Isabelle Audet
On le sait, beaucoup d’enseignants donnent sans compter. Et que certains y laissent leur santé.
Voilà qu’aujourd’hui une enseignante de français au secondaire exprime tout haut son découragement. Son texte est un vibrant appel au ministère de l’Éducation. En voici des extraits:
«À l’heure où on n’a d’yeux et d’oreilles que pour la grippe A(H1N1), une maladie encore plus terrible se répand dans notre société: la non-valorisation du travail des enseignants de français.»
(…)
«J’ai compris que mes attentes et celles du MELS étaient diamétralement opposées. Il n’attend que le minimum chez les enfants alors que moi, je désire qu’ils me donnent leur maximum. Comment voulez-vous que je ne sois pas épuisée de me battre contre une telle vision de l’enseignement?
«J’envisage sérieusement de décrocher de ce milieu qui me détruit peu à peu et de rendre les armes», écrit-elle.
Un travail bien ingrat que celui de prof. En français de surcroît.























missivedutexas
6 novembre 2009
13h44
La solution? Nationalisons l’éducation!! Oups, c’est déjà fait…
Je suggèrerais à cette dame de trouver un emploi dans une école privée. Les chances que l’école ait la même philosophie.
tesl_2004
6 novembre 2009
13h49
Je suis un enseignant d’anglais dans deux petites écoles du secteur primaire.
Il est vrai que les profs de français du secondaire ont une charge de travail plus lourde que les autres.
Je refuse toutefois d’écouter mes collègues qui disent que notre profession n’est pas assez valorisée. J’ai du “feedback” soutenu de la part des parents, des encouragements et des salutations. Cela suffit pour mon moral. La non-valorisation de notre profession est un mythe qui ne fait qu’engendrer un sentiment de la victimisation au sein de notre corps de profession.
Tout commence avec le prof. Il faut maîtriser l’art du commandement, imposer son programme, imposer sa discipline avec une dureté sans équivoque et par magie, nous aurons la reconnaissance, le respect, l’amour et la gratitude.
Je suis à ma sixième année dans la profession et j’adore ma carrière. Et jamais j’irai me replier sur les exigences du MELS pour enseigner, car j’enseigne en tout temps au-delà de la norme minimale à atteindre.
Leadership. You have it or you don’t.
Je refuse de me plaindre sur mon sort quand je vois chaque jour des parents qui travaillent durement dans des usines afin d’offrir une qualité de vie et une qualité d’éducation à leurs enfants.
Avec tout le respect que je porte à cette enseignante de français qui lance un cri du coeur, j’aimerais aussi lui dire, “Il faut trouver la voie, puis y accorder un sens.”
Bien à vous.
Désolé pour les fautes de français. Je suis anglophone et écrire en français est un exercice souvent pénible pour moi.
hdufort
6 novembre 2009
13h52
Il ne passe pas une journée sans qu’une personne clame haut et fort que “sa” cause est plus importante que la grippe. C’est le “syndrome des Beatles”. En bout de compte, Jésus et la grippe finissent par gagner le concours de popularité.
benoitforget
6 novembre 2009
13h53
La décadence d’une société se mesure au nivellement par le bas dont elle fait preuve.
Je crains pour l’avenir de la société québécoise.
mxmxd
6 novembre 2009
13h56
Hummm…
Le problème est le suivant.
J’ai songé devenir prof de français. J’aime enseigner. J’aime avoir le sentiment que les gens progressent grâce à moi, et ce, dans quoi que ce soit. Or, je ne le suis pas. Par contre, j’exerce une profession qui fait quelqu’un de moi de qualifié pour enseigner le français. Peut-être pas du côté pédagogie… Mais du côté purement “linguistique”, je serais définitivement capable.
Le problème? $$$. Disons que je gagne, en ce moment, le double du salaire d’un prof débutant… tout en étant moi-même débutant dans mon domaine. Sans compter qu’un bac de 4 ans, c’est quand même un an plus long que la plupart des autres bacs.
Désolé pour les éventuelles fautes. J’écris vite ici, et je ne me relis pas vraiment non plus.
martinlecalgarien
6 novembre 2009
14h02
Je vous conseil de quitter. J ai fait ce choix il y a maintenant 9 ans et je n ose pas imaginer quel malheur aurait été ma vie si je n avais pas quitter. Dépression, stress, malheur. J ai enseigné un an et demi. Un an et demi de trop. Je leve mon chapeau à ceux qui continuent. Les enfants ne sont plus éduqués par les parents. Ni vous,ni le Ministère ne pouvez y changer quoi que se soit.
Bon courage
menoum
6 novembre 2009
14h26
Je pense que les femmes, les hommes, et les enseignantes sont moins capables que nos ancêtres. Tout ce beau monde, en 2009, ont moins d’étoffe. Les syndicats engeulent ceux qui travaillent trop; c’est fort connu.
Par contre, avec la ministre Courchesne, pas fort, faut pas s’attendre que le milieu de l’éducation performe. Des incompétents (es) gèlent le système qui est donc destiné à sous-performer.
Quand je vois Heather M.Blum, de l’université McGill, qui gagne 587,000$ plus son compte de dépenses; JE CAPOTTE et JE DÉCROCHE. Et vous, honnêtes gens?
jp_martel
6 novembre 2009
14h31
Au lieu de trouver des idées saugrenues comme l’abolition des commissions scolaires, si l’ADQ veut remonter dans les sondages (il en a bien besoin), il n’a qu’à proposer une plateforme extrêmement simple:
1. Abandon total de la réforme scolaire.
2. Dans le monde municipal, retour (au moins à Montréal et peut-être ailleurs – à voir au cas par cas) à la situation d’avant les fusions (avec simplement des mesures d’équité fiscale pour la ville-centre).
Moi qui n’ai par ailleurs aucune affinité avec l’ADQ (vraiment aucune), s’ils proposaient ce programme, et même seulement le premier point (abandon de la réforme), j’aurais du mal à ne pas voter pour eux.
MichelGirard11
6 novembre 2009
14h36
C’est désolant ! Combien y a-t-il d’Isabelle Bienvenu (c’est le nom de l’enseignante que vous citez) dans le réseau de l’éducation qui se battent pour l’excellence (de leur travail, des résultats scolaires et par conséquent de la qualité de vie de la société future) et qui se sentent floués par le MELS ? Combien d’enseignants dévalorisés ont soit abandonné la profession ou se sont simplement réfugiés dans une routine qui se moule si facilement aux attentes du ministère ? D’où vient le problème ? À mon avis, en grande partie du conflit d’intérêt entre un MELS administrateur de fonds publics légitimement préoccupé par la comptabilité et un autre MELS qui devrait également être le porte-étendard de la qualité de l’enseignement et le chef de file en matière d’excellence professionnelle des enseignants. Au près de qui croyez-vous que le MELS a abdiqué sont second rôle : les syndicats.
Comment les parents et les grands-parents peuvent-il à eux seuls reconnaître la valeur des enseignants, la promouvoir et poser les gestes nécessaires pour encourager les enseignants à poursuivre la recherche de l’excellence ? Pouvons-nous légitimement nous attendre à ce que les champions de l’enseignement se ruinent la santé pour satisfaire nos idéaux ? Poser la question, c’est y répondre un peu.
misere
6 novembre 2009
15h24
Une espèce rare que l’on voit de moins en moins enseigner à nos enfants et que notre valeureux gouvernement ne veut carrément pas encadrer et encourager. Cette dame va quitter l’enseignement par ”écoeurite” et nos bons fonctionnaires vont la remplacer par une relève inadéquate qui n’aura pas terminé sa formation minimale en enseignement. Et qui plus est, si on lui demande à cette relève de se présenter à un test de français pour connaître ses compétences surtout si elle remplace un enseignante déjà compétente dans cette matière, bien cette relève va sûrement refuser et se plaindre de harcèlement à son ‘’syndiceux”. Et nos enfants vont continuer à lire et à écrire au son. C’est pas grave, les normes maintenant disent qu’une dictée de 10 fautes c’est un excellent résultat. Maudit qu’on ”empironne” au lieu de ‘’s’emmieuter”. Bravo à nos fonctionnaires encore une fois. Misère de misère….
vivianep
6 novembre 2009
15h47
Je suis épouse de prof de français.
C’est vrai qu’on ne valorise pas la maîtrise de la langue, ici. On DIT qu’on le fait, mais dans les faits, on s’en fout.
