Avant de vous parler de Seashore dont le logo apparaît ici à gauche, je dois d’abord établir un constat. En effet, quand vient le temps de dessiner de petits mickeys à main levée, avec une souris, pour le simple plaisir de le faire, la référence de base, celle que tout le monde utilise sans jamais l’admettre, est Paint, un petit logiciel Microsoft fourni avec Windows depuis les années 80. Idem quand on veut fait une simple retouche à un document graphique, photo ou autre. Ouvrir Paint est plus simple que de démarrer PhotoShop ou, pire encore, PhotoShop Elements.
À l’époque, Paint n’était qu’un des innombrables rejetons du vieux MacPaint (prise d’écran ici à droite), le programme de dessin en mode bitmap (par opposition à mode vectoriel) de Bill Atkinson. Popularisé par le Macintosh d’Apple dès janvier 1984, MacPaint, était la suite de SketchPad, un programme merveilleusement écrit en Pascal et en Assembleur qu’Atkinson avait conçu pour le Lisa (l’ancêtre du Mac) l’année précédente. Hélas, avec l’évolution du MacOS, MacPaint, résolument monochrome, ainsi que plusieurs autres produits géniaux (p. ex. MacWrite, un traitement de texte, ou MacDraw, un logiciel de dessin vectoriel) disparurent.
Les utilisateurs de Mac continuèrent d’assouvir leur fringale créatrice avec des logiciels plus élaborées tels PixelPaint ou SuperPaint, des produits que personne n’achetait mais que tout le monde … utilisait. Et les années passèrent, laissant le Mac fossiliser davantage le mode bitmap qu’il enterra finalement avec AppleWorks. Tant et si bien qu’aujourd’hui, seul Windows et certaines saveurs de Linux fournissent d’entrée de jeu, un logiciel de dessins en mode bitmap. Et, croyez-moi, Steve Jobs, Le P.D.G. d’Apple, ne lancera sûrement pas un iPaint dans sa prochaine collection iLife.
Pour contrer cet étrange problème, plusieurs utilisateurs de Mac font comme moi et vont fouiner dans la masse de gratuiciel disponible pour le MacOS X. Ce faisant, ils tombent invariablement, ces temps-ci, sur Seashore, la très très stable version beta d’un logiciel Mac (Intel ou PowerPC) avec l’API Cocoa, un superbe gratuiciel qui découle du GNU Image Manipulation Program (GIMP) et qui bénéficie d’une licence GNU, ce qui en fait un logiciel libre.
S’il travaille essentiellement en format XCF particulier au GIMP, Seashore comprend également des formats plus connus tels TIFF, PNG, GIF, JPEG, BMP et PDF.
Il supporte le principe des couches (layers), l’édition Alpha-channel, les textures, les gradients et l’anti-aliasing (pardonnez mon techno-sabir franglais). En plus de nous laisser nous épivarder à main levée (mode bitmap), il excelle en mode vectoriel. En ce sens, il me rappelle l’ancien SuperPaint.
Allez l’essayer. Vous conviendrez que malgré ses très nombreuses fonctions (pas autant, pour l’instant, que sur le GIMP original …), il est généralement (je pèse ce mot…) simple et intuitif à utiliser, tout en étant vif et rapide.
J’ai bien aimé ce produit comme en témoigne la tronche de mon bonhomme ci-contre.
C’est probablement ce qui a incité ma gamine à vouloir en faire autant et, depuis, je ne peux plus la décoller du gros Mac de mon bureau.
Snif snif !






















