Silvia Galipeau
Trois choses. Il suffirait de trois choses, donc, pour réduire de 40% les risques que votre enfant ne devienne obèse: des repas en famille, moins de télé, et suffisamment de dodo.
C’est tout? Oui. C’est du moins la conclusion à laquelle sont arrivés des chercheurs américains, dans un article publié dans le numéro de mars de la revue Pediatrics.
Vrai, c’est l’évidence même. Mais apparemment, il s’agirait de la première étude analysant les effets cumulatifs de ces trois aspects.
La surprise, en fait, est ailleurs. Ce qui me surprend, c’est qu’il ne s’agit ici de rien de bien radical: ni de jeter la télé par la fenêtre, de coucher les enfants à 7 heures tous les soirs, ou de manger religieusement tous les jours de la semaine en famille. Non. Selon les chercheurs, ce sont les jeunes qui regardent moins de deux heures de télé par jour, dorment 10,5 heures par nuit, et mangent cinq fois par semaine en famille qui ont le moins de chance de devenir obèses. Rien de trop militaire donc. Même en ne suivant qu’un seul des trois principes (suffisamment dormir, mais passer ses soirées à manger devant la télé, disons), les risques seraient sensiblement réduits.
Alors si c’est si simple, où est le problème? «Les solutions sont simples, mais malheureusement pas encouragées par la société dans laquelle nous vivons», explique Mark Tremblay, du groupe Jeunes en forme Canada, dans le Toronto Star ce matin. Pas facile d’envoyer les enfants dehors en attendant le souper (en famille), quand les voisins sont tous devant la télé. Pas facile, non plus, de dire à l’ado d’éteindre l’ordi, quand tous ses copains chattent avec lui.






