Le drame, ce n’est pas tant de faire d’occasionnelles fautes de grammaire que de ne pas savoir exprimer ses idées clairement. Et les deux sont intimement liés. Les gens qui font des tas de fautes en écrivant sont aussi ceux qui s’expriment avec le plus de difficultés. Alors que ceux qui savent écrire correctement sont aussi ceux dont on comprend le plus facilement les idées. C’est grave, donc, de voir qu’au Québec, les idées, on s’en fiche de plus en plus.
lecoach
6 novembre 2009
15h50
Le MELS est un bateau à la dérive sans capitaine digne de ce nom. Les enseignants font ce qu’ils peuvent pour le maintenir à flots, mais il sera difficile de sauver ne serait-ce que les enfants et les femmes d’abord.
L’école a besoin de tout, d’infrastructure (madame Forget, ils sont où vos milliards?), d’ambition, mais surtout de confiance.
De confiance envers ceux et celles qui se donnent sans compter tous les jours.
Un stagiaire en enseignement.
danielolivier
6 novembre 2009
16h06
A qui de droit,
Il est probablement vrai que l’enseignement du français est subtilement dévalorisé dans les salles de classes au secondaire en particulier et même au Cégep. Mais n’oublions pas que la grammaire française est une langue très difficile à maitriser parmi les langues du monde.
On ne peut demander à une population de connaitre parfaitement leur langue telle qu’il est véhiculé par certain intellectuelle ou certain politiciens surtout des indépendantistes. Certain en font presque une maladie! Les gens sont préoccupé a mettre du pain sur leur table le plus rapidement possible parmi la population en générale.
Réflexion personnel: les anglophones ont le même problème et pourtant leur langue est plus facile que le français. Alors pourquoi prendre ça aussi dramatique?
Cela n’empêche personne de réussir malgré tout dans la vie!
Connaitre très bien la langue française est pour moi un choix personnel et je ne juge pas ou regarde de haut ceux qui n’ont pas le souci de bien écrire par exemple. C’est leur choix! Que ce soit dans des chats, des blogues ou dans la vie de tous les jours.
Pour ceux qui aiment nous reprendre par nos fautes d’orthographes ou de grammaire sur les blogs par exemple pour dénigrer une idée ou un point de vue, sont des gens prétentieux et personne n’osent leur dire.
L’endroit pour reprendre les gens qui font des erreurs de français devraient se faire dans un contexte de littérature un point c’est tout. Ceux qui le font sur les blogs sont d’une grande pauvreté intellectuelle et manque de courage.
Autrement dit, mesurer vous donc a des grands tel que vous tel que vous le prétendez, sinon faites taire votre plume.
Daniel Olivier
lamereblogue
6 novembre 2009
16h43
Pardonnez la bien malheureuse coquille au mot “ingrat”, que je viens de corriger. Il a fallu qu’une erreur se faufile dans un texte sur le français!
Merci à ceux qui l’ont noté de façon polie.
Isabelle
manonelle
6 novembre 2009
17h02
Domage car j’aurais bien aimé vous avoir comme prof. Les passionnés savent transmettre le savoir car ils y mettent du coeur. Les émotions vécues au moment de l’apprentissage sont déterminantes pour la rétention. On est pas des robots. Quand on ne s’adresse qu’à l’intellecte, il n’y a (selon moi) que la mémoire a court terme qui peut fonctionner, encore faut-il qu’elle ne soit pas brouillée par des émotions négatives. Un mauvais estime de soi, un stress intense, n’importe quelle perturbation vient empêcher le processus d’apprentissage et de rétension.
Je trouve innacceptable que des écoles en qui on met notre confiance, nos espoirs et nos beaux dollards, mettent de la pression inutile pour obtenir les meilleures résultats (au bulletin des école de fraser) en limitant l’accès au sciences, mathématiques sn et anglais enrichi. Ça a des conséquences grave sur leur choix et oportunités de carrière. Après on s’étonne qu’il manque d’ingénieur, de professionnels de la santé etc.
Il n’est pas nécessaire d’être performant pour bien réussir. On ne l’exgige pas des autres professions(prof, sciences humaines etc.) Donner le goût de se dépasser et de donner le meilleure de soi ne se fait pas en étant excessivement exigent mais plutôt en valorisant les réussites et les améliorations.
Les rangs cinquièmes sont un système discriminatoire sans égart aux capacités de réussir. Être le meilleure d’un groupe de nuls ou le pire d’un groupe de brillants n’est pas un moyen efficace de comparaison. On réussi ou on ne réussi pas, ça se calcul en notes mis en pourcentage. C’est facile de demander à un jeune d’avoir 70 au lieu de 65 la semaine prochaine mais 3+ au lieu de 3, ou d’être dans le 2ième au lieu du 3ième, quand tu n’as pas le contrôle sur les résultats des autres, ou qu’il faut avoir environ 15 points de plus, ça rime à quoi?
On leur apprend par logique, et il existe des manières logiques pour apprendre le français le radical, la terminaison etc. mais on a délaissé ça en voulant bourrer la mémoire, ça ne marche pas. On leur apprend à réfléchir, à relativiser, il faut rester cohérent et utiliser la même méthode en français.
En mettant des freins à l’apprentissage de l’anglais (comme la prop de restreindre l’accès au cegep anglophone), on restreint l’accès à des études supérieurs a nos québécois francophones, puisque toutes les universités mettent dans leurs conditions d’admission aux études supérieures et plusieurs programmes au bac que les élèves doivent maitriser l’anglais car peuvent utiliser du matériel anglais. Dans les faits c’est sur qu’il y existe plus de matériel de produit en anglais. La frustration et les blocage dans l’assencention professionnel des parents (grands parents etc) peut amener à blamer la place fait au français dans le cursus. Avec la technologie (que je n’ai pas utilisée ici), on peut référer à des logiciels pour se corriger. On devrait mettre l’accent sur la capacité à articuler sa penser, construire un texte plutôt que sur les fautes d’orthographes et les accords de participes passés.
angio
6 novembre 2009
17h43
@tesl_2004
Merci
petit-jean
6 novembre 2009
17h51
Heureusement que la dame ne travaille pas dans une usine, un commerce, une banque, un centre d’accueil, un garage, un hôtel, un ministère, un commissariat, un restaurant, un centre d’appel, sur un chantier de construction, dans une prison …
Pauvre elle, le plaisir de faire apprendre une si belle langue à des enfants qui s’en servirons toute leur vie ne lui suffit pas … snif, snif … pauvre enseignante … le gouvernement devrait faire quelque chose … a-t-on pensé aux enfants ! re-snif !
Non mais, ça va faire le misérabilisme !
danbel
6 novembre 2009
18h04
@danielolivier
L’apprentissage du français est difficile dites-vous? Oui, et alors? C’est vrai que, de nos jours, tout ce qui est un tantinet difficile devient tout à coup diabolique. Rendons les choses faciles, très faciles. Évidemment, pourquoi se faire aller les méninges n’est-ce pas? C’est la nouvelle marotte du 21ième siècle. Surtout pas de choses complexes, tout d’un coup on se mettrait à réfléchir.
Pour ce qui de votre commentaire sur les fautes d’orthographes. Je trouve, moi aussi, que c’est assez prétentieux de vouloir corriger tout le monde sur les blogues. Je dois avouer cependant, que lorsqu’un texte est bourré de fautes d’orthographe et de syntaxe, pour moi, il perd totalement de sa crédibilité. Je ne corrigerai pas l’auteur, mais je vais passer outre son opinion, aussi sensée soit-elle. Parce que je crois que la rigueur se situe aussi dans la façon d’exprimer son opinion et ça inclus un minimum de clarté dans l’écriture.
Ceci étant dit, je comprends fort bien cette enseignante d’en avoir ras le pompon des fonctionnaires pondeurs de réformes. C’est le nivellement par le bas qui prévaut dans les écoles.
marc___
6 novembre 2009
19h01
Pourtant la maîtrise de notre langue est essentielle… un texte qui a une bonne valeur argumentative peut être perçu comme étant mauvais simplement parce que le texte est bourré de faute et que les idées s’enchaînent mal. Avant, je ne me souciais guère de la qualité de mon français mais depuis que je me suis mis à lire de la vrai littérature, je me suis beaucoup amélioré autant dans la structure de mes textes que dans l’orthographe, à un point tel que j’adore écrire. C’est très valorisant de sentir qu’on est capable d’écrire correctement et de plus, une bonne connaissance de la langue est utile pour pratiquement tous les métiers.
Bassplayer
6 novembre 2009
19h16
@danielolivier… s’il est vrai que la langue française n’est pas facile à apprendre, la rigueur dans son enseignement dès le bas âge permet aux individus de bien la parler et l’écrire plus tard dans leur vie.
De plus, la fierté de sa culture et la volonté de la défendre et la maintenir, ici au Québec, passe, à mon humble avis, par notre volonté de bien parler cette belle langue.
Niveller par le bas n’accomplit rien. Au contraire. Parler comme on veut donne lieu à de l’anarchie sur le plan linguistique. Ce serait bien plus brillant de notre part d’essayer de garder un minimum de qualité du français sinon, les autres francophones du monde ne comprendront plus rien à ce qui est en train devenir, petit à petit, un dialecte.
menoplz
6 novembre 2009
19h36
F7, kécéza?
