
Était-ce trop beau pour être vrai ? La présidente de la Chambre Nancy Pelosi, en compagnie du leader de la majorité des représentants Steny Hoyer (à g.) et du whip démocrate James Clyburn, après la victoire démocrate pour la réforme de la santé. Photo Reuters.
Samedi, dès que le programme d’assurance-santé concocté par les démocrates et poussé par le président Obama, a été accepté, les messages terrifiés ont commencé à arriver sur Twitter: oui la réforme a gagné, mais au prix d’un recul très important des droits et libertés. Pour faire accepter la réforme, les démocrates ont en effet accepté que des limites sévères soient imposées à l’accès à l’avortement.
L’animatrice de MSNBC Rachel Maddow, twittant de l’aéroport dimanche matin, résumait la situation ainsi: “Je devrais être endormie puisqu’il est 6h du matin, mais je suis en feu, juste à penser à Stupak.”
Pour faire passer le plan, les démocrates ont en effet accepté l’amendement Stupak, qui va très loin pour limiter la liberté d’accès à l’avortement. Attention. Il n’est pas question de refuser la procédure parmi les soins couverts par les régimes publics. Ça, il n’y en a même pas été question l’ombre d’une seconde. Non, ce dont on parle, c’est d’interdire l’accès aux régimes d’assurance privés mais subventionnés qui ne seraient pas anti-choix. Un truc complexe et absurde. À côté de cela, l’incapacité du ministère de la Santé québécois de s’assurer que les femmes ont un accès partout et gratuit à ce service dans notre province, paraît comme un détail anodin.
Aux États-Unis, les pro-choix sont furax. Notamment les femmes qui, comme l’a très bien expliqué Kate Harding dans Salon ici, ont l’impression d’avoir été sacrifiées. (Camille Paglia, dans Salon aussi, trouve elle que ce vote est une grande victoire pour les femmes car le machiavélisme de la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, a démontré une fois pour toutes que les femmes pouvaient être aussi politiciennes dans le pire sens du terme que n’importe quel gars…)
Le plan ayant été accepté par la peau des fesses chez les représentants, doit maintenant passer au Sénat, où certains pro-choix ont déjà dit qu’ils ne voteraient pas pour la réforme de la santé avec cet amendement.
Aujourd’hui, le New York Times a officiellement demandé aux sénateurs de ne pas accepter de plan de réforme de la santé qui limite ainsi le droit des femmes à avoir accès à l’avortement.
On n’a pas fini d’entendre parler de ce dossier qui, maintenant, officiellement, déchire les Américains.























felicio_de_parma
11 novembre 2009
00h18
en même temps je trouves est-ce si compliqué de faire attention et de prendre les précautions nécessaires pour ne pas tomber enceinte !
l’an passé, un médecin danois expliquait que 70% des avortements sont du en grande partie à l’irresponsabilité et au manque de précaution de base !
de plus, que l’on soit pour ou contre l’avortement, il n’empêche pas qu’avorter ne constitue pas un geste anodin, c’est quand meme une chance de donner la vie qui se fait détruire…….
bref, je suis pas croyant et je suis en faveur de l’avortement mais je pense qu’il a tout de meme une cr** de limite !
jolico
11 novembre 2009
01h46
Quelle horreur! Maudite politique. Pour toute femme qui se voit refuser un avortement, un homme devrait se faire castrer.
noirod
11 novembre 2009
06h26
C est certain qu on va tenter de negocier quelque chose afin pour ainsi dire de gagner des votes…
Et puisque depuis le tout début le débat est polarisé aux extremes et par les extremes, le dossier de l avortement sera la pierre angulaire de tout le dossier beaucoup plus que le cout total de la réforme.
Les fondamentalistes religieux seront intraitables et joueront leur derniere carte un peu comme une finale de feu d artifice…Reste a savoir si les U.S.A sont murs pour s asservir de ce carcan idéologique qui les empeche de progresser…
rogiroux
11 novembre 2009
07h25
On sait pour les mecs mais combien de ces femmes qui ont voté pour cette connerie sont encore en âge de pouvoir être enceinte…??
