
Le 38e Festival du nouveau cinéma de Montréal a été lancé hier soir avec la présentation de Les dames en bleu, un document de Claude Demers portant sur des admiratrices de Michel Louvain.
Pour les festivaliers, le FNC commence aujourd’hui. Ma suggestion du jour: Fausta – La teta asustada, un très beau film, lauréat de l’Ours d’or du Festival de Berlin l’hiver dernier. J’avais eu la chance d’être sur place au moment du dévoilement du palmarès. Le choix du jury, présidé par l’actrice Tilda Swinton, avait été fort bien accueilli.
Pour le reste, je ne suis malheureusement pas en mesure de vous faire de suggestions, n’ayant pas eu l’occasion de voir aucun des autres films présentés aujourd’hui. Je note Nuages sur la ville de Simon Galiero. Taqwacore: La naissance de l’islam punk aussi.
Du côté des médias, je ne vous cacherai pas que la couverture du FNC constitue toujours un dilemme. D’abord, il a lieu dans l’une des périodes les plus achalandées de l’année du côté des sorties de films. Ensuite, la plupart des longs métrages présentés au FNC ont déjà un contrat de distribution en main. Ce qui veut dire que plusieurs distributeurs tiennent mordicus à ce que les articles – y compris les critiques – soient publiés au moment de la sortie du film en salle. Pas toujours évident de jongler avec tout ça…
Comme il est d’usage pendant les festivals, ce blogue sera ouvert à tous ceux qui souhaitent partager leurs découvertes et leurs observations. Bon festival.























vanbasten
8 octobre 2009
15h58
Ça bien mal commencé pour l’auteur de ces lignes, mon premier visionnement, celui de 13 heures au cinéma du Parc a commencé avec plus d’une vingtaine de minutes de retard.
Et ensuite, j’ai appris que le film Guts qui était mon visionnement suivant avait été annulé.
Espérons que ce n’est pas un signe des jours à suivre.
Je verrai Fausta plus tard dans le cadre du festival.
Horror
8 octobre 2009
18h03
Demain je vais voir Survival, le dernier de George Romero. Ça risque d’être plutôt bien de rencontrer ce maître de l’horreur
philchab
8 octobre 2009
18h20
Moi et mes amis sommes très intéressés par les films d’animation du festival tel que Mary and Max, In the Attic et Musashi. Je ne suis jamais été au FNC. Je fréquente habituellement le festival Fantasia. Est-ce qu’il faut se prendre d’avance pour les billets? Comment on sait s’ils sont sold out?
emayano
8 octobre 2009
23h41
J’ai été fort déçu par Nuages sur la ville duquel j’espérais beaucoup. Le réalisateur semblait visiblement avoir beaucoup de difficulté à rester focusser et ratissait large sans vraiment traiter efficacement son sujet. Les nombreuses références/hommages à des cinéastes et des films antérieurs dans sa façon d’aborder le sujet à souligné davantage son manque de créativité de mon côté.
vanbasten
9 octobre 2009
08h55
N”ayant pas d’attentes particulières, j’ai été moins déçu que vous mais j’ai à peu près eu la même sensation que vous, à force de prendre de trop grosses bouchées, le sujet s’est un peu étouffé.
Plus réussi, fut le documentaire Taqwacore, au sujet de la démarche d’un auteur converti à l’Islam qui tente d’intégrer sa réalité à sa religion.
Pas trenscendant comme traitement mais fort sympathique.
ventdest
9 octobre 2009
19h32
Bien au contraire ce film est tout a fait brillant et jouissif. Si on porte réellement attention au film il est d’une grande richesse. Une maitrise hors du commun pour un premier long-métrage et un goût du risque étonnant. Galiero prend à revers tous les jeunes cinéastes actuels… Au lieu de tomber dans un intimisme calculateur et sans ambition ou encore dans un narcissisme consensuel, il est l’un des rares depuis très longtemps à essayer de porter un réel regard sur les gens et le monde dans lequel nous vivons. Le tout en subtilité, sans jugement, avec un humour délectable. Le bonhomme a fait ça avec des bouchées de pain et la qualité de réalisation est impressionante. À voir absolument pour découvrir un de nos futurs grands cinéastes.
Les éloges affluent d’ailleurs dans ce sens depuis hier dans plusieurs articles, dont ceux du Devoir et de 24 Images:
http://www.ledevoir.com/2009/10/08/270683.html
http://revue24images.com/kiosque.php?type=extraits&edition=144#977
vanbasten
10 octobre 2009
09h58
Vu La terre de la folie, Ma foi le penchant sombre de La vie moderne, plutôt rigolo bien qu’anecdotique.