Fire 7? Formule 7? Non, c’est la touche magique de Microsoft Word, soit la fonction 7: Orthographe et grammaire!
Dans un avenir très proche; les PC, logiciels de reconnaissance vocales et les AI, vont être en mesure d’écrire, corriger (et même traduire en Esperanto) ce que nous allons leur dicter… alors, je crois que les cours très exigeant de français vont avoir tendance à disparaître; il est plus important aujourd’hui de mettre l’emphase sur d’autres facettes de la communication que sur toutes les exceptions aux règles de la langue française. Rappelons-nous qu’on a déjà abandonné les cours de calligraphie et de latin… (et en maths, on ne montre plus aux jeunes comment calculer à la main, la racine carré d’un nombre)… pour donner place à l’enseignement d’autres langues, et à des introductions à l’informatique, à la technologie. Ca ne m’étonnerais que dans le future, les enfants soient obligé d’apprendre à lire un bilan financier avec la 5iem année primaire… des cours sur M. Buffet et Gates…Lacroix, Jones et cie!
jean_richard
6 novembre 2009
20h23
Je pense que le problème dépasse le MELS. Au ministère, on ne fait que refléter, plus ou moins bien, un consensus social. En tant que société, on dévalorise souvent l’éducation et la connaissance, qu’on oppose au “gros bon sens”. C’est triste, mais dans cette guerre contre l’ignorance, le prof est le premier au front.
Enseigner le français au secondaire, c’est probablement la chose la plus difficile qu’on puisse imaginer. Certainement le métier le plus difficile de ma vie, en tout cas. Et, oui, je ne le pratique plus…
C’est un travail d’enfer, tellement dévalorisé et si peu payé. Les parents t’engueulent si tu oses reprendre leur enfant, la direction te demande d’en faire plus, le MELS change la méthode d’évaluation aux deux ans, les élèves se foutent du français, de l’école et de ta gueule. Et là, je n’ai pas encore parlé du contenu des cours…
Toutes mes pensées vont à l’auteure de la lettre. Bon courage.
Azrael
6 novembre 2009
22h43
Il est difficile de souligner que quelqu’un a écrit un texte truffé de fautes alors qu’il affirme qu’il connaît très bien la langue française, mais que quiconque le corrige est prétentieux ET souverainiste… hmmm… ça me semble être un piège!
Je garde mon point de vue: écrire correctement EST important. Merci à tous les merveilleux enseignants de français qui m’ont enseigné. Et merci à tous les autres professeurs passionnés, peu importe la matière qu’ils enseignent.
luc_dubois
6 novembre 2009
23h25
J’aimerais connaître la définition de profession dévalorisée. Dévalorisé par rapport à quoi, à qui ?
Qui ne veut pas être payé un million de dollars par année? Qui ne veut pas un espace de stationnement à la porte de l’édifice ou il travaille?
J’en ai plein le casque de vous entendre vous plaindre de la dévalorisation de votre métier.
J’aimerai entendre des éboueurs, des chauffeurs de taxi, des comptables, des informaticiens qui disent qu’ils ne sont pas valorisés dans leur travail et que leur boss est un con… et qu’ils ne partagent pas les valeurs de leurs entreprises.
Faite comme tout le monde et prenez votre trou ou changez d’emploi.
Andrewww
6 novembre 2009
23h42
On voit bien, la pauvre, qu’elle n’a pas encore lu ‘ L’ingénieux hidalgo Don Quichotte de la manche ‘. Un must pour les idéalistes. Guérison assurée.
Bonne chance quand même.
skidooman
7 novembre 2009
00h29
Faudrait un jour simplifier l’enseignement du français.
Non, pas simplifier le français, mais son enseignement. J’ai des souvenirs très négatifs des cours de français que j’ai subi au secondaire. On essaie d’enseigner la langue à grands coups de termes que seuls les grammaticiens peuvent comprendre et dont tout le monde se foutent comme dans l’an 40. “Subbordonnée participiale” et autres horreurs du genre ne font que décourager les jeunes.
En plus, le fait est qu’ils ne sont pas nécessaires. J’en suis à apprendre ma 5ème langue. Anglais, chinois, japonais, et maintenant coréen. Le croirez-vous si je vous dit qu’aucun de mes cours de langue ne se servent de tels termes pour vous enseigner ce que vous devez savoir? Et puis pourtant, les cours que j’ai suivi en chinois et en anglais étaient très avancés.
Depuis que j’ai quitté le secondaire, je me suis dépêché d’oublier tous ces concepts utiles seulement aux spécialistes. Pourtant, j’écris un français fort acceptable. Ma recette secrète? Lire et écrire, et puis surtout comprendre les règles pour ce qu’elles font, en utilisant des concepts qui sont accessibles au commun des mortels.
Si les profs de français s’inspiraient des profs d’anglais, de chinois et de japonais que j’ai eu, ils travailleraient moins et obtiendraient de bien meilleurs résultats.
Locutusofborg
7 novembre 2009
01h16
Ce sont des femmes de règles, c’est bien connu! Le jeu de mots était trop facile, scusez!
lumiere_4
7 novembre 2009
03h02
Vive la réforme!
Vive les enfants rois!
tournesol
7 novembre 2009
05h32
J’ai enseigné le français au secondaire durant 33 ans et suis à la retraite depuis sept ans. Je suis heureux de ne pas avoir connu cette folie pédagogique qu’est la fameuse «réforme».
Durant toute ma carrière, je n’ai jamais senti que la profession était valorisée. En 1983, le PQ a même diminué nos salaires de 20% alors que les députés se votaient une augmentation de 12%. D’autres mesures draconiennes avaient également été prises à cette époque et notre pouvoir d’achat s’est affrité avec le temps.
Aujourd’hui, notre indemnité de retraite n’est pas indexée à sa juste valeur et l’AREQ se bat pour que cesse cette injustice qui perdure depuis plus de 25 ans.
Je comprends donc cette enseignante de vouloir quitter la profession. De toute manière, les nouveaux enseignants ne survivent pas plus de trois à cinq ans dans le «merveilleux» monde l’Éducation au Québec.
Stoppons la Réforme !
mctru
7 novembre 2009
08h39
Bon, une autre pauvre professeure qui n’en peut plus…Au bord de la depression madame? On ne valorise pas votre travail? Vous vous sentez bien seule dans ce monde ingrat de l’education. Changez d’emploi, ca presse!
Ah…vous aimez tout de meme vos conditions de travail exceptionnelles?
Vos vacances estivales vous plaisent aussi?
Combien de journee d’enseignemen par annee deja?
Vous y pensez a deux fois avant de demissionner?
Au lieu de vous plaindre chere madame, ayez le courage de vos convictions!
J’ai plus de 50 ans et je viens de demissionner d’un emploi qui ne me satisfaisait plus. Mais… c’est vrai, je ne peux comparer ma situation a la votre…Je n’ai pas un travail garanti a vie… comme vous!
Je suis ecoeurer des enseignant qui se plaignent comme cette dame, j;ai un bac en enseignement et je n’ai jamais travaille dans ce milieu par choix… Non pas a cause des etudiants et du ministere de l’education…j’etais incapable de vivre entoure de professeurs. Leur negativisme syndicalise me donnait la nausee.
re3e
7 novembre 2009
08h55
@ benoitforget
t’en fait pas il y tjr quelque chose qui pousse par en dessous , la nature hai le vide
re3e
7 novembre 2009
09h05
bon je partirais pas sur une de mes diatribes anti-gouv libertaniste , masi bon …… est-ce que je veut vraiment laisser l’instruction de ma fille a gouv-moman ….??? ! , of course not
ma presque 4 ans parle 3 langues compte , additionne écrit des mots simples; elle fera quoi en première année ? bailler aux corneilles ?
pour ce qui est du francais , ce n’est qu’une langue parmis d’autres , il y a un prof d’anglais qui a une toute autre attitude …. y a t’il un prof d’espanol dans la salle ?
stephanie2009
7 novembre 2009
10h25
Je crois qu’effectivement le métier d’enseignant est très mal reconnu, pas par tout le monde mais par plusieurs parents et par une certaine frange méprisante de la population qui passe sont temps à dire “Les profs n’ont pas à se plaindre, ils ont deux mois de vacances!”, comme si ce fait leur interdisait d’exprimer la moindre insatisfaction (ces gens n’ont pas songé que la rentrée doit se préparer bien avant le retour officiel au travail).
Aujourd’hui on s’attend à ce que le personnel enseignant instruise les élève mais aussi leur apprennent le civisme, les bonnes manières et j’en passe. La proportion d’élève ayant des troubles d’apprentissage ou de comportement augmente sans cesse dans des classes surpeuplées et mobilise l’énergie de l’enseignant.