Gaspard66
11 novembre 2009
08h21
«…car le machavélisme de la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, a démontré une fois pour toutes que les femmes pouvaient être aussi politiciennes dans le pire sens du terme que n’importe quel gars…»
Et que Lise Payette se le tienne pour dit !
ysengrimus
11 novembre 2009
09h21
Je suis CONTRE toute restriction au droit à l’avortement. Sauf que c’est cela et rien d’autre, la sacro-sainte politiue du Centre… C’est toujours conciliant et c’est toujours adapter le système pour le perpétuer (il faut bien s’en aviser). Oui, BHO sera un grand politicien ordinaire. La haute bourgeoisie commence d’ailleurs à sérieusement s’en aviser depuis 2008.
http://ysengrimus.wordpress.com/2008/06/05/barack-obama-emerger-a-gauche-presider-au-centre/
Les femmes aussi, maintenant, d’évidence…
Paul Laurendeau
missivedutexas
11 novembre 2009
09h46
Wow, comme si toutes les femmes de la planète étaient pour l’avortement. Ben non, il y a en qui croient vraiment qu’un coeur humain qui bat est signe d’un être humain qui vit, peux importe ce que d’autres peuvent en penser.
En passant, saviez-vous que la fondatrice de “Planned Parenthood”, Margaret Sanger, était raciste et en faveur de l’eugénisme?
“We should hire three or four colored ministers, preferably with social-service backgrounds, and with engaging personalities. The most successful educational approach to the Negro is through a religious appeal. We don’t want the word to go out that we want to exterminate the Negro population. and the minister is the man who can straighten out that idea if it ever occurs to any of their more rebellious members.”
Margaret Sanger’s December 19, 1939 letter to Dr. Clarence Gamble, 255 Adams Street, Milton, Massachusetts.
Original source: Sophia Smith Collection, Smith College, North Hampton, Massachusetts. Also described in Linda Gordon’s Woman’s Body, Woman’s Right: A Social History of Birth Control in America. New York: Grossman Publishers, 1976.
elorio
11 novembre 2009
10h13
Simonac, y’en aura pas de facile !
Mais je crois que ça vaut le coup.
Obama pourra bien revenir en arrière, après son Plan adopté, non ?
missivedutexas
11 novembre 2009
11h19
@elorio – c’est assez surprenant de voir que le citoyen moyen gobe tout ce qui filtre dans les médias sur BHO et ses plans parce qu’il “a à coeur les citoyens”. Voyez cette version des faits:
http://www.youtube.com/watch?v=VebOTc-7shU
bonjour12
11 novembre 2009
15h52
1) L’avortement; toutes les féministes le diront, découle d’un choix personnel.
2) La grossesse, tous les spécialistes le diront, est un processus tout ce qu’il y a de normal et de naturel chez la femme.
3) La contraception, tous les intervenants le diront, est aujourd’hui facilement accessible pour toutes et largement diffusée.
Ce qui force un constat !
Puisque la grossesse est naturelle et qu’il est très facile pour une femme de l’éviter ( car un très large éventail de moyens et de procédés contraceptifs sont à sa disposition
Celles qui deviennent enceintes de nos jours, ne peuvent qu’être considérées qu’irresponsables ( Il y a toujours quelques exception j’en conviens)
Il n’y a donc aucune raison pour que l’état rembourse les coûts de leurs avortements ( Intervention hautement agressive contre la vie le corps de la femme et contre l’enfant à naître) Ce l’est d’autant pas qu’il (l’état) paie déjà pour la plus part des moyens contraceptifs oraux ou autre qu’elles peuvent utiliser à leur guise.
Le raisonnement est simple, puisque le principe l’est tout autant
L’avortement est; ni un contraceptif ni une maladie, c’est un choix personnel relevant du domaine de la vie privée et qui plus; il est discriminatoire ( l’homme se voyant exclus de toute décision en la matière) ne regardant que l’individu concerné ( ici la femme)
Comme il est décriminaliser depuis belle lurette; je ne vois pas en quoi l’état devrait s’en mêler
Terminons là-dessus!
Je ne vois en quoi les femmes ( dont les revenus équivalent celui de ces messieurs de nos jours) ne seraient pas capables de mettre sur pieds une fondation ( ou quelques chose du genre ) des cliniques etc. dont le mandat serait de fournir toute l’assistance aux femmes ( gratuitement) qui désireraient se faire avorter?
Vous savez quoi ! Les avortements diminueraient drastiquement pour la simple raison que les pro-choix en viendraient à se tanner de payer pour les irresponsables et finiraient par orchestrer des campagnes sur la contraception tout azimut à fin d’éviter les grossesses non désirées.
Bref! En le féminisme irait enfin dans le sens de son mandat; c’est à dire de rappeler aux femmes qu’elles doivent être, elles aussi, responsables à l’occasion ( contraception entre autre) et qu’il n’est pas vrai qu’elles doivent toujours se voir en perpétuelles victimes
m-a.rivard
12 novembre 2009
08h22
“qui limite ainsi le droit des femmes à avoir accès à l’avortement.”
D’après ce que j’en comprends, l’amendement Stupak ne limite en rien l’accès à l’avortement mais limite l’accès à une assurance remboursant les frais d’avortement.