The time that remains; Le hype à son sujet était justifié, de magnifique touche Tatiesque colorent brillament ce récit dramatique.
Thje Red Chapel Pour utiliser le slogan du magazine Croc, C’est parce qu’on rit que c’est drôle. Y’a pas à dire les Danois ont un sens de la provoc assez particulier.
Ah oui, l’ambiance au EX-Centris qui était jadis le point d’ancrage du festival est assez lugubre cette année,
Autre curiosité à la Cinémathèque lorsqu’on déchire nos billets, ils gardent le billets et nou redonnent le petit bout. Pas trop compris le pourquoi du quoi.
55plus
11 octobre 2009
23h28
Je me fiche des Berlinales!
.On dirait que nos critiques d’ici, épatés de ce qui se fait ailleurs, ne peuvent se faire une idée sur un film avant que quelqu’un d’autre l’ait fait. Serait-ce ce vieux relent de colonisé qui tient pour paroles d’évangile les propos d’un peuple étranger comme les Allemands, qui ne pouvaient que donner un prix au moche “La teta asustada”, qui serait mieux traduite à mon sens par “Les seins de la douleur” que par “Le sein effrayé” comme l’ont fait quelques gens du cinéma à Montréal, nous annonçant comme d’habitude tout croche un film sirupeux
Dans cette représentation, les figurants paraissent mieux que les acteurs. J’en ai vu un seul durant les 90 minutes qu’elle dure, (il semble que malgré leur pauvreté, fait ressortir l’auteure, les Péruviens ont toujours envie de danser et de chanter, de se marier et d’avoir des enfants) qui avait l’étoffe d’un Don Juan, que Claudia Llosa nous a montré le temps d’un moment seulement, comme si la beauté plastique ne l’effleurait plus, pour nous faire oublier la laideur intrinsèque à tout être humain non évolué.
Le généraliste qui reçoit la petite Fausta, vedette du film, dit à son oncle venu avec elle le visiter qu’elle souffre d’un mal étrange – elle a une pomme de terre dans le vagin Selon sa grand-mère fraîchement morte, qui avait été violée du temps des abominations de Fujimori, certaines filles se préservaient du viol en s’introduisant dans les lèvres inférieures une patate pour repousser les mécréants.
C’est sur cette idée ingénue que ce poireau a été bâti, sur des arrière-plans perpétuels, désespérés, de bidonvilles, alors que les quelques riches s’y trouvant, s’entourent de clôtures contre les malfrats qu’ils ont eux-mêmes élevés à cet état de souffrance indigne de qui peut encore s’y appeler être humain. Même les chiens y sont vicieux, reniflant sans cesse les dessous de leurs maîtresses. C’est tout juste si un dompteur ne les habitue pas à marquer leur territoire d’un lever de patte.
Il me semble que la réalisatrice a voulu prendre les choses en main en ce qui a trait à elle-même, puisque tout au long elle fait dire à différents comédiens: Avez-vous de l’argent? Comment ça va me coûter?… l’argent semblant les inquiéter en permanence. Ce peuple des Andes, courageux malgré les apparences, on le voit régulièrement monter les 200 marches de bois et plus, rappelant celle de la rue Peel à la montagne, pour aller célébrer un autre mariage aux familles nombreuses de part et d’autre, le pays étant fort montagneux, de bas en haut.
Le seul personnage crédible de toute la présentation est le jardinier Noé qui protège la jeune fille apeurée si seule, vivant dans l’angoisse permanente d’être agressée sexuellement, qui saigne régulièrement à cause des tubercules qui poussent dans son intérieur. Un spectacle qui m’a fait curieusement penser à notre navet québécois “Un crabe dans la tête”, aussi invraisemblable.
Avant la représentation, Louis Dussault, le distributeur, remerciait Voir d’avoir donné 50 billets pour permettre à autant de lecteurs du magazine culturel montréalais de se prélasser à l’Ex Centris, devenu le Cinéma Parallèle, où Daniel Langlois , pour la 3e séance en tout cas du jeudi 8 octobre 2009, à 17H15, nous a fait poireauter 20 minutes à l’extérieur. Ça promet pour l’hiver quand il fera -20 C.
Le film repasse à la fin du mois; si vous ne pouvez prendre un repos chez vous, je vous conseille d’y aller, vous dormirez sûrement . En ce qui me concerne, j’avais pris deux heures de sieste à domicile avant d’aller voir ce tubercule de la metteure en scène péruvienne, qui nous disait Dussault, allait accoucher. Je la vois mieux en mère qu’en cinéaste.