La tâche des enseignants du système public s’alourdi pendant que les ressources diminuent. De plus, certains parents voient les enseignants comme les ennemis naturels de leurs enfants et prennent systématiquement le parti de leurs petits anges contre eux…
Enseigner le français doit être particulièrement frustrant, à cette époque où on écrit au son, où ce n’est pas si grave de faire des fautes, du moment que “le prof comprend c’que j’veux dire!”.
Je trouve qu’on ne fait pas suffisamment le lien entre le fait de bien posséder sa langue parlée, donc sa compréhension profonde, et le niveau de français écrit. On ne peut pas bien écrire lorsqu’on ne sait pas bien parler. Le français parlé devient de plus en plus imprécis, on change la signification de certains mots, on continue à utilise des anglicismes, on confond des mots qui se ressemblent vaguement (j’ai entendu un oncologue parler du stage d’un cancer plutôt que du stade!) Ce n’est jamais grave puisque “qu’on se comprend entre nous autre!” Plusieurs immigrants parlent un bien meilleur français que certains québécois “de souche”, parfois même lorsque ce n’est pas langue maternelle.
Lorsque je parcours des blogues, il m’arrive souvent de voir, non pas seulement des fautes d’orthographe de distraction mais des fautes de compréhension. Il n’est pas rare de lire “S’est mon amie” plutôt que “C’est mon amie” ou “Abat le racisme” plutôt que “À bas le racisme!”
On ne le répètera jamais assez, il faut encourager la lecture chez les enfants. Je crois que c’est à force de lire des textes écrits correctement qu’on apprend à bien écrire parce qu’alors l’orthographe, les règles de grammaires et la conjugaison sont intégrés à quelque chose de concret et finissent par devenir naturels. Pour les fautes de distraction, eh bien on se relit (ce que je viens de faire car j’en fais souvent!)
Mme Bienvenue, je suis de tout coeur avec vous!
blitz
7 novembre 2009
10h35
Il n’y pas rien qu’en éducation que les meilleurs employés sont écouerés par la masse d’incompétants où de profiteurs qui nous entourent.
archiloque
7 novembre 2009
11h42
@danielolivier
“Connaitre très bien la langue française est pour moi un choix personnel”
Ça ne paraît pas, votre texte est truffé de fautes. De toute manière, que voulez-vous attendre de quelqu’un qui croit que bien écrire est prétentieux et relève exclusivement de la littérature ?
veridik
7 novembre 2009
12h45
Si j’étais ministre, voilà ce que je ferais dès maintenant!
Il faut rendre l’accession à la profession d’enseignant plus difficile, pour qu’il y ait plus de gens avec de hauts standards d’évaluation dans ce métier, ce qui le revalorisera à long terme. Il ne manque pas de profs, c’est seulement qu’on bloque l’accès à beaucoup de bons candidats.
En ce moment, n’importe qui capable d’endurer des cours de pédagogie bidons pendant quatre ans peut enseigner. Les facultés d’éducation sont pleines de chargés de cours sortis des programmes de doctorat en pédagogie (un patchwork de psycho et de management) qui n’ont jamais enseigné ailleurs qu’à l’université et qui font jouer les étudiants avec des cartons de couleur en les gavant de théories socioconstructivistes que personne n’applique au quotidien.
Il faudrait permettre à ceux qui ont une formation de spécialiste dans une discipline de faire un stage assorti d’un très court programme de pédagogie au lieu de recommencer le bacc de 4 ans, faire passer des tests de langue et de contenu à tous les profs à tous les 3 ou 4 ans et forcer ceux qui ne maîtrisent pas leur métier à se perfectionner et évaluant fréquemment le travail des profs.
Comment peut-on solutionner le nivellement par le bas quand on n’exige que le minimum des finissants en enseignement?
Pour ce qui est de valoriser la profession en soutenant mieux les profs, désolé, mais c’est pratiquement impossible.
Il n’y a pas assez d’impôts remis au gouvernement pour payer mieux les profs ou leur fournir des conditions de travail décentes. Nous sommes 7 millions au Québec et nous n’avons pas les moyens de payer les profs à leur juste valeur.
Il faut donc que la valorisation se fasse dans les mentalités.
Les directions d’écoles ne devraient pas accepter le plus petit manque de respect envers un prof, qu’il s’agisse d’un élève ou d’un parent. Il faudrait que les professeurs d’expérience soient obligés de prendre des classes plus difficiles dans leur tâche. Actuellement, ce sont les jeunes qui se tapent les groupes dont personne ne veut alors qu’ils sont les moins équippés pour faire face à des classes à problème.
Si les profs étaient formés comme des professionnels et traités comme des professionnels, l’école se porterait mieux.
Ceux que mes idées rejoignent, je vous conseille le livre “Main basse sur l’éducation”, sous la direction de Gilles Gagné
snooze
7 novembre 2009
13h54
Bien d’accord qu’une bonne éducation primaire et secondaire donne de meilleures chances à un jeune de pouvoir progresser plus tard lorsqu’il aura choisi sa voie.
Bien d’accord que l’Etat devrait prioriser l’éducation primaire et secondaire et faire tout ce qui est en son pouvoir pour donner le plus de soutien possible aux enseignants.
Le 40% plus cher par contrat en construction, il devrait être investit là.
Par contre, il serait également important de parler de “formation continue” et “d’auto apprentissage”. Une fois adulte, un gars de 25 ans qui a beaucoup de difficultés en français pourra vous parler jusqu’à la semaine prochaine d’à quel point ses profs étaient “poches”. Mais maintenant qu’il n’est plus un ado, qu’il est un adulte autonome et responsable de lui-même et que les raisons pour son manque d’intérêt et d’efforts pour apprendre à bien écrire son loins derrières lui, si bonnes étaient-elles, peut-être qu’il pourrait lâcher son XBox un peu et décider par lui-même de s’améliorer.
Les jeunes qui passent 30 heures par semaine sur des jeux vidéo, YouTube et FaceBook sont bien mal placés, je crois, pour mettre la faute sur leurs anciens profs.
La facilité, l’instantanéité, la culture du zéro effort chez les jeunes adultes qui ont pourtant tout à portée de main pour parfaire leur éducation est peut-être l’angle le plus approprié pour expliquer la mauvaise qualité de la langue.
Je vous rappel que les futurs profs de français eux-même font parti de ces jeunes adultes “que leurs profs étaient tellement poches” et qui ne sont que des victimes impuissantes.
Lâchez votre XBox et arrêter de chialer. Reprennez-vous en main. Il y a des milliers d’outils linguistiques gratuits et des milliers de méthodes pour améliorer son français écrit chez-vous, à la maison, selon votre horaire.
Vous n’avez plus aucune excuse.
- “Ouin mais là c’est ben trop tuff … Pis c’est pas ma faute si mes profs y’étaient poches”.
C’est exactement ce que je veux dire.
dodubel
7 novembre 2009
14h53
@danielolivier «L’endroit pour reprendre les gens qui font des erreurs de français devraient se faire dans un contexte de littérature un point c’est tout. Ceux qui le font sur les blogs sont d’une grande pauvreté intellectuelle et manque de courage»
Je manque peut-être de courage mais votre texte contient plus de 15 fautes d’orthographe et je ne parle pas des fautes de structure. À mon avis, vous manquez de fierté en osant vous exprimer sur le sujet.
thepilot
7 novembre 2009
17h27
@ test_2004
ne vous en faites pas! votre français est meilleur que celui de Danielolivier! Et probablement meilleur que celui de la plupart des francophones, c’est bien désolant à quelque part! Et puis les “oui mais le français, c’est dur!” arrêtez donc! Il y a des langues bien plus difficiles, il ne faut qu’un peu de bonne volonté pour l’apprendre, cette foutue grammaire!
Cela dit, je ne crois pas que l’enseignement du français soit moins bon aujourd’hui que jadis. Mes deux parents écrivent très mal et ils ont pourtant fait leur cours classique. Il faut arrêter de penser que tout était nécessairement meilleur avant.
pasmagnan
7 novembre 2009
18h55
L’État, l’État, l’État… Pu capable! Quand allez-vous cesser d’accuser l’État de tous les ratés et vous regarder dans le miroir? La dévalorisation est un problème social, c’est la grande majorité de la société qui s’en cal*sse du français! Et vous voudriez que les jeunes apprennent à aimer cette langue?
C’est comme leur demander de respecter les limites de vitesse alors que leurs parents et les chauffeurs de bus scolaires ne le font pas!
De toute façon, ce qui est important ce n’est pas de maîtriser le français, mais d’être bilingue… Bah oui, figurez-vous qu’on peut être bilingue sans maîtriser sa langue maternelle!
Les enseignants de français ont la plus lourde charge de travail. J’ai horreur d’avoir des remplacements en français! Huit jours sur neuf avec les élèves, huit planifications en neuf jours avec toutes les corrections que ça implique!
