembre 2009
08h13
Je vais m’attirer des foudres mais voilà:
moi je ne trouve pas cette idée si fantastique.
Je pose la question à tous: avez-vous déjà mis les pieds dans un poulailler?
Ce n’est pas si idyllique, je vous assure. Et je ne parle pas ici de méga-poulaillers de production.
Ado, je me suis occupée un été d’un petit poulailler de 7 poules…et vous savez, le fumier de poule a une odeur horrible, qui dure éternellement sur les lieux: l’amoniaque des excréments de poule brûle les surface et les rend puantes à jamais. Et les poules, ça se blesse entre elles, ça tombe malade, ça se retrouve avec des parasites et ça arrache ses plûmes….autrement dit, c’est tout un contrat.
Il faut savoir s’en occuper: les poules l’hiver, ici, ont besoin d’un lieu chauffé (pas a Los Angeles, mais au Quebec, oui). Est-ce qu’on veut vraiment que les gens s’improvisent éleveurs de poules comme ça, pour le fun d’avoir des oeufs frais?
J’appréhende toute une foule de problèmes: les gens ont déjà de la difficulté à s’occuper d’animaux de compagnie comme des chiens et des chats….
les poules, c’est fragile, on ne peut pas les laisser seules, pendant qu’on va passer la semaine de relâche à Cuba…
Vraiment, cette mode, cette nostalgie de la terre me rappelle les années 70….et elle attire bien des gens qui ne connaissent pas vraiment ce que c’est que la vie de cultivateur ou d’éleveur. Il serait temps de revenir sur terre justement.
Allez vivre avec les poules une semaine, juste une, et le goût va vous en passer.
legorf
25 septembre 2009
08h42
Me faire réveiller par le coq de mon voisin à 5:00 du matin? Non merci!
Endurer les odeurs de la basse cours de mon voisin? Non merci!
Déjà, sans aucune poule, mon voisin est assez dérangeant. On ne va pas en plus lui donner des outils pour faire chier son entourage d’avantage? Il est déjà assez chiant sans avoir de poules …
Tenez, un autre voisin (en fait c’est une voisine) a 3 chats plus quantité de chats des voisins qui viennent lui rendre visite (elle doit les nourrir j’imagine). Ça pue! Je n’ai rien contre les chats. Mais si en plus on lui permettait d’avoir des poules, je n’ose même pas imaginer les odeurs et le bruit qui cette situation engendrerait.
Si tout le monde était respondable, il n’y en aurait pas de problème. Le problème, c’est qu’en ville, on vit les uns sur les autres et qu’il y en a qui manquent de savoir vivre. Et c’est pour ça qu’il y a des règlements. C’est pour ça que les poules en ville, c’est bien beau en théorie, mais en pratique …
phylactere
25 septembre 2009
08h51
Une famille a dû se débarrasser de ses poules à Halifax. Le tout a fait la manchette dans les journaux. Cela allait contre le règlement municipal. Les gens disaient que les poules attireraient les rats…Cette famille a donc envoyé ses poules dans une ferme près de la ville. Alors, Montréal n’est pas la seule ville à ne pas permettre les poules sur son territoire!
kainfury
25 septembre 2009
09h57
La promiscuité en ville ne pourrait pas permettre d’y accepter des animaux de ferme!
imaginez les chicanes de voisins:
-la bande de lapins de l’un a bouffé le potager de l’autre;
-le chat de la voisine d’en face a décidé de tuer deux poules de son voisin ;
-les abeilles de la ruche de l’une ont décidé d’aller piquer le fils de l’autre;
-sans compter les vols de poules, les poules et les lapins écrasés dans la rue, etc.
-et sans compter les nombreuses plaintes concernant le bruit
Avec le manque de civisme de beaucoup de gens, je doute que ça puisse se réaliser.
De toute façon, si les gens veulent une basse-cour, mieux vaut déménager en région.
mononoke
25 septembre 2009
10h05
Je vais ajouter ceci à mon commentaire:
lorsque vos belles petites poules vont être malades, la clinique vétérinaire du quartier sera incapable de les soigner.
Allez-vous embarquer les jolies poules dans votre voiture pour l’amener en pleine campagne consulter un vrai vétérinaire de campagne?
Vraiment?
Dès qu’on regarde les vraies questions pratiques de ce scénario de rêve, on s’aperçoit que ce n’est pas viable.