Contrairement aux avis officiels encore une fois surévalués, je donne une étoile à ce film pour nul.
Les sous-titres en français sont toujours aussi déplaisants . Le cinéma n’est pourtant pas affaire d’écrit mais d’image.
Il se termine sur d’immenses océans de sable face à la mer, avec le corps de la vieille que la pauvreté de l’oncle de Fausta n’avait pu faire enterrer.
Allez-y comprendre quelque chose! C’est tellement ridicule que c’en est criant.
Et quand on voit l’oncle qui garde la jeune fille, tenter de la dominer avec son corps, on en revient de ces cultures machistes qui salissent nos écrans de fumée à la rectitude politique.
Même son employeure d’un mois, une pianiste de renom, parce que sa jeune servante avait voulu se mêler de sa conversation à bord de la limousine qui les ramenait, ne fait pas le poids du haut de son snobisme de mauvais aloi, en la faisant déposer par son chauffeur, isolée, sachant pourtant qu’elle était effrayée laissée à elle-même, sans accompagnateur, un peu comme ces officiels qui me lisant diraient un tas d’insanités contre moi parce que j’ose les contredire dans leur diagnostic éculé d’un scénario quelconque.
Dire qu’à la fin, j’ai entendu ma voisine derrière dire à son ami: C’était bon…“ Façon de faire très féminine pour préparer son “chum” à l’amener au restaurant après l’y avoir préparé mentalement.
Dans ce précipice cinématographique , la pomme de terre devrait s’appeler pomme de route. Cette fois, il ne s’agit pas d’un navet mais d’une “pataque”. C’est du pareil au même.
Un film indécent par ses sous-entendus voilés à la sauce espagnole , en langage quichua pour faire oublier la philosophie hispanique cachée derrière. Typiquement latin, presque chinois.
C’est à espérer que les dirigeants de cette entité sud-américaine maintiendront la gauche assez longtemps au pouvoir pour redresser la situation de misère alarmante qu’a voulue aussi peut-être décriée, sans mots dire, l’image valant toujours mille mots, Claudia Llosa.
Mais dans l’ensemble, je me suis cru à l’empire romain “du pain et des jeux”. Plus ça change, plus c’est pareil. Et le phénomène me semble universel hélas!
vanbasten
11 octobre 2009
23h51
Bon bien , j’ai finalement eu mon film choc du festival, allez-voir Canine demain à 13 heures. Mettant en vedetee un curieux père de famille, en dire plus eliminerait l’effet de surprise.
Marc-André Lussier
12 octobre 2009
00h43
@ 55 plus
Contrairement à ce que vous affirmez, ce ne sont pas les «Allemands» qui ont attribué l’Ours d’or à La teta asustada, mais bien un jury international présidé par une actrice écossaise (Tilda Swinton). Sur les sept membres du jury, un seul était Allemand (le cinéaste Christoph Schligensief).
J’ai par ailleurs supprimé dans votre long commentaire quelques épithètes désobligeants.
Lien
vanbasten
12 octobre 2009
23h53
Contrairement à 55 plus, j’ai été ravi de ce film poétique qu’est Fausta. Dans les autres bons coups de la journée soulignons la fresque familiale Still Walking qui fait un excellent complément à la Famille Wolberg que je recommande chaudement ,du reste.
Me suis bien marré avec Double Take qui à l’aide d’archives raconte l’histoire d’Alfred Hitchcock qui en 1962 rencontre le Hitchcock de 1980 et cela en parralèle avec la guerre froide. Rajoutez à cela un type qui a gagné sa vie comme sosie de Sir Alfred et des pubs de café au goût disons particulier et vous avez un film fort divertissant
Marc-André Lussier
28 octobre 2009
10h29
@ 55 plus
J’ai lu sur un autre blogue vos récriminations à mon égard à l’effet qu’en bon «gescasien» que je suis, j’ai dû retirer certains passages de votre commentaire. En effet. Sachez que chaque journaliste est responsable de son blogue. En conséquence, je retire tout propos diffamatoire, ou qualificatif désobligeant sur une tierce personne, Daniel Langlois dans ce cas-ci, qui n’ajoute strictement rien au propos. Le journalisme – vous vous réclamez du journalisme citoyen – comporte quand même une éthique élémentaire. Vous pourrez écrire tout ce que vous voudrez si vous lancez un jour votre propre blogue, et vous serez alors tenu responsable des propos que vous mettrez en ligne. En attendant, il est de mon devoir de m’assurer que les propos publiés sur le mien respectent les limites de la décence.