En passant, il y a plein de bons enseignants dans les écoles et par expérience, et je me balance d’en choquer quelques-uns, je sais fort bien que ceux qui décrochent ne sont pas les meilleurs!
montrealaise
7 novembre 2009
20h55
@ mctru
Tous les enseignants que j’ai connus qui sont allés travailler soi-disant 1 an ou 2 en dehors de l’enseignement N’Y SONT PAS REVENUS. Et c’étaient de très bons enseignants. Ils gagnent plus cher ailleurs et leurs conditions de travail sont meilleures aussi sauf une semaine ou deux de moins de congé.
POURQUOI, croyez-vous que les enseignants doivent arrêter 7 semaines à l’été? Qu’arriverait-il s’ils n’avaient que 4 ou 5 semaines de congé ? Ils TOFFERAIENT 3 ou 4 ans. Pas plus. BRÛLÉS, ils le seraient.
phazon
8 novembre 2009
04h50
Tant que les cours de français forceront de jeunes hommes de 15-16 ans à lire des ouvrages démodés et issus d’une autre époque comme “Bonheur d’occasion” et “Le Survenant”, les profs de français n’accrocheront pas leurs étudiants et en baveront!
bebop284
8 novembre 2009
07h43
@dodubel
Je confirme: il y a plus de 15 fautes d’orthographe dans la plaidoirie triste de Daniel Olivier, qui peut se résumer à “Le monde sont cons!”
Peut-être ce commentateur apprécie-t-il être référencé dans Google?!
quaggod
8 novembre 2009
10h44
En vérité, je vous comprends totalement, étant moi-même un enseignant de français.
Quatre années d’enseignement et j’ai l’impression d’être une personne mûre pour la retraite! La désillusion de ce que je voulais faire et de ce que je peux faire est arrivée bien rapidement. Cependant, j’essaie du mieux que je peux d’intéresser mes élèves en leur montrant l’utilité et l’application de la langue française dans la vie de tous les jours. Je leur répète chaque fois que je les vois, question qu’ils s’en souviennent, telle est notre devise québécoise!
Entre Internet, jeux vidéos, films américains et lecture francophone, il y a nécessairement une marge. La grammaire est, selon moi, la chose la plus importante à travailler. Les jeunes maîtrisent les concepts, mais les intègrent difficilement… C’est notre rôle à ce moment-là de leur montrer comment…
Par contre, autant je pourrais dire que la correction est une montagne, autant c’est valorisant de constater certaines fois que les élèves ont (enfin!) compris ce que l’on voulait leur démontrer. Et là, je suis aux anges!
Je constate aussi que le français est un problème de société. Tout le monde s’entend pour dire qu’il est important, mais trop souvent on rejette le blâme sur les enseignants alors que l’éducation (et la dévalorisation à une certaine échelle), ça commence à la maison! Doit-on blâmer les parents ? Non, au même titre que leurs enseignants.
Force est d’admettre qu’à 27 ans, lorsque j’énonce que je suis enseignant de français, les gens se sentent aussitôt menacés : «Je vais me surveiller, au cas où je fasse des fautes!» Bien sûr, mais avons-nous besoin constamment d’un enseignant de français pour se rappeler de l’importance de la langue? Je ne suis pas le Sauveur…
L’effort collectif qui se dirige vers un seul but, l’amélioration de la langue, sera toujours plus fort que de petites voix qui s’élèvent pour s’insurger contre le système éducationnel défaillant.
Je vous laisse, je dois faire ma correction… juste 360 copies!
Bon dimanche à ceux qui en ont! Le «Sauveur» ne se reposera pas… avant la fin d’étape.
Jonathan
escher
8 novembre 2009
11h54
voici une solution universelle:
réduisez le nombre d’élèves par enseignant, à tous les niveaux, dans toutes les matières!
cette mesure simple augmentera le plaisir des élèves, leur réussite et diminuera le taux de burn-out des profs.
pour financer ça, on pourrait peut-être couper quelques uns des divers administrateurs qui prolifèrent dans les écoles, cégeps et universités…
danielolivier
8 novembre 2009
14h36
@dodubel
Vous faite partie des prétentieux dont je parlais.
Il y a des gens de métier qui s’intéresse aux différents débats de notre société et qui désire y émettre leur opinion sans toutefois avoir une écriture parfaite.
Des gens comme vous semble vouloir s’accaparer des sujets de l’heure en reprenant les autres sur leur fautes d’orthographes croyant faire partie d’une certaine élite pédantes et bourgeoises.
Dois-je vous rappeler que vous êtes sur un blog et non a examen de dicté? Ce n’est certainement pas de cette façon que vous allez encouragez les gens a bien écrire en les insultant. Vous les ferez fuir avec surement comme intention de vous gargariser avec un faut sentiment d’avoir gagné quelque chose d’éphémère en vous ventant par la suite que vous êtes parmi les rares qui écrivent de façon parfaite.
Je n’en ai que faire de vos insultes à la noix.
Je suis très fier de ma langue mais je n’en fait pas une maladie mentale. Personnellement ce professeur devrait s’estimer chanceuse d’avoir un emploi. Ce sont de professeur dont on a besoin et non pas de petite boule émotive. Je suis un homme terre a terre et non un idéaliste.
L’important pour moi c’est d’exprimer une idée et ici est l’endroit pour le faire s’en ce soucier a outrance de nos fautes de grammaire. Parce que de toute façon vous saisissez très bien mon message sinon vous n’y répondriez point.
A bonne entendeur salut!
vivianep
8 novembre 2009
18h07
Re3e, la vraie question avec vous devrait être “y a-t-il un psy dans la salle?”.
Veridik, je suis d’accord avec pratiquement tout ce que vous avez écrit. En particulier ceci:
“Les directions d’écoles ne devraient pas accepter le plus petit manque de respect envers un prof, qu’il s’agisse d’un élève ou d’un parent. Il faudrait que les professeurs d’expérience soient obligés de prendre des classes plus difficiles dans leur tâche. ”
D’abord, votre première phrase. C’est malheureusement pratiquement impossible de demander une chose pareille dans un Québec de pleutres, de mous, de parents démissionnaires, où l’on démonise la moindre action un tant soit peu répressive… Combien de mères ai-je lu, dans des forums de discussion, demander “Ma fille de 2 ans et demi me frappe au visage très souvent: que puis-je faire?”, ou “Mon fils rit de moi chaque fois que je lève le ton: que faire??”. Seigneur…. La crise de l’autorité est très profonde, au Québec. On en est rendu au point d’envisager de donner le droit à des policiers de donner des contraventions à des gens qui leur manquent de respect. Faut le faire. À ce point-là, ça devient dangereux.
Ensuite, votre seconde phrase me rappelle le cas similaire des policiers. Ici, où les syndicats sont beaucoup trop puissants, les policiers d’expérience sont envoyés dans les quartiers faciles, alors que les débutants, on les envoie à Montréal-Nord. Bravo, champions… Vive le Québec.
man74
8 novembre 2009
19h05
Je me pose une question existentielle? Comment se fait-il que les enfants d’aujourd’hui ont autant besoin de cours de français pour bien écrire et parler ? Mon père, qui a une 9e année, écrit et parle mieux que moi, j’ai m’y les pieds à l’Université !!! Est-ce une question d’éducation scolaire ou une question d’éducation sociale et/ou parentale ???
danielolivier
8 novembre 2009
20h30
Et si vous voulez le savoir, je ne prends pas le temps de corriger mes fautes dans mes textes, tout simplement parce c’est un blog et non un manuel d’école.
Alors je m’en permets un peu et je me mets au même niveau que monsieur tout l’monde.
patrk
9 novembre 2009
00h29
Bon j’aimerais prendre une seconde pour commenter le commentaire de daniel olivier, mais ce serait une vrai perte de temps. Alors passons aux choses sérieuses.
Le choses sont telles dans le domaine de l’éducation depuis la réforme que les profs sont délibérément laisser pour compte. Depuis que l’idéologie néolibérale est entrée au public sous la forme du «management», le désir du gouvernement de rendre l’éducation aux faits des tendances néolibérales est toujours de plus en plus grandissante. Cela veut dire que le «client» est roi et maitre et ça s’adonne que le client, en éducation, c’est l’étudiant. Le but principal de la réforme est de rendre l’éducation «performante», «de qualité», «concurencielle» – surtout entre les profs pour le dernier. On veut des résultats.
Allez voir le site de la Commission d’évaluation de l’enseignement collégial, voyer sur quoi on se base pour dire que la réforme est un succès.
Ils ont bien prévu le coup, même au début des années 1990 les agisseurs de la réforme le disait: Les profs c’est pas notre affaire y devront s’adapter au changement. Ce que le gouvernement a été obligé de faire c’est de donner du soutien psychologique pour les profs de façon à les reconditionner selon les «nouveaux sandarts» de compétence.
