Elliott Gould a atteint vendredi l’âge vénérable de 70 ans. L’acteur le plus cool des années 1970, celui qui devait devenir une star majeure, se limite aujourd’hui à des rôles secondaires. Il est surtout connu par les temps qui courent en tant que Reuben dans la série des Ocean’s.
Plusieurs théories tentent d’expliquer le déclin d’un acteur aussi prometteur. Il y a eu cette série de flops à la fin des années 1970; certains réalisateurs, dont Ingmar Bergman, le considéraient «difficile»; son image désinvolte n’était plus en vogue à la fin de l’ère hippie, etc.
Quoiqu’il en soit, Gould restera toujours une figure de choix pour les cinéphiles. On pense surtout à sa collaboration avec Robert Altman, qui a su tirer le meilleur de son talent. Il est mémorable dans MASH (1970), California Split (1974) et surtout dans The Long Goodbye (1973), ce film noir postmoderne par excellence, où il réinterprète avec un plaisir malin le personnage de Philippe Marlowe immortalisé par Humphrey Bogart et Robert Mitchum. Gould y incarne un détective privé mou et gaffeur mais étonnamment compétent. Peut-être s’agit-il là de l’anti-héros le plus attachant du cinéma.
La bande annonce de The Long Goodbye :
***
> Doing the California Split : un essai de Jonathan Rosenbaum
> L’analyse de The Long Goodbye par Roger Ebert























marsguo
29 août 2008
16h06
Il était également de la partie dans Capricorn One, un film très intéressant à sa façon, dans un rôle quasi-secondaire. Sujet qui mériterait peut-être une mise à jour, au fait!
teddybear
30 août 2008
06h34
The long goodbye, très bon film, j’avais Gould dans un film canadien avec Christopher Plummer et la belle Céline Lomez, une histoire de commis de bganque qui s’empare du butin des voleurs, je l’avais vu aussi dans un film érotique a TQS a Bleue nuit,un film européen, me suis toujours demander comment y’avait pu tomber aussi bas ??..un peu comme Jan Michael Vincent qui était la star montante dans les années 70 pis qui est disparut de la mappe.
alambert
30 août 2008
10h32
Le Trapper John original, inoubliable notamment dans cette scène avec le pot d’olives… Un classique!!
Teddybear, je me rappelle de ce film dont tu parles, The Silent Partner, qui comptait également dans sa distribution le regretté John Candy, à l’époque où la carrière de ce dernier prenait tranquillement son essor grâce à la série canadienne SCTV. « The rest is history »…