Ça marche très bien à Seattle. Je l’ai vu de mes yeux. Et quand j’y suis allée, ça faisait déjà une dizaine d’années que ça marchait très bien… mcl
mattgilles
25 septembre 2009
10h10
Quelle bonne idée pour une pandémie!
Et j’ai déjà goûté à des oeufs frais, ça goûte la même maudite affaire, n’en déplaise aux amis des poules.
nobodyknows
25 septembre 2009
10h54
La campagne à la ville, quoi!
Avoir le beurre, l’argent du beurre…et le cul de la fermière, comme on disait. Pas une bonne idée… Quand on veut des poules, des lapins, bref des animaux de ferme, on s’installe à la campagne. Vouloir vivre la ruralité à deux pas du métro, me semble que c’est beaucoup demander. Un élevage de poules dans le banc de neige sur la rue Boyer, pas sûre…Bucolique et utopique à l’os!
morcego
25 septembre 2009
11h33
J’ai l’impression que ça fait déjà quelques fois que vous nous revenez avec la même idée. Pourtant je ne vois pas ce qu’elle a de si extraordinaire. Un petit nombre de personnes le font depuis longtemps en catimini (dont une cour à scrap sur St-Patrick un peu à l’ouest du marché Atwater qui a une dizaines d’oiseaux dont un paon). Rien de bien romantique.
Je pense qu’il faut être rendu un tantinet trop “urbain” pour pouvoir accrocher à l’idée. Si on est pas suffisamment déconnecté de la nature ça reste très très banal comme sujet…
D’ailleurs plein de gens en ville ont accès à des oeufs frais sans pondeuse. Une collègue de travail qui habite la campagne et avaient des poules nous en vendait. Depuis qu’elle a arrêté j’ai quand meme des oeufs frais quand je vais à la campagne (ce n’est pas tous les jours évidemment mais on ne devrait pas nécessairement en manger tout le temps non plus). Ce n’est pas comme si être montréalais forçait nécessairement à se couper du monde qui nous entoure. La campagne est tout autour! On peut lire LaPresse et connaitre le gout des aliments frais quand même, ce n’est pas une contradiction. Et pour ceux qui n’y sont pas encore, pas besoin de révolution pour y arriver ni de changements aussi drastique que d’avoir des poules en apart.
Je pense qu’en terme d’agriculture urbaine, bien avant l’élevage de poules, on aurait pas mal plus de succès en augmentant l’espace “jardinable” avec des toits verts. Ca rejoint pas mal plus de monde, ça règle d’autres problèmes en même temps, ça ne demande pas autant d’entretien et d’attention…et surtout, coté alimentation c’est pas mal plus varié comme possibilités!
ps: la ferme Pousse-Menu à Montréal-Ouest en plein coeur de l’ile de Montréal utilise des poules pour vider ses serres de tous les résidus végétaux après la récolte (et en déféquant partout -c’est aussi ça avoir des poules- elles fertilisent le terreau à être ré-utilisé, une solution très astucieuse sur une ferme). Il y a donc moyen d’avoir des poules et d’être en règle sur l’ile de Montréal.
elorio
25 septembre 2009
12h21
Pause-joke : Comment on appelle ça en anglais, un poulailler :
Un poule-room.
masourisestmalade
25 septembre 2009
17h10
@ MCL
Je suis totalement en accord avec vous concernant les commentaires “plattes” de ceux qui ne voient toujours qu’un seul côté de la médaille. Comme s’il leur était impossible de considérer les avantages ET les inconvénients lorsqu’un idée est proposée.
J’en ai fait une écoeurantite aiguë dernièrement. Maintenant, je ne les lis plus. Tant pis pour eux.
mononoke
25 septembre 2009
18h51
Tout le monde pourrait avoir des poules de hockey….
davidsonstreet
28 septembre 2009
13h34
Je suis tout à fait en faveur de cette initiative si ça peut vous réconforter. En me promenant dans les ruelles d’Hochelaga, j’ai vu des oies dans une cour. Dès que j’ai la chance, je fais pareil; légal ou pas, je m’en fiche.
misspepsi
28 septembre 2009
22h46
Contre, pour les mêmes raisons que legorf et kainfury.
Ici, c’est l’hiver 7 mois par année. Il y a des tonnes de neige. On ne sait pas vivre ensemble. Tout le monde se croit sur une île déserte avec son 3 et demie dans un bloc de 6, 8 ou 12 logements, avec chacun son “droit” au gros barbecue et autres gogosses.