L’exemple du certificat en enseignement pour ceux qui ont un bac en philo par exemple est un bon exemple: il veulent des gens qui vont être performant dans leur manière d’enseigner, il se foute qu’il connaissent ça matière, y faut juste que ça passe, fait un power point pis les élèves vont t’aimer et ton évaluation va être bonne.
Bienvunue en 2009, l’ère du «manager»
Je site l’OCDE :«La nouvelle gestion publique va tout régler il suffit juste de s’adapter, c’est pour votre bien et notre porte-feuille.»
J’ironise mais bon, je ne suis pas si loin de la vérité
Pat Desbiens
patrk
9 novembre 2009
00h50
@ danielolivier
Bon finalement, c’est plus fort que moi, j’ai envie de répondre. Tu soulèves une bonne question mon cher, un problème en fait. Je comprend très bien ton point de vue. Je suis aussi un pauvre petit travailleur qui trouve que c’est dont ben dure de se forcer à écrire. Mais, c’est le but même de l’avancement.
J’ai très hate d’aller sur un blogue et que celui-ci ait dépassé un certain seuil de médiocrité. La crédibilté de ce qui se dit sur un bloc est facilement doutable. Mais, si le niveau de culture augmente, le langage aussi. Peut-être un jour nous pourrons dire: ce blogue est le fun parce que ce ne sont pas juste des niaiseries qui se dit là-dessus. Ben le jour que ça va arriver le niveau de langage écrit et parler aura augmenter, cela va de pairs
Le qualité du blogue doit s’améliorer pas se détéroirer. Va voir sur les blogues sans modérateur, surtout ceux en live, c’es triste à voir.
Alors ne demande pas au gens de se rabaisser à ton niveau, c’est plutôt à toi de faire un effort pour t’améliorer.
Dans le fond c’est comme la mentalité québécoise, on «bash» sur les élites à cause qui pètent de la broue avec leur bon français, avec leur cause environnementale, avec leur conscience sociale, ben voyons dont.
Dans le fond je ne suis pas pire que toi, il y a surement plein de fautes dans ce que je viens d’écrire.
Mais arrêtons de rabaisser ceux qui se force le c… et faisons un effort pour s’élever un peu.
Pat Desbiens
teacherondabeat
9 novembre 2009
07h12
Re: Menoum «Je pense que les femmes, les hommes, et les enseignantes sont moins capables que nos ancêtres» =
à ceux comme vous qui émettent leur opinion sans savoir de quoi ils parlent, je répondrai = viens la faire juste une semaine, ma job, on s’en reparlera.
J’enseigne le français au secondaire depuis 18 ans, j’adore enseigner, j’adore les jeunes, mais je suis aussi en train d’y laisser ma peau, et pouvoir revenir en arrière pour refaire mon choix de carrière, suis vraiment pas certaine que je choisirais la même. Avec jusqu’à 30hres de correction par semaine à la maison, les cours à temps plein, la réforme bidon qu’on a reçu en pleine face comme une insulte, les élèves qui échouent qu’on fait quand même graduer, ils vont nous avoir à l’usure…après, on se demande pourquoi si peu de jeunes souhaitent devenir prof…
archiloque
9 novembre 2009
08h09
@danielolivier
Quand on se vante de bien connaître la langue française et qu’on écrit un texte rempli de fautes, il faut s’attendre à se le faire dire.
manonelle
9 novembre 2009
08h53
Une bonne manière de préserver le fait français au Québec c,est de favoriser les déplacements des mOntréalais dans toutes les régions du Québec. Donnons leur le goût d’apprendre le français et de s’intégrer dans notre culture en visitant plus régulièrement les régions.
Réveillez-vous debout les rêveurs… Comment ça se fait que quand on parle de développement économique, le tgv refait toujours surface, parce le dicton que ‘la distance n’a pas d’importance’… est FAUX. Et tant qu’on ne fera pas en sorte que les gens de toutes les régions puissent facilement accéder aux productions (culturelles, industrielles, intellectuelles et sportives), on n’avance pas vite. Seulement au rythme de l’immigration et du développement touristique. Parce que ça prend du monde pour pouvoir rentabiliser de grosses productions. Alors qu’avec un tgv, pas de problème à rentabiliser les nordiques, les canadiens, les sénateurs, le baseball, le soccer, le grand prix, des gros spectacles comme ceux qu’on a eu aux fêtes de Québec, toute l’industrie du spectacles à Montréal, des jeux Olympiques, si de Winsor à Gaspé en passant par Chicoutimi, de New-York à Mont-Tremblant, de Chicoutimi à Gatineau tout ce beau monde peut ce déplacer en un temps record, tout devient possible. Plus besoin de continuer à s,entasser dans une même région et de causer des problèmes non seulement de pollution, d,environnement mais une concentration inhumaine, d,ou découle des problèmes de pauvreté, de sécurité, de violence. Ce n’est pas comme si on n’avait pas l’espace, on peut se développer en gardant des dimension humaines écologiquement qui ne met pas de pressions sur les ressources en les épuisant et laisser en friche des terres, abandonner des régions pleines de ressources pour en faire des parcs (BAEQ). Si on se donne les moyens, arrêter de faire des études et agissez, dites-moi ce que ça changera dans votre vie ou irez vous le weekend prochain? Pourquoi attendre le weekend? Ou vivrez-vous? Ou mangerez-vous? Que mangerez-vous? Qui viendra vous rendre visite? Aurons-nous plus de tourisme? Auront-nous vraiment un tremplin pour développer toute notre région ou bien pensez-vous réellement que ça ne changera rien? Le résultat en vaut-il la dépense?TgvqueOui
Ah oui? Et Gaspé, Gatineau ça se fait en combien de temps et à quel prix? On parle ici de pouvoir vivre à Gaspé, Carleton, rimouski, Tadoussac, Chicoutimi, Québec, Trois-Rivière, Sherbrook, Montréal, Tremblant ou Gatineau et étudier ou travailler à n’importe ou ailleurs au Québec (ou a proximité) si ça vous chante. Fini les disparités régionales, les densités inhumaines de populations, le chômage régional, l’éloignement des familles, vous n’avez de toute évidence même pas consulté le lien et vu que c’est d’un tout autre modèle dont je parle ici, beaucoup moins couteux et plus rentable puisqu’il pourra traverser le Québec en entier.
http://electronvert.blogspot.com/2009/02/des-monorails-moteurs-roues-au-lieu-des.html
Alors Messieurs ”je vis à Montréal je veux rien savoir du reste du Québec”, vous seriez peut-être intéressé à profiter des loisirs et de la nature que le Québec vous offre tout en revenant chausser vos pantoufles urbaines.
coolerman
9 novembre 2009
08h57
Moi je crois que c’est bcp plus répandu que ça. À mon avis c’est carrément la réévalution du travail tout court qui est en déchéance.
Et la SURÉÉVALUTION des primes de rendement quand justement il y pas de rendement.
Bref, la société à ce qu’elle mérite. Attacher votre tuque tantôt avec les problèmes de santé….. car ce n’est qu’une bombe à retardement.
Et c’est pas en continuant à siphonner de l’argent et à démolir la classe moyenne qu’elle soit syndiqué où pas que ça va aider…n’est-ce pas ?
guylaine101
9 novembre 2009
10h56
@danielolivier
Moi aussi je suis très fière de ma langue. Je n’en fais pas une maladie, ni même une maladie mentale, mais il y a de quoi se sentir exaspérée lorsqu’on lit le texte de quelqu’un qui écrit des choses comme “un faut sentiment”, “de cette façon que vous allez encouragez”, “par certain intellectuelle ou certain politiciens”. Votre texte est truffé de fautes, mon cher. Et cela jure. Ça choque l’oeil et après quelques lignes, c’est tout ce qu’on voit. Je ne dis pas une petite coquille ici et là (ça nous arrive à tous de faire des “fôtes”), mais bon Dieu, relisez-vous!
Certaines fautes font qu’il est difficile de comprendre ce que vous essayez même de dire, comme : “mesurer vous donc a des grands tel que vous tel que vous le prétendez” – hein? ;-D
Non, on en fait pas une maladie, mais ayez la grâce de vous relire au moins une fois. C’est une question de respect pour les gens qui vont vous lire. Dites-vous bien qu’on va vous juger premièrement sur la qualité de votre texte, c’est la première chose qu’on voit – et qu’ensuite, on s’attardera au fond, au message comme tel. Il m’est arrivé d’arrêter de lire les commentaires parce qu’ils sont absolument inintelligibles. Une écriture imprécise traduit une pensée imprécise.
vimi
9 novembre 2009
10h59
J’ai plusieurs amis professeurs (surtout des profs d’histoire) et ils sont unanimes. Quand une étape se termine et que la correction d’examens bat son plein, j’ai toujours droit à la phrase: “Une chance qu’on ne corrige pas les fautes de français dans les examens, parce que la majorité coulerait!”
