La semaine dernière, je me tapais un pénible “chemin de croix” en essayant la panoplie logicielle Internet Security Suite Plus 2008 de CA. Aujourd’hui, je réédite l’expérience cette fois avec Norton Internet Security 2008, un des logiciels phares de la californienne Symantec. Si le produit de CA m’avait engorgé et ralenti le système, disons que celui de Norton n’a rien fait pour me réconcilier avec l’industrie. Au contraire, il m’a passablement englué Vista et l’a rendu plus pénible à utiliser qu’à l’ordinaire. C’est bien dommage puisque son module antivirus obtient un des meilleurs scores chez AV-Test.org, sa moyenne de détection étant remarquable.
Ce qui signifie qu’après s’être départi de cette mauvaise image en 2006 et, surtout, en 2007, Symantec revient à ses premières erreurs avec sa version 2008. Pourtant, à comparer avec la panoplie de CA, il y a moins de fichiers installés dans les services actifs et les ressources de démarrage (voir les deux prises d’écran ci-après). Et, côté installation, il n’a fallu que 15 minutes, soit deux fois moins de temps que l’autre (soit dit en passant, l’antivirus que j’utilise, NOD32, nécessite moins d’une minute pour arriver au même résultat).
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Malheureusement, ce qui a été installé est lourd. Si vous regardez l’image à la droite du paragraphe suivant, vous remarquez, juste en bas du gadget Norton (il s’ajoute tout seul dans la barre de gadgets de Vista), les deux tachymètres qui indiquent le pourcentage d’utilisation des ressources du processeur (celui de gauche) et de la RAM (celui de droite).
Or, c’est une prise d’écran faite après un interminable redémarrage alors qu’il n’y avait aucune application d’ouverte, hormis Norton et tout le Saint-Frusquin dont a besoin Vista. Typiquement, la RAM gardera ce plancher de 40 ou 45 % tout au long de la session, tandis que l’autre cadran, lui, finira, après un certain temps, par se stabiliser dans les environs de 05 % à 10 % avec des pointes dans les 60 %. Ouf !
Observez les détails apparaissant sur la première prise d’écran qui suit. Elle témoigne d’un scan en profondeur, une opération qui a été aussi longue que celle effectuée vendredi avec le kit de CA (plus d’une heure pour un disque de 320 Go plein à 33 %) alors qu’aucune autre application n’était ouverte. Le CPU est utilisé à 11 % et la RAM, à 79 %. Pire, scrutez attentivement la seconde. Elle a été faite pendant un “LiveUpdate”, un processus qui est maintenant intégré au produit (belle consolation puisqu’il faut quand même redémarrer le système pour que les nouveautés entrent en fonction). Lourd lourd !
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Côté interface, on peut dire qu’une chatte y perdrait ses petits. Il faut vraiment prendre le temps de cliquer partout afin de découvrir toutes les possibilités du logiciel. Comme intégration mal ficelée, on ne peut faire mieux. Par exemple, on accède au service anti-hameçonnage en ouvrant son fureteur. Dès lors, Norton nous demande de remplacer celui qui est en fonction (ne l’ayant pas testé, je ne suis pas en mesure de vous en dire du bien ou du mal). Une fois le fureteur déployé, on remarque une nouvelle barre d’outils nous indiquant que la protection anti-hameçonnage est en place et nous offrant deux petites fonctions déjà offertes par les fureteurs et par Windows (prises d’écran ci-après).
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L’une d’elle “Identity Safe”, un “identifiant de connexion automatique” qui mémorise nos noms, mots de passe, etc., est hélas réputé dangereuse. Effectivement, un journaliste de ZDNet a désactivé l’anti-hameçonnage pour se rendre sur un site bancaire frauduleux. C’est alors qu’il a constaté qu’Identity Safe se disait néanmoins prête à tout fournir les infos dont elle était garante. Symantec a été obligé de reconnaître cette “possibilité”.
Autre désavantage, Norton Internet Security 2008 ne fonctionne qu’avec Windows XP et Vista, alors que les autres, p. ex. Kaspersky et McAfee, sont à l’aise avec Windows 2000. Comme le produit se vend autour de 70 $ pour trois licences, il est probable que des gens aient encore à la maison (voire dans leur petite entreprise) un PC sous Win2000. Auquel cas, ils ne pourront le protéger avec Norton.
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Bon j’arrête ! À ce stade-ci, vous avez sûrement compris que ce produit n’était pas la trouvaille du siècle. Du mois, à ce que j’en pense. Si je m’acharne, certains d’entre vous vont encore une fois me traiter de “négatif” !
Et vous savez quoi ? Je vais, de ce pas, me taper une petite restauration de système tel qu’il était avant que je n’installe Norton Internet Security 2008. Désolé Monsieur Symantec !





