C’est triste, vous ne trouvez pas? Je suis peut-être vieux jeux (bien que je sois dans la vingtaine!), mais ma mère m’a toujours dit que bien écrire et bien parler, c’est se respecter. J’ai tendance à trouver que c’est vrai. N’en déplaise à danielolivier, j’essaie même de ne pas faire de fautes dans ma liste d’épicerie…
vivianep
9 novembre 2009
14h34
Guylaine, je suis d’accord avec ce que tu écris. Célébrons!
Toutefois, je trouve que ce qu’écrit Danielolivier, même si c’est effectivement bourré de fautes, est quand même facile à lire et comprendre dans l’ensemble.
Mais je crois qu’il fait erreur en minimisant l’importance de la maîtrise de sa langue et qu’il se trompe en en parlant comme d’un simple “choix personnel”.
Ne pas maîtriser sa langue, c’est un handicap qui limite beaucoup une personne pour toute sa vie. Ça limite sa vision du monde, son accès à une pensée plus approfondie, sa culture générale, ses choix de vie, sa capacité à développer sa pensée et à la communiquer, etc.
C’est une autre forme de pauvreté. Un autre “tier-monde”.
Et bien qu’on ne doive pas discriminer ou punir les gens parce qu’ils n’écrivent pas bien le français, on ne doit pas non plus les valoriser pour cela ou minimiser l’impact de ce handicap… Et surtout, on doit tenter par tous les moyens d’éviter ça aux générations suivantes!
Ça ne vous choque pas, vous, de voir qu’on investit tant d’argent dans l’éducation et qu’on réussit aussi mal?
nobodyknows
9 novembre 2009
15h02
@Danielolivier (8h 30)
“Alors je m’en permets un peu et je me mets au même niveau que monsieur tout l’monde.”
Ça me semble déjà tout un défi pour vous ! Sans blague…Quelle belle excuse!
Sachez que quelqu’un qui ne se préoccupe qu’à l’occasion de la qualité de la langue qu’il utilise ne l’écrira bien qu’à l’occasion aussi et plus par chance que par savoir !
danielolivier
9 novembre 2009
15h55
@archiloque
Je ne me suis jamais vanté, mais je crois qu’ici beaucoup trop de « personnages » se prennent au sérieux.
@ Ceux en qui le chapeau fait.
C’est un blog maudite merde réveillez-vous!
Je vous le répète, un blog n’est pas un endroit pour corriger les autres ou les dénigrer en fonction de leur fautes de grammaires et d’orthographes.
Si c’est pauvre de mon côté tel que vous le prétendez, ça les bien plus du vôtre. Mesurez-vous à des gens de votre calibre dans un contexte plus sérieux qu’un blog. Mais je vois que vous n’avez que ça à faire!
Ou encore mieux : donnez des cours de rattrapage en privé ou en tant que bénévole pour des gens qui sont réellement illettré grâce a des associations de bienfaisance! Ça c’est constructif et vous en finasseriez de jouer au gros égo sur un putain de blog.
Mais ça prend du courage et une dose d’abnégation.
C’est mon dernier commentaire à ce sujet.
guylaine101
9 novembre 2009
16h29
@viviane – oui, je lève mon verre à votre santé! cheers!
Oui, c’est sûr que dans son cas, ce qui m’a le plus accrochée, c’est le fait qu’il semble défendre la médiocrité, cette espèce de nivellement par le bas : si ce n’est pas de la littérature ça ne dérange pas. Voyons donc. Et à part la phrase que j’ai citée, oui, j’ai pu comprendre la plus grande partie de ses affirmations… disons qu’il y a pire, mais, excédée, j’ai eu ma petite montée de lait.
Je ne ferais jamais de discrimination envers quelqu’un qui éprouve des difficultés de grammaire ou de syntaxe – mais si cette personne a l’arrogance de déclarer que ce n’est pas grave, alors là, ça change tout… c’est là que le bât blesse… On doit s’efforcer de faire de son mieux en tout ce qu’on fait, peu importe s’il s’agit d’une dictée, de monter un moteur, de passer l’aspirateur ou d’écrire dans un blogue.
Quant à tout l’argent et à tous les efforts qu’on met à l’éducation, pour de piètres résultats, j’ai failli vous répondre plus tôt aussi… je ne suis pas tellement au fait de cette réforme québécoise de l’éducation (je ne sais pas si vous savez, mais je vis actuellement en Ontario, j’ai rencontré mon mari à Toronto, mes filles sont des Ontariennes – mais bon, je reviendrai un jour à Montréal comme le chante Charlebois…
).
Je puis toutefois affirmer que ce n’est guère mieux ici… ce n’est donc pas seulement un problème québécois ou de réforme. C’est un problème global de société. D’après moi, il découle de plusieurs facteurs, que je vous lance comme ça, en vrac : trop grande facilité (les enfants ne sont plus habitués de travailler pour obtenir ce qu’ils veulent, enfants-rois, mauvaise autorité parentale), démantèlement de la vie et de la routine familiales, divorces, manque de stabilité, etc., trop grandes facilités technologiques (tout s’obtient facilement, impatience généralisée, on est habitués d’obtenir tout, tout de suite, effort et patience non valorisés), manque d’exercice, mauvaise alimentation et sûrement d’autres aspects auxquels je ne pense pas maintenant…
punkulf
9 novembre 2009
17h25
Je suis un peu tanné d’entendre le discour des gens qui critiquent les profs, disent qu’ils sont hypersyndicalisés, qu’ils sont biens avec leur 2 mois de vacances ect…
Il ne faut pas oublier, ce n’est pas tout le monde qui est capable de faire asseoir 30 enfants ou ados pendant des journées entières pour leur enseigner.
jessak
9 novembre 2009
18h01
Je crois que ce qui m’a vraiment aidé dans l’apprentissage de la langue française est les nombreuses lectures que nous avions à faire à partir du primaire. Je me rappelle même d’un “concours” qui se poursuivait chaque année et qui consistait à lire le maximum de livres et à répondre à un test de lecture pour chacun d’eux.
Il est vrai que j’ai vraiment aimé cette expérience et que j’étais fière à chaque fois lorsque je recevais un “certificat” pour chaque lecture/test de lecture réussis.
Maintenant âgée de 24 ans, j’adore tout autant lire. Je n’y vois pas une corvée comme certains, mais plus un passe-temps.
Par ailleurs, mon fort désir d’apprendre et ma grande curiosité me permet de me perfectionner à chaque jour!
Redonnons aux enfants le goût et le plaisir de lire, ainsi que la curiosité de découvrir!
legoben
9 novembre 2009
19h01
Valorisons le travail de TOUS les enseignants…pas seulement ceux de français! Lorsqu’on place certaines matières au-delà des autres, on ne fait que démontrer aux élèves qu’ils peuvent être selectifs dans la gestion des efforts. Pour moi, le plus grand problème du système n’est pas la vison différente entre les enseignants et le ministère, mais bien la vision des enseignants et parfois, l’absence de vision et d’implication des parents dans la réussite de leurs enfants.
vivreetlaisservivre
9 novembre 2009
19h59
Je pense qu’il est bien trop facile de critiquer les cri de coeur des enseignants simplement en comparant notre travail au leur. Devenir enseignant est générallement une passion au départ, que l’on concrétise en suivant les cours et y aller. N’est pas la même chose pour toutes les professions? Est-ce possible d’aimer son travail sans être daccord avec certaines particularitées? Et ext-ce que c’est vraiment mal placé qu’une enseignante tente simplement de faire remarqué que ce qu’elle tente d’accomplir semble souvent trop peu encourager? Le fait que les enseignant on des vacances pendant l’été et un job ”assuré à vie” n’a aucune corrélation au fait qu’ils/elles doivent se plier à une tendance grandissante d’ignorance du système qui dicte tout et n’écoute rien. Je crois que les gens ont besoin d’écouter les professeurs quand ils parlent puisque la majorité parle pour aider les système à s’amélioré non pas le contraire.
diyan
9 novembre 2009
20h12
tout ça a commencé avec la reecriture d une grammaire qui a fonctionné parfaitement pendant des années après ils ont commencé tout sort de charabia ou des chinois pour eux car ils n ont pas appris ni du Latin ni du grecque ancien ni modern alors c etait un dialogue de sourds . D un coté des mandarins qui se plaisent à faire la logorhé et de l autre coté les pauvres anseignants….
diyan
9 novembre 2009
20h24
il ne faut pas oublier que la langue c est quelque chose de vivant autrement ça deviens une langue morte mais il ne faut pas perdre du temps à renommer pour rendre occultes les connaissances .
diyan
9 novembre 2009
21h21
beaucoup des personnes changent des noms ou volontairement ou par la bonne volonté du peuple acceuillant . Comme la Réforme c est une importé a été devenue la Déforme quebecoise .
Si non ne vero ben trovato
tousetchacun
9 novembre 2009
22h11
@Danielolivier
“C’est mon dernier commentaire à ce sujet.”
9 Novembre 2009
15h55
Peut-être est-ce mieux ainsi.
Cela dit, vous avez raison, en partie.
Corriger les fautes des autres peut s’avérer prétentieux. Mea Culpa. De plus, on ne sait jamais à qui l’on s’adresse. Un quasi-illettré, et je dis ça sans aucune méchanceté, puisque ça existe et de plus, nous ne sommes pas tous bénéficiaires d’opportunités comparables, ou encore un dyslexique, ou une personne étant aux prises avec des difficultés d’apprentissage, et j’en passe.
Nos actions peuvent s’avérer destructrices, parfois même sans que nous le sachions, et ce, malgré nos «bonnes» intentions.
Par contre, pour ce qui est de votre point de vue, je ne comprends pas du tout et suis en parfait désaccord avec vous.
Vous dites, « je me mets au même niveau que monsieur tout l’monde.”, justifiant ainsi votre refus de corriger vos fautes. Vous semblez donc dire que non seulement vous êtes au-dessus de M. tout l’monde, mais aussi avez les capacités requises pour corriger vos fautes.
Si en effet votre refus s’explique pour cause de vouloir etre au même niveau que ce cher Monsieur tout l’monde, et bien je trouve ça bien triste. Cela me semble le mot juste, ne voulant pas vous offusquer, malgré votre prépondérance à offusquer ceux qui manifestement ne partagent pas votre opinion.
Triste puisque vous n’etes pas le seul à en subir les conséquences. Nous, qui depuis des lunes, nous battons pour défendre et protéger notre langue et notre culture, les subissons tous. Cela explique peut-être en partie les réactions, à votre avis «prétentieuses» que vos commentaires soulèvent.
Respectueusement.
matelot2
10 novembre 2009
13h36
Faisons comme la majorité au Canada…parlons Anglais.
guylaine101
10 novembre 2009
14h01
@matelot
Brillant.
danielolivier
10 novembre 2009
16h11
@tousetchacun
C’est vous qui faite est de l’interprétation sauvage comme on le dit si bien en psychologie. En écrivant que je me mettais ou même niveau que tout l’monde, je parlais des gens ordinaire qui veulent émettre une opinion et font des fautes diverses et voudrais s’exprimer sans se faire reprendre sans arrêt par des prétentieux sur les blogs. Je n’ai jamais osé un temps soi peu sous-entendre que je me croyais meilleur que qui ce soit si vous me relisez attentivement.
Mais il semble qu’il y a une certaine manipulation ici. Une manipulation de l’information pour arriver à des fins malhonnête ou éphémères.
Vous devez vous ennuyez terriblement…
Faite plutôt quelque chose pour l’humanité. Donnez des cours de rattrapage a des gens dans le besoin et non pas seulement des dyslexiques. Ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir été plus loin qu’un secondaire 2 ou 3.
Et votre surnom ne veux rien dire puisque vous ne représentez en aucun moment tous et chacun.
Même si vous faites votre mea culpa cela ne pardonnera pas vos fautes… d’orgueil et de vanité.
diyan
10 novembre 2009
16h59
« Mal nommer les choses, ajoute
aux malheurs du monde ». Albert Camus
diyan
10 novembre 2009
17h05
un linguiste peut il aider? enseigner n est pas faire apprendre les signes l esprit et pas la forme?
rogiroux
10 novembre 2009
21h51
“Je me pose une question existentielle? Comment se fait-il que les enfants d’aujourd’hui ont autant besoin de cours de français pour bien écrire et parler ? Mon père, qui a une 9e année, écrit et parle mieux que moi, j’ai m’y les pieds à l’Université !!! Est-ce une question d’éducation scolaire ou une question d’éducation sociale et/ou parentale ???”
Je sais pas pour votre père mais la seule manière d’apprendre à écrire et parler comme du monde -peu importe la langue – c’est de LIRE!
C’est ce qu’on faisait dans les années 60…
On n’avait d’ailleurs pas vraiment le choix parce que la télé pour enfants se limitait à 60 minutes par jour et le samedi matin! Le reste du temps, fallait faire autre chose pour s’occuper!
tousetchacun
10 novembre 2009
23h02
Cher danielolivier
Bon sens, calmez-vous mon cher…
Mais, rassurez-vous. Tout ça, ça se soigne, «comme on le dit si bien en psychologie.»
De plus, vous manquez de conviction.
Je croyais que nous avions déjà eu droit à un dernier commentaire de votre part… Serriez-vous orgueilleux en plus?
Mais bon, puisque vous insistez, vous vous améliorez. Vous n’aviez que 6 fautes cette fois, omis les fautes de structures. Je vous laisse le soin de les trouver ☺
Cela dit, ne désespérez point. Un jour peut-être…
Et pour ce qui est de l’ennui, non, pas du tout. Là, vous m’avez bien fait rire.
menoplz
11 novembre 2009
09h30
“Arguing on the internet is like running in the Special Olympics. Even if you win, you’re still retarded”
menoplz
16 novembre 2009
14h13
@Danielolivier
Hier soir, en écoutant Tout le Monde en parle, j’ai été touché par le discours de M. Parizeau, entre autre, quand il a parlé de la pénurie, qui dessine à l’horizon, de main d’œuvre qualifié au Québec.
En gardant ce constat en tête, j’ai faite le lien entre ce que l’on appel le manque de « maîtrise du français » par la population en générale, la réforme scolaire, et vos idées.
Voici ce que je soupçonne : Je suis loin de posséder plus de connaissance qu’un autre, mais il me semble qu’avec les nouvelles politiques du MELS, soit le tant mentionné Nivellement par le Bas, on soit en train de faire le pari, pour un meilleur avenir, qui place le Québec dans un désavantage tactique temporaire (piètre maîtrise du français), mais qui nous place dans un avantage stratégique considérable à long terme (plus de diplômés) pour l’avenir économique, politique et même culturel du Québec.
Bref, je suis loin d’être souverainiste, mais je comprends et respecte un homme qui aime son pays. Et vos idées rejoignent à mon avis, le discours de M. Parizeau. J’admire votre sang froid et votre courage quand vous exposez vos idées.
@ tous
Et en passant, à mon humble avis, on ne maîtrise absolument rien en sortant de l’école, on est peut-être plus apte, on est peut-être plus habile, mais maîtriser, c’est un grand mot, tout comme « faute » d’orthographe. Je trouve que « faute d’orthographe » c’est un usage erroné du mot « faute » (même si on retrouve la définition dans le petit Robert): Habituellement (en anglais, en espagnol, en portugais…etc.) le mot « faute » est réservé pour une erreur intentionnelle…Alors je ne m’excuserai pas pour mes fautes d’orthographe dans ce texte; elles ne sont pas intentionnelles…Mais, je m’excuse de n’avoir trouvé meilleur citation dans mon message précédant, pour essayer de mettre un terme à cette querelle, escarmouche ou chicane qui ne fait pas avancer le débat et la discussion.
Nous faisons face à un monde qui change constamment et plus rapidement que jadis; il faut éviter de s’enfarger dans les fleurs du tapis, il ne faut jamais trop s’attarder et se préoccuper des obstacles devant soi, si non, on perd de but nos adjectifs.
Et pour revenir sur le sujet.
La sagesse ne va pas de paire avec la couleur des cheveux, et si on n’est pas d’accord, alors arrêtons de dire à nos enfants d’être sage. Arrêtons d’exiger d’eux l’impossible, parce que si non, même l’impossible ne nous sera pas accorder.
A mes enfants je vais leur exiger de m’écrire ce qu’ils veulent me dire et non ce qu’ils sont capables d’écrire.
Dans ce blog, nous ne devrions pas faire preuve de snobisme et lire seulement ceux qui maîtrisent la langue française.
Et pour finir, voilà une belle strophe de Daniel Bélanger
« L’orgueil est un super équerre qui nous fait droit, mais c’est un outil qui use aussi la vie. On ne fait plus de péchés mais on fait encore des bêtises. Ceux qui font l’autruche toute leur vie, finissent peut-être avec une cervelle d’oiseau. Eh ben! Moi, je veux pas »
Je ne me souviens pas si « super » est non ou adjectif, si no ça donnerais ceci…
« L’orgueil est une superbe, équerre qui nous fait droit, mais c’est un outil qui use aussi la vie. On ne fait plus de péchés mais on fait encore des bêtises. Ceux qui font l’autruche toute leur vie, finissent peut-être avec une cervelle d’oiseau. Eh ben! Moi, je veux pas »
Est-ce